UN MAGAZINE CHIC,CHOC ET CHARME

Un magazine jamais vendu en kiosque,uniquement lu sur le net pour et par les écrivains et tous les artistes aimant l'art du bien vivre et qui veulent lire en musique.
Chic,choc et charme



mardi 19 mars 2024

Le site redémarre après un an de sommeil Le bateau blanc

Pour l'embarquement sur le Bateau blanc dans le cadre de l’émission Tranche de livre » sur Radio Arverne en compagnie de Xavier Bouvet 📻🎧 aujourd’hui à 12h30 sur https://radioarverne.com/radio-en-direct/ et/ou sur Radio Arverne 100.2 DAB+. Un regard rétrospectif sur l'histoire d'un état balte. Les critiques du livre de Xavier Bouvet Le bateau blanc sont unanimes.. « Avec son premier roman, Le bateau blanc, récit de cinq jours cruciaux dans l’histoire de l’Estonie, Xavier Bouvet nous immerge dans un moment où tout peut basculer. Un premier roman français absolument passionnant. » Olivier Mony – Livres Hebdo. « Quelle histoire ! Une très belle découverte. » Isabelle Couriol – Librairie de Paris (Saint Etienne). « En un mot, remarquable. Difficile de croire à un premier roman tant l'harmonie entre récit de l'Histoire et histoires personnelles semble naturelle. A tel point qu'on ne se pose pas la question de la fiction. » Virginie – Librairie l’Autre Monde (Metz). « Xavier Bouvet a conçu un roman historique, captivant, glaçant. Un premier roman parfaitement maîtrisé et passionnant. ». Librairie Lucioles (Vienne) #radioarverne #lebruitdumonde #xavierbouvet

dimanche 11 septembre 2022

Le 11 septembre 1973 fatal au Chili

La tragédie du 11 septembre 2001 en a caché une autre qui s’est déroulée un 11 septembre.Il s’agit de celle qui évoque le coup d’Etat du 11´septembre en Amérique Latine ,laquelle a eu lieu au Chili "Les enfants cachés de Pinochet"'par Maurice Leliine ex-rédacteur en chef du Monde Diplomatique Ce livre me ramène à Pinochet et ses liens curieux que. L'Auvergne ...je parlerai de parenté cachée ..nous sommes dans le factuel et non dans l'apologie . Nous avons pu voir le vrai visage d’Allende et de sa cliqué attardons-nous sur la biographie d’El Salvador. Né le 25 novembre 1915 à Valpaseiro d’un père agent d’assurances, le général Pinochet est d’origine française. Sa famille a émigré de Saint-Malo, Don Guillermo Pinochet devenu marchand de drap à Conception et épousant Ursula de la Vega y Montero, une jeune fille de la petite noblesse. Son oncle, Norbert Pinochet, était un rude auvergnat de Montaigut-en-Combraille (Puy-de-Dôme) qui eut son heure de gloire le 29 juin 1912. Militant de l’Action Française, il fit libérer un camarade de parti, Gabriel de Baleine, en imitant la voix de Poincaré. Baleine avait été condamné à 15 mois de prison en 1911 pour « outrages au président de la 9e Chambre » lors du procès de Lucien Lacour (condamné à trois ans de prison le 29 mars 1911 pour avoir calotté Aristide Briand). Aîné d’une famille de 6 enfants, Augusto Pinochet entra à l’Académie Militaire à 18 ans. Lieutenant en 1936, il devient attaché militaire à Washington en 1956, général de brigade en 1969 puis général de division en 1970. En 1971, alors que Pinochet était encore F\, Allende le nomma à la tête de la 2e armée puis, après la tentative de révolution nationaliste écrasée en juin car non-soutenue par les Etats-Unis, le général Pinochet fut nommé par El Porco comme commandant en chef de l’armée cet homme réputé pour sa rigueur et son légalisme. Ainsi commença l'épopée sanglante du Chili Un livre de Laurence Biava prolonge cette épopée sanglante.Les exilés de la dictature aux éditions Le Lys Bleu provoque un retour sur une période douloureuse de l’histoire du Chili Sud de la France, début des années 2000. Sébastian, Augusto Sandoval-Salinas, retrouve liberté et identité civile au sortir du monastère, alors qu’il quitte l’habit après seize ans d’une vie religieuse engagée lors d’une crise politique très sévère qui a marqué son pays d’origine : le Chili. Sébastian se nomme aussi Pablo, ou Luco, enfin, il ne sait plus. Son identité troublée l’emprisonne jusqu’au plus profond de son âme, ses troubles du sommeil persistent, un mal-être général le domine totalement. Ce n’est que lorsqu’il réussira à se faire embaucher par une maison d’édition et qu’il rencontrera la communauté chilienne par l’intermédiaire d’une troupe de théâtre engagé envers des causes humanistes qu’il commencera à percevoir, grâce à Laura sa compagne, de réelles dissonances entre sa position de soi-disant expatrié, et les ressortissants latino-américains en exil déclaré qu’il croise çà et là. Le hiatus est puissant : « je ne suis pas ce que je crois être », dit Sébastian. Et c’est tout le sens de son existence, de ses identités multiples, de ses lieux de vie qui sont interrogés, remis en cause. Autrefois, au Chili, il avait vaguement entendu parler « d’activistes » qui menaçaient le gouvernement établi. Lui qui avait vécu dans un milieu fortement marqué par l’influence de l’Armée et de L’Église, il était bien loin de s’imaginer que, derrière ce mot, se dissimulaient torture, mort, disparition ou exil pour ces femmes et ces hommes qui refusaient la situation inique qui leur était faite. Grâce à l’Association des chiliens en exil, convaincu d’avoir été enlevé à sa famille pendant le coup d’état militaire, disposant seulement d’un certificat de naissance émis rétroactivement par l’administration Pinochet, Sebastian, Pablo, Elias, suit les traces que sa mémoire veut bien lui restituer et remonte à la source de ses origines. Il effectuera le voyage retour de sa vie en retrouvant, dans les quartiers Sud de Santiago du Chili, quelques membres de sa famille désertée. Tout commença un 11 septembre...en 1973

Pia PETERSEN sur Radio Arverne lundi 12 septembre à 12h30 La vengeance des perroquets aux Editions Les arènes

A Los Angeles, un professeur de Stanford disparaît. Passionné par l'éthique numérique, il travaille sur les algorithmes et le secret de leurs boîtes noires, les fichiers sources. Bloquée à Paris par la fermeture des frontières, une artiste alerte l'opinion publique. En collant une série de pochoirs sur les murs de la ville, elle déjoue la censure, transgresse le totalitarisme sanitaire, dénonce les fake news. Les bad boys de l'art s'en emparent, les réseaux sociaux s'enflamment : des vidéos, des photos de ses oeuvres éphémères font le tour du monde. L'attention des médias se braque sur l'homme qui inspire la street artiste et attise sa colère : Palantir, magnat du numérique et roi de la Silicon Valley. Sur Radio Arverne 100.2 ou/et www.radioarverne.com

lundi 12 avril 2021

La messe allemande de François Eurly

Quant un general professeur de médecine ayant dirigé le Val-de-Grâce nous immerge dans un roman ou l´humain sort vainqueur de la guerre
Immersion dans un camp de prisonniers durant la Seconde Guerre mondiale. Prisonnier dans un oflag allemand en 1940, Joseph, un officier français, est amené à dire la messe à ses compatriotes. D’évidence, cette charge d’aumônier l’interroge et le bouleverse. Ce trouble affecte les relations qu’il noue avec ses compagnons : Paul, le curé breton qu’il remplace, Henri l’instituteur, Abel le militaire de carrière… Qui est véritablement Joseph ? Pourquoi voue-t-il à Werner, l’officier allemand, une si grande reconnaissance ? Ce huis clos au cœur d’un conflit mondial met au jour le rapport intime de chacun à la spiritualité et exacerbe les tensions entre les hommes. Comment rester soi-même quand l’histoire nous commande de survivre ? Entre affabulation et vérité, ce roman de la mémoire explore de manière obsédante les doutes des existences et la fidélité des âmes.

jeudi 23 mai 2013

UNE HISTOIRE A TENIR DEBOUT de Régine Salvat


Chroniquer un livre ce n’est pas de l’obstétrique…on n’est pas toujours obligé d’assister à sa naissance, parfois on le découvre au hasard des rencontres…..ou bien le livre est comme un enfant il a des retards de croissance liés à des facteurs exogènes.
Tenez !!Ce qui me décide à choisir un livre sa couverture, son titre qui en dit long, trop, ou pas assez….
A la lecture du livre de Régine Salvat, ces principes volent en éclat……la couverture masque un torrent d’amour et de générosité.
Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi, un invincible été. Camus
Régine est l’été dans ce monde apathique et replié sur lui-même, elle est la mère de Rémy.
Qui est Rémy ?? son fils, il s’est suicidé non pas pour revendiquer, non pas pour se faire plaindre mais pour poser une croix si lourde malgré l’aide de sa maman.
Monsieur le Président ma fin de vie de vous intéresse ?? une question à priori effrayante posée à Monsieur Sarkozy, premier magistrat du pays.
Dans Cette histoire à tenir debout j’ai vu tout le contraire de ce que la couverture annonçait preuve s’il en est qu’il faut tout de même ouvrir le livre.
D’abord rongé par le remords d’avoir lu ce livre plus d’un an après sa sortie, je me suis mis en tête de résorber ce débat intérieur et aujourd’hui je suis fier de participer à la deuxième naissance de cet opus. Plus qu’un livre c’est une histoire de vie….
Le hasard a voulu que Rémy soit atteint d’une maladie mitochondriale. Le hasard encore a voulu que les maladies rares, héréditaires et évolutives soient justement l’objet d’étude de sa mère. Elle est donc la première à percevoir les failles infimes de son fils. Pourtant les médecins, eux, refusent d’y croire. Dans un corps à corps entre la folie qui guette et la raison qu’il faut garder, cherchant à abattre ce monstre qui assaille son fils, Régine Salvat traverse la France, hante les couloirs d’hôpitaux dont elle essaie d’enfoncer les portes… Mais les plus difficiles à ouvrir sont celles que Rémy a fermées. Celles qui verrouillent son labyrinthe mental, son « monde de Rémy », celles qui pourraient expliquer : J’ai bien réfléchi. Je dois partir.
Rémy aimait l’aïkido, le parachutisme, la philosophie, et Laëtitia.
Le hasard a voulu que je me trouve en contact avec cette femme, cette mère courage qui porte un regard assez dur sur la médecine et sur son environnement légal. La douleur s’exorcise par l’écriture et quelle belle écriture, je suis bluffé par le style de cette biologiste médicale de formation.

"Dans un corps à corps entre la folie qui guette et la raison qu'il faut garder, cherchant à abattre ce monstre qui assaille son fils, Régine Salvat traverse la France, hante les couloirs d'hôpitaux dont elle essaie d'enfoncer les portes... (Journal du dimanche)"
Régine et Rémy ont parlé pour les malades en exprimant, en verbalisant les émotions profondes de ceux qui ne s’expriment pas. Loin d’être un livre qui nous fait peur, il est un chant d’amour qui m’arrache des larmes en le lisant et en écrivant ces lignes ce soir….l’écran de mon ordi devient flou chère madame ….votre courage, votre humilité, votre détermination et vos souffrances m’ont donné un grand message d’espoir en m’amour de la vie et surtout le sens à lui donner…..

"On ne maîtrise malheureusement pas tout et comme dit Régine à Rémy.. « Nos sens captent ce qui n’est plus…quantités de mystères doivent nous échapper… D'accord, nos sens sont limités. Ils ne captent qu’une part de tout ce qui est….on a du boulot devant nous ! Et des idées à faire circuler, une vraie révolution "

Cette phrase que je mets volontiers hors du contexte du livre m’a permis de dépasser toutes les angoisses et incertitudes, elle m’a guidé tout au long de la lecture
L’expérience des autres ne servirait elle à rien ?? Surtout pas !!!elle modifie le regard porté sur ceux-ci et le mien ne sera plus jamais comme avant Parler d’un ouvrage, parler de l’auteur voir lui parler, la forme de la critique en prend un sacré coup mais ne faut il pas bouleverser les conventions pour mieux se libérer des préjugés sur l’euthanasie …..pour que des hommes et femmes comme Rémy n’en soient plus réduits au suicide….Régine ce fut votre combat, c’est encore votre combat.Merci
Un livre à lire et qui n’entraîne aucun dommage sur l’état de notre moral plombé par une météo capricieuse.
Je suis fier d’avoir lu ce livre.

Henri Delorme©Le MagChic Mai 2013

Broché: 299 pages
Editeur : JC Lattès (9 février 2011)
Langue : Français
ISBN-10: 2709636255
ISBN-13: 978-2709636254

mardi 14 mai 2013

SECRETS DE FEMMES de Nathalie Cougny



Le MagChic sort inhabituellement de son rôle de chroniqueur pour soutenir ouvertement ce livre et lui apporter un soutien inconditionnel.
Que nos lecteurs se rassurent..la forme et le fond y sont ...ils ne ressortiront pas indemne de cette lecture



Secrets de femmes un livre qui vous saute à la figure comme une grenade !!!!

Cet opus a connu plusieurs directions avant de parvenir à « Secrets de femmes ». Deux ans de recherches et d’écriture ont été nécessaires pour arriver à un ouvrage relativement complet accessible
Il retrace aussi l’histoire du droit des femmes et apporte de nombreux éléments liés aux violences, et part d’une histoire personnelle, comme c’est souvent le cas(interview de Nathalie Cougny)

Quatre femmes, Aurore, Nour, Valérie et Agathe quatre destins brisés par des hommes, à travers leur témoignage bouleversant confient leurs secrets de femmes.
Quatre histoires vraies de femmes : Aurore « Otage » d’un homme pendant 17 ans, sans le savoir ! Cet homme dont elle découvre un soir de ST Valentin à la fois sa double vie et son orientation sexuelle, comment assume t-elle les conséquences de cette homosexualité cachée qui a dévasté sa vie. Nour, l’algérienne supporte la violence conjugale et les coutumes. Valérie subit le harcèlement moral et Agathe la violence conjugale avec viols.
Ces quatre femmes se sont livrées au plus profond de leur corps et de leur âme, marquées par des hommes qui n’ont pas su, eux-mêmes enfermés dans un « Je ». Des hommes qui n’ont pas eu le courage ou suffisamment de recul pour en sortir et qui ont pris ces femmes en « otage », aux confins de leurs propres souffrances, ou du fait de coutumes ancestrales.

« Il y a dans ce livre un bien étrange carrefour, hommes et femmes vont-ils se rejoindre ou simplement se croiser ? Mais surtout qui sont ces hommes exploiteurs des sentiments féminins que la société ne condamne pas ? Où sont les lois égalitaires « (Denis Benedetti, écrivain et libraire)

Un parcours initiatique hallucinant ! Quatre témoignages de femmes qui ne veulent pas enterrer leur passé avec un gigantesque espoir de se reconstruire, dans un mélange d’amour et de confiance
Bâti sur le terreau de souffrances épouvantables, ce livre m’a immergé en tant qu’homme , dans le labyrinthe monstrueux de ces femmes battues, violées, flouées au plus profond de leur chair.

Témoignage du Dr Sacquet Le médecin, que je suis, en lisant les mots de Nathalie, a revu le visage de toutes ces patientes reçues en consultation, souvent en urgence, victimes de blessures au corps et au coeur. J’aurais aimé lire ce livre avant de les voir, car j’aurais abordé leurs maux d’une autre façon, avec un autre regard, avec d’autres mots. L’ouvrage de Nathalie a une âme qu’aucun cours magistral ne pourra jamais évoquer. Dr Eric Sacquet

J’ai, à la lecture de ce livre, ressenti le Germinal du sexe et de la violence des hommes. Un registre émotionnel rare pour un ouvrage qui sera à coup sur le LIVRE de la FEMME. « Ces quatre témoignages nous font voyager à travers le quotidien monstrueux de femmes battues, violées, blessées par des hommes. Et même si chacune de ces femmes a vécu de manière différente les pires atrocités, elles se rejoignent toutes sur un même point : l’espoir de s’en sortir « Pauline Pioche Chérie FM

Paradoxalement très empathique pour nous les hommes, cet ouvrage doit nous aider à éliminer cette violence qui peut ôter l’intégrité des femmes. En lisant ce livre et surtout en partageant ses grands messages, vous donnerez l’écho à ces femmes, à toute les femmes pour que leurs cris ne perdent pas dans les limbes et les abysses de la violence dominante. Nathalie Cougny, avec empathie et recul livre un ouvrage qui deviendra le bréviaire des femmes de l’avenir, plus qu’un réquisitoire contre les hommes, un plaidoyer pour des hommes meilleurs dans un siècle où la violence contre les femmes tue.

Des statistiques effrayantes justifient et légitime le combat de l’auteur qui a reçu le soutien de nombreuses personnalités dont Richard Berry qui le dit si bien…..Un combat qui nous concerne tous ! -
Une femme sur cinq dans le monde sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie,
- Les femmes représentent 70% des pauvres dans le monde,
- Les Nations Unies estiment que les « féminicides » conduisent à provoquer le manque de 200 millions de filles sur la planète.

Ce livre propose un bref rappel historique qui suit les témoignages. Sans entrer de façon détaillée dans l’Histoire de la femme, mais dans leur histoire intime, celle de leur vie, il propose une ouverture, une vision franche, honnête, ponctuée de cris, ceux du cœur.
Henri Delorme Le MagChic Mai 2013

«Vous allez lire « Secrets de femmes ! », un jour vous vous souviendrez qu’il a participé à humaniser la société, et grâce à vous, parce que vous en aurez propagé le cri.» Denis Benedetti, écrivain, libraire


Titre : Secrets de femmes !
Auteur : Nathalie Cougny
Parution le : 15 mai 2013
Éditeur : Au pays rêvé
Isbn : 978-2-91896-623-4
Ean 13 : 9782918966234
Prix : 20 €
Caractéristiques : 200 pages
Genre : essai, témoignage
Nathalie Cougny
Biographie
Artiste multi facettes et multi talents, Nathalie Cougny est également peintre autodidacte, cotée à Drouot Cotation des Artistes. Née en 1967, elle vit actuellement en région parisienne avec ses quatre enfants. En 1998, elle change d’orientation professionnelle pour se consacrer au bénévolat dans le monde artistique. Elle dirige dès lors une école d’Art et organise de nombreuses expositions d’artistes, notamment pour des projets philanthropiques

lundi 13 mai 2013

INDIGO de Catherine Cusset



La chronique de notre envoyée spéciale,à Arcachon ...par Laurence Duffour

CATHERINE CUSSET vient de recevoir le prix littéraire 2013 de la ville d’ARCACHON,lors de la «Plage aux ecrivains» les 4 et 5 mai 2013, pour son roman INDIGO , paru aux éditions GALLIMARD.
Dans ce livre, CATHERINE CUSSET nous entraîne en INDE avec trois intellectuels et artistes français invités pour un festival culturel dans le KERALA.
Les égos exacerbés de ces personnages seront bien malmenés dans un Orient électrique,sur fond d’attentats à BOMBAY.
Ils devront faire face à leur solitude, leurs déceptions, les désillusions d’une quête sans fin du bonheur rêvé.
Ce qui, à première vue, pourrait sembler léger et surfant sur des clichés rabâches du choc Orient Occident et du dépaysement aux odeurs d’épice et de lascivité, prend avec CATHERINE CUSSET une certaine profondeur grâce à son analyse fine et aiguë des
passions humaines et des tourments de l'âme.
Le voyage est plaisant, sensuel, mais sans doute un peu moins enthousiasmant que d’autres de ses romans, comme le remarquable «Un brillant avenir» à lire ou relire.

Laurence Duffour pour le MagChic

Editions Gallimard
ISBN 2070138380
EAN 978-2070138388

samedi 11 mai 2013

LA LISTE DE MES ENVIES AU CINEMA


"La liste de mes envies", beau succès d'édition de Grégoire Delacourt, est actuellement adapté pour le cinéma sous la direction de Didier Le Pêcheur. Les deux principaux rôle sont tenus par Mathilde Seigner et Marc Lavoine. L'histoire est celle d'une modeste commerçante d'Arras qui gagne une forte somme au loto



Souvenir de notre chronique de 2012




Mon cher Grégoire nous avons lu et adoré le livre quoi de plus normal que cette critique à 4 mains!!!
Lui (en fait moi) Passer par Arras quand on est au bord de la piscine sous le chaud soleil du Lubéron…c’est possible…. Il y a quelques années en allant à Lille j’aurais pu croiser Jocelyne Guerbette.
Ne la cherchez pas sur FB ou Google , pourtant cette mercière à Arras est une femme simple qui se contente de plaisirs simples.J’allais dire une femme normale qui affronte la vieillesse avec des enfants partis du nid.
Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Elle a l’air de bien connaitre les hommes,et elle tient un blog de coutures et broderies mais chez elle, il y a trente ans de bouts de ficelles pour un bateau qui fout le camp.


Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Finalement vous allez croire qu’elle mène une vie étriquée…et bien non..le sort en a décidé autrement,car Jocelyne gagne au loto.Oui !!! Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être. Elle commence à dresser la liste des ses envies qui comme les fruits défendus ont un goût pervers. Jocelyne sait la perfidie des désirs qui nous affligent.

Elle (Kate..mon épouse)
Qui n’a pas fantasmé sur les envies qui se déroulent sous ses yeux comme un banquet sur une grande nappe blanche. Des étoiles dans les yeux avec une grande lucidité sur les mecs et leur veulerie et notre supériorité plus évidente qu’on ne le croit. Une looseuse ??non une bosseuse,une femme qui agit tout en portant les mecs à bout de bras,faisant souvent office de coach ! Cette Jocelyne je la sentais bien mais elle m’a agacé en n’allant pas chercher l’argent du gain tout de suite Et puis il fallait le trouver ce gros naze de Jocelyn (une chance sur des millions qu'une Jocelyne épouse un Jocelyn!), travaille à Häägen-Dazs, rêve d' un écran plat et de l'intégrale de James Bond avec des rêves de gros beauf Dis moi chéri dis je à lui quelle liste ferais tu de tes enviesEn tout cas il est fort l'auteur et gonflé de se mettre dans la peau d'une femme réussie..je connaissais seulement jusqu'à présent les garçons manqués!

Lui (moi en fait) j’ai envie de….....

Elle et ben moi je ne commence pas par ça. Et voilà comment on s’est engueulés pour un livre qu’on a adoré…il fait débat et dresse un joli portrait des avanies que l’argent peut apporter...nos besoins sont ils plus forts que nos envies?
Ce que dit l’Express est éloquent : « Le dernier livre de Grégoire Delacourt truste en ce moment les premières places dans les ventes de romans. Peut-être parce que l’histoire donne l’eau à la bouche et fait rêver tout un chacun. Peut être aussi parce qu’avec cet ouvrage, Grégoire Delacourt ose une originalité littéraire : un roman initiatique dont le personnage principal est une quadragénaire. Jocelyne n’a rien d’une candide : elle a déjà vécu des épreuves douloureuses avant que le roman ne commence, elle est loin d’être née de la dernière pluie, et, si elle est rêveuse, elle n’est pas naïve. Certes, elle avoue, à la fin du livre, que cette épreuve a tué en elle « quelque chose de terrible qui s’appelle la bonté ». Mais armée de son bon sens et de son réalisme, elle surmonte calmement cette étape, et rebondit avec panache. »

Nous (HA et Kate) Nous avons ,Kate et moi, adoré ce livre tout à notre bonheur de ne pas avoir gagné cet argent ,le rêve est toujours là !! Coluche ne disait il pas:" C'est le problème des rêves : c'est que c'est fait pour être rêvé". Ce livre est à mettre absolument à lire en couple,en duo,en binôme pour partager ces instants de bonheur et délicatesse si bien tracés par Grégoire Delacourt….et il devrait être remis par la Française de jeux à chaque gagnant pour ses vertus initiatiques(je prends le risque de paraphraser l’Express
Et pour moi,et pour nous deux un livre est réussi quand on a envie de lire les autres livres du même auteur..ce sera fait

Henri-Albert &Kate Delorme©LeMagChic Juin 2012 recommandent ce livre pour l'épanouissement du dialogue dans le couple...il n'est absolument pas interdit aux célibataires!


Editions : JC Lattès
Collection : Littérature française
Date de Parution : 02/2012
Code EAN/ISBN : 9782709638180
Hachette : 4549374
Prix public : 16.00 €
Format : 130 mm x 205 mm
220 pages

AU PAYS DES KANGOUROUS de Gilles Paris



Sortir de dépression est à l’évidence une épreuve douloureuse, entrer en dépression aussi mais pénétrer dans celle du héros au Pays des kangourous devient une aventure exceptionnelle…toute l’analyse de ce mal qui frappe aveuglément et déclenche rarement l’empathie.
La meilleure endoscopie nous est proposée par Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien au Trocadéro.
Gilles Paris devait éprouver le besoin d’ écrire ce lire pour évoquer la dépression vue de l’intérieur comme si on entrait dans le lave vaisselle dans lequel Simon a vu ,un matin, son père recroquevillé
Ce matin, j'ai trouvé papa dans le lave-vaisselle.
En entrant dans la cuisine, j'ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d'hier soir.
J'ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans.
Il m'a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout coincé de partout. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand, mon papa.
En fait, le couple n'en est plus un depuis longtemps, la faute au métier de Carole, qui l'accapare. Paul est écrivain, il écrit pour les autres.Carole est une femme d'affaires, elle passe sa vie en Australie, loin d'un mari qu'elle n'admire plus et d'un enfant qu'elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. L'enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque et jamais mariée, adepte des séances de spiritisme avec ses amies " les sorcières ", et prête à tout pour le protéger.
L’enfant va explorer avec force de rêves et de curiosité cette maladie étrange qui perturbe les adultes.
Il rencontre alors l'évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets, que les couloirs trop blancs des hôpitaux font paraître irréelle et qui semble pourtant résolue à lui offrir son aide.
Porté par l'amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu'il s'invente enfermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu'à toucher du doigt une vérité que l'on croyait indicible
Gilles Paris édite, ... il écrit et comment !!!je dirais plutôt qu’il décrit avec tact et sensibilité sans pathos.
On ne peut que ressentir des bouffées de chaleur et d’espoir à la lecture de bijou de livre à la confluence du rire et des larmes.
L’enfant que j’aurais bien vu partenaire de St Exupéry dégage un je ne sais quoi de différent qui donne envie de ne plus le lâcher.Simon sort de l’ordinaire avec le touchant bon sens faussement naïf de ses pairs. Un enfant partagé entre un père écrivain voûté sur son ordinateur et une mère scotchée à son portable,un enfant lucide :
« Le métier de maman, c’est de voyager en Australie. Elle est directrice de marketing chez Danone. Oui, le yaourt. Alors, quand je suis triste et que maman me manque…….. »
.Nous , adultes, devons lire dans le regard de cet enfant le ressenti de nos mômes face à nos duperies et nos propres bêtises.
Voici de quoi dédramatiser les situations les plus critiques de notre quotidien pour nous apprendre à hiérarchiser et classer nos priorités….avec ce zeste de folie sérieuse ……de Lola, ses sorcières et son spiritisme dans le décor suranné de l’appartement de la rue Lamarck
Henri Delorme Le MagChic Mai 2013
Editions Don Quichotte
250 pages
ISBN 9 782359 490589
Prix 18€

dimanche 5 mai 2013

ILS MARCHENT LE REGARD FIER de Marc Villemain



Il faut toujours se méfier des apparences….un livre court n’est pas un petit roman…celui de Marc Villemain détonne dans l’univers littéraire contemporain par son style d’écriture..il en va de la haute écriture comme il en est de la haute couture.

L’ouvrage taille un joli costume à ceux qui prennent les anciens pour des vieux débris comme si on admettait une obsolescence programmée du genre humain… De nos jours …..ça et là on ne voit que manifestations….et les vieux vous les imaginez dans la rue?
Et si la colère venait non pas des jeunes, mais des vieux ?

Et si les vieux décidaient un beau jour d’en finir avec un monde qui les marginalise et attend qu’ils s’éteignent en ruminant le passé devant leur poste de télévision ?
On nous bassine avec un soi-disant « nouveau mai 68.

Et si les vieux se levaient et entreprenaient tout à coup de chambarder l’ordre du monde ?
Marie et Donatien — lui qu’on appelle « le Débris » —, sont de ces vieux qui vont mener la charge. Deux amants sages, las, pacifiques, n’éprouvant rien de l’antique peur de mourir mais bien désireux de partir la tête haute et de laisser derrière eux un monde pas trop ingrat. Julien, leur fils, a choisi son camp, celui d’une jeunesse en rupture d’histoire, pour entonner la rengaine de l’avenir. Entre eux, le fossé de la révolte.

Le narrateur, ami d’enfance de Donatien, raconte, avec ses mots arrachés à la terre, les minutes de cette improbable insurrection, de cette force tranquille que Donatien aura tenté de ragaillardir jusqu’à l’impensable — et jusqu’au drame.
Ces personnes âgées qui meurent abandonnées dans des EHPAD qu’on n’ose plus appeler maison de retraite au cœur d’interminables discussions de pensions alimentaires.

Un jour, j’ai croisé une grand-mère qui marchait en regardant le sol comme si elle avait peur de lire l’indifférence de notre société tournée vers les jeunes, vers ce culte de l’éternité de la jeunesse….les vieux du livre marchent le regard fier….ils refusent la résignation..
Se résigner n’est ce pas mourir un peu ???

Et si notre société faisait le choix de se débarrasser des ses fardeaux qu’elle pense traîner et qu’un tour de vis budgétaire éliminerait ????
L’heure de la révolte a sonné chez Marie et Donatien prêts à tout …..y compris commettre l’irréparable face à leur fils, qui représente l’arrogance de ces jeunes face a ces personnes âgées devant être obligatoirement rentables.
Notre société qui a le culte des chiffres et des profits doit s’interroger sur le sort réservé à ses anciens…soyons en reconnaissants à Marc Villemain d’avoir posé la question dans ce roman qui, mine de rien, pose beaucoup de questions..quel monde voulons nous laisser à nos enfants ???
J’ai découvert la littérature au sens noble du terme au long de ces 88 pages bourrées de charge émotionnelle..un livre « militant » je dirais de conviction.... à lire pour étayer sa réflexion sur soi et sur son devenir…pour qu’un jour, âgé, on puisse marcher dans la rue …le regard fier

Henri Delorme Le MagChic Mai 2013

Edition Les Editions du sonneur
Code ISBN 978-2-9161 163592
Prix 13€
Nombre de pages 88

mardi 23 avril 2013

LUNDI NOIR de Dominique DYENS



Lundi noir !!!!le titre sonne comme le symbole de ce black Monday du 29 octobre 1929…… l’auteur en s’y référant a du y penser avant de larguer cette bombe livresque.
Il serait réducteur de s’en tenir à cette date,beaucoup d'entre nous ont connu leur Lundi noir…
Le récit part sur les chapeaux de roue avec le krach d'un homme,qui pouvait tout avoir avec l’argent et le pouvoir…l’essentiel pour lui étant de conserver les deux à la fois
La financiarisation accouche parfois des plus belles décadences et le lecteur déboule au cœur d’une famille idéale où tout baigne comme dans une carte postale.

En ouvrant ce livre,le lecteur déboule au cœur d’une famille idéale dans laquelle tout baigne comme dans une carte postale.Peut être serez vous surpris à la lecture de ce livre. On pourrait songer à l’étonnante synchronicité de l’histoire déroulée entre Long Island et la France, avec le destin d’un homme politique actuel…mais ce n’est pure coïncidence…….

Homme d'affaires redoutable et redouté, Paul Deshoulières a 55 ans, tout lui réussit le pouvoir et son carburant, l’argent, une femme Alice élégante pour dépenser .Il peut ainsi profiter de cette belle situation, deux enfants.bref…tous les signes extérieurs de la réussite.
Las le grain de sable commence à gripper cette belle mécanique huilée.
A la suite d'une opération chirurgicale qui le laisse impuissant, Paul commence à ressentir les affres de la vieillesse et de la honte.
Diminué,obsédé par l'idée de perdre sa femme, ce requin de la finance est prêt à tout, même à commettre un irréparable délit d'initié, pour la retenir.
Deuxième grain de sable, un montage juridique foireux vient tout chambouler à l’instar de ces câblages électriques défaillants qui finissent par électrocuter l’électricien.
Pire, il est soupçonné d'ententes délictueuses avec la mafia de l'Est en relation avec des entreprises pharmaceutiques douteuses, et des trusts opaques.
Bafoué par sa femme, qui se niche dans les bras de multiples amants, lâché par ses amis, harcelé par son broker (des pertes abyssales qui se montent à plusieurs millions), poursuivi par l'AMF (autorité des marchés financiers), ce sérial lover cherche le réconfort dans le souvenir de son premier amour, et décide de tout mettre en œuvre pour la retrouver.
Cette femme, Madeleine,son initiatrice,désormais atteinte d’Alzheimer, lui avait offert ses tous premiers plaisirs de la chair, lorsqu'il avait quinze ans.Elle se repose dans une maison de retraite de la côte Est américaine.

A l’occasion de ces retrouvailles il va évoluer dans ses rapports à l'argent et chercher à comprendre quel homme était-il vraiment.
Comment Madeleine avait-elle eu connaissance de cette opération complexe?? va t'elle secourir Paul???
Sur un scénario digne d'un thriller.....très Chabrolien...la tension extrême monte en s'enroulant dans la spirale du mensonge avec en prime le vertige de l'adultère et l'ivresse du pouvoir.
Dominique Dyens nous ouvre les portes et livre les clés du monde feutré pour ne pas dire fermé des gestionnaires de fortunes.
Avec talent et pédagogie elle s'amuse à écailler le vernis des conventions comme un ongle sur la laque,conjuguant ainsi le drame bourgeois à celui de la délinquance en col blanc.

Je serais tenté de convoquer Milan Kundera qui avait dit que "la bêtise des gens consiste à avoir une réponse à tout.
La sagesse d'un roman consiste à avoir une question à tout".
Bonne question posée par ce Lundi noir sur ce que nous sommes,ce que nous avons,ce que nous savons et surtout sur ce que nous valons,dans nos rapports à l'argent.
Comment Paul va t'il réagir face à ses avanies???? Arx tarpeia Capitoli proxima ... La Roche Tarpéienne est(très)proche du Capitole..

« J’étais individualiste et capitaliste comme un Américain…A trop nous comparer (le frère de Paul) mes parents nous avaient séparés. Ils prônaient humanisme teinté de nonchalance tandis que je m’étais mis jeune à défendre les valeurs du travail et de l’argent p.126 »disait Paul


Cette histoire terriblement prémonitoire, au moment de l'entame de l'écriture, en dit plus long que tous les discours sur le cocktail explosif argent/pouvoir,un tableau tellement contemporain de nos mœurs.....et....last but not least...une fin surprenante..Mais chut!!!!!
A lire sans modération...Superstition?? ce livre sortira un mardi.....le 7 mai 2013






Editeur
Héloïse d'Ormesson
Date de parution
07/05/2013
Collection
Littérature Française
ISBN
2350872254
EAN
978-2350872254

mardi 9 avril 2013

FACEBOOK MON AMOUR par Eric Neirynck





Il fallait qu’il y en ait un qui commence et l’histoire retiendra qu’Eric Neirynck a osé…..écrire sur Facebook…je dirai plutôt à propos de Facebook ..en fait il a fait les deux!!!!!!

Il a butiné, et s’est coltiné des relations virtuelles qui nous arrivent à tous et à toutes..
Qui n’ a jamais croisé la belle princesse qui s’est mis le diadème sur la tête (en oubliant du coup un statut social terne et subalterne, le virtuose du clavier qui peut en quelques touches effacer ses complexes et sa légère disgrâce physique mais qui attire les mouches avec du miel !
La nana qui vous file un RV et qui s’évanouit de votre existence facebookienne..sans avoir eu la curiosité d’aller plus loin…….
.
Avec un humour tendre et une touche d’auto-dérision, l’auteur nous donne à la fois ses nouvelles et de ses nouvelles…16 histoires différentes les unes des autres nous plonge dans le couloir lumineux..celui du passage du virtuel au réel……..une épine dorsale soutient l’édifice ……le thème d’une existence pas si simple que ça….on n’ose pas dire compliquée.

Les addicts des réseaux sociaux pourront hausser les épaules et planquer le livre pour ne pas le faire lire à leurs amis contempteurs…ce n’est pas la solution..

En effet on apprend beaucoup sur soi en se moquant de ses propres travers !!

Les nouvelles courtes de l’auteur me rappellent un peu le rapport que les courts métrages peuvent avoir avec les grands films.

La qualité d’une écriture ne se juge pas à son format mais à ce pouvoir de nous éclairer…Eric est manifestement un garçon positif…….ses tranches de vies courtes mais bonnes sont un peu le reflet de nous et de notre quotidien…unpetit bréviaire à lire au cours d’une semaine de labeur chaotique.

Un avantage à ce livre ???......vous pourrez le lire et rester sur FB, à consommer sans modération ,n’attendez pas pour le lire…après ce sera trop tard..vous serez peut être en train d’écrire le votre.. !!
Un seul regret !! il n’a pas été très cruel et puis…finalement c’est mieux ainsi….. !!!

Henri Delorme©Le MagChic.Avril 2013

Éric Neirynck est né en 1970 à Bruxelles en Belgique.
Editions Kirographaires
Prix 13,95€
Editions
ISBN 978-2-8225-0373-0
13,95 euros
Broché
ISBN 978-2-8225-0373-0

jeudi 4 avril 2013

LE CODE DE MAGCHIC



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mercredi 3 avril 2013

AU NOM DU PERE DU FILS ET DU ROCK'N ROLL par Harold Cobert




Au nom du père du fils et du rock’n roll...


Un titre qui annonce à la fois un tryptique et une trinité comme dans une interrogation divine et métaphysique à la fois

Un héros qui regarde cet homme et qui se dit il a été jeune comme moi….combien d’entre nous ont-ils fait cette remarque par rapport à leurs vieux ??
Victor est de ceux-ci , il est fanfaron et nous entraîne dès l’ouverture dulivre dans les rouleaux de la côte atlantique….son père Christian…que sait ilde lui ??? ils ont tout en commun ,ce côté transgessif et rebelle et seregarde de chaque côté du ravin générationnel qui les sépare.

Nous pénétrons dans les années Rock’n Roll au cours desquelles le « vieux »Christian a zappé des études de mathématiques pour aller aux platines etdevenir le roi de la nuit…..le King du Best et des soiréesarrosées,rollingstonées….

Un gamin attachiant ce Victor mais pas reconnaissant pour deux ronds envers ce père qui s’est saigné pour en faire un gars potable….comment mettre ces deux destins chaotiques en harmonie ??? y parviendront –ils ??

Christian a grandi dans une famille détruite par un père violent. Le schéma de la famille décomposée s’est imposé brutalement à lui…marié à Lorraine, il a su éviter les piège de la répétition éducative

HaroldCobert démonte parfaitement la mécanique complexe de la relation père fils qui construit enchaîne tout individu au cours de son éducation.
Dans ces rapports complexes l’autorité paternelle vient perturber un dialoguequi frite les rapports, pour parvenir à des résultats suprenants telles larupture ou la recherche d’un modèle complice


Etre un père ??? comment ?? avec un enfant aussi turbulent que doué,et la chape du passé..ces coups de ceinture donnés par le père( Marcel)

Etre un fils ??? comment ???...avec une personnalité aussi capricieuse et irrévérencieuse que celle de Victor qui croit qu’en claquant des doigts ,les filles lui appartiennent.

Nos deux hommes se retrouvent au Quebec,là où Victor s’est installé……cette terre lointaine si américaine et si française pour leurs ultimes retrouvailles…ponctuées de silence et nimbées de pudeur,comme deuxêtres qui ne semblent pas doués pour ça ,dans le huis clos des moyens detransport…avec bienveillance et amour,en se tapant doucement et maladroitementl’épaule.

Dans ce survol de la France aux meubles de formica et des chignons bouclés assortis aux robes en mousseline ,les années 1960 /-1970 défilent sur fond musical de Biarritz à Paris comme une nostalgie qui danse sur les rythmes de Bowie et des Doors…..
Avec âpreté, tendresse, avec charme ,en grinçant, Harold Cobert lance le débat sur la filiation et sur l’art ( si l’on peut dire) …l’aptitude à être un fils….peut-être un regret caché d’avoir raté la rencontre avec son père( ?) …un zeste de folie douce avec les copains…..nos années à nous dans ce livre tout en rythme ..aux dialogues savoureux …..au nom de ce père le fils est vraiment rock’nroll.

Je le vois déjà en film…avec un certain Gérard Lanvin !!!


Sûrement indiscipliné notre héros avec son E en la matière….. mais pour l’écritureon mettra un A...à lire si on est père ou fils et aussi mère pour comprendre tout ce beau monde......

Le temps sera Cobert demain……il fera un peu humide…….d’émotion

Henri Delorme ©Le MagChic
Sortie le 4 avril 2013
Editions EHO
256 pages
17 €
ISBN 978-2- 35087-219-3


dimanche 31 mars 2013

LE SANG EST PLUS EPAIS QUE L'ENCRE de Denis Humbert




Happy birthday Ernest Humbert !!!!!

C’est cruel d’attendre pour écrire la chronique d’un livre qu’on a aimé et encore plus lorsqu’on retarde sa publication L’auteur,Denis Humbert me pardonnera de lui avoir laissé paraître ce sentiment fugace d’apparente indifférence ….mais voilà c’est son anniversaire aujourd’hui et j’ai voulu faire coincider les dates.. Les destins se croisent, ne se maitrisent pas toujours mais ils sont admirables et s’il est en est pour qui ne peut que sonner le glas de notre amour c’est Hemingway qui a la même initiale de nom que Denis…..Humbert…y avait il songé ?? à ça….. Personnalité attachante et stylée des lettres Denis a su faire revivre son idole…les gens passionnés sont passionnants !!! Le sang est plus épais que l’encre….ce titre aurait pu être posé sous forme de quetion…les époques des écrivains qui vivaient leur écriture et donnait leur sang pour leurs convictions sont révolues au profit du paraître..

Jim, journaliste sportif, ancien espoir du football taclé en pleine gloire, croise presque par hasard les routes que suivit autrefois Ernest Hemingway . Peu à peu fasciné par le personnage, il se lance sur les traces de celui qui va devenir son mentor. D'une corrida à Salamanque à un match de boxe à Cuba, des daiquiris avalés sur le Malecón aux pintes de whisky ingurgitées dans tous les Harry's Bar du monde, de la pêche au gros à l'affaire des premiers manuscrits disparus, c'est un portrait en creux de l'auteur de Pour qui sonne le glas qui s'esquisse. Double du narrateur, meurtri, cynique et désabusé comme pouvait l'être son modèle, Jim nous offre, à l'issue d'une véritable course-poursuite posthume, une réplique moderne du grand écrivain, de ce chef-d'oeuvre que fut, de son vivant, Ernest Hemingway. Lancé sur les traces d’Ernest je n’ai pu lâcher le livre et la rétention de ma plume pour cette chronique fut une souffrance qui n’a d’égale que la délivrance en ce si beau jour .


Editions Presses de la Cité Mai 2011 20,50 € - 324 p.

Les livres de l'auteur :
La Malvialle
Un si joli village
La Rouvraie
L'arbre à poules
Les demi-frères
La dernière vague
Un été d'illusions
Un si joli village (Sd Ft)
Henri DELORME ©Le MagChic Mars 2013

UN ECRIVAIN ..UN VRAI de Pia Petersen



Gary Montaigu un écrivain américain d'origine française vit à New York...la ville où l'air chaud sent le gaudron et donne les lèvres salées....Il a tout pour lui .. à.l'apogée de la carrière ,du haut de sa renommée, il peut contempler ses lecteurs qui se roulent à ses pieds...pensez donc l'International Book Prize n'est pas donné au premier venu et c'est Gary....

Notre Gary a l'épouse qu'il lui faut.. Ruth est très/trop,attentive,attentionnée jusqu'à l'étouffement...Madame est très marques,cultivée jusqu'il faut pour mémoriser les numéros de téléphone des people pour les vernissages et les mondanités.

Quelle mouche l'a piquée de pousser ce brave Gary à accepter la proposition d'un producteur de TV...Ce n'est pas encore sorti en France....ça viendra...L'Emission Un écrivain..un vrai part sur le concept de la téléréalité:montrer la création en direct.

Je connaissais la démocratie participative mais la litterature participative...non...comme si le choix binaire classique TV ou livre allait exploser au profit d'un J'aime (positif) ou J'aime pas (négatif) un univers télévisuel Face Bookien??..Mais le pire ou le meilleur..enfin vous verrez c'est que le lecteur intervient dans l'histoire en donnant son avis ,en influant sur l'histoire,sans lire le livre...pour la bonne raison c'est qu'elle est immédiatement transposée en feuilleton TV,chapitre par chapitre.

Mais que se passe-t-il quand l’écrivain doit anticiper les désirs des lecteurs ? Et quelle est en fait la fonction d’un écrivain ? Gary est à l’écoute, il essaie de faire au mieux, de satisfaire tout le monde. Écrivain facile, diront les uns, gâchis littéraire, diront les autres. Pourtant on peut le comprendre. Quel écrivain ne rêve pas d’un lectorat aussi large que possible, d’un monde peuplé de fous de littérature, de philosophie, de connaissance ? Les écrivains rêvent de changer le monde. Mais à quel prix ?»

Et notre héros ne s'épanouit pas,c'est le moins qu'on puisse dire,il rêve d'oxygène ....pour jouer les hommes de l'air en trompant madame.La reflexion de Gary sur lui même est interessante car elle pourrait mutatis mutandis se transposer à beaucoup d'hommes de spectacle ou de politique:Où sont nos idéaux de jeunesse,qu'avons nous fait pour les conserver?
On dit que le mieux est l'ennemi du bien mais fallait il rentrer dans ce jeu sordide et démagogique de vulgariser la lecture au point de la rendre vulgaire en la télévisant?

Pia Petersen démonte le mécanisme de ce bras de fer entre la TV et le livre,ce média qui rentre dans chaque foyer à travers un écran,dans une bouillie consensuelle qui dissout le divertissement à tout prix dans la médiocrité.Un roman haletant structuré autour de deux blocs narratifs,conduit le lecteur vers une fin qui n'est pas celle que certains croient voir et où les vainqueurs ne sont pas les favoris.

Sur un média comme Facebook ce billet de lecture est plus qu'utile....il est le fruit de l'interrogation de l'auteure ....quelle est la place de la création dans une société outrageusement interractive??...faut il plaire à tout prix,séduire par tous moyens???

Pia a fait un beau réquisitoire contre le storystelling qui masque ou occulte les vrais engagements....un roman qui interroge....et gagne ma sympathie....à lire et relire et à faire lire..Puisse la pensée gagner ...en le lisant vous le saurez
Format 11,5 x21,7 (format chic pour sac à main ou attaché case)

Henri Delorme.LeMagChic Mars 2013

dimanche 24 mars 2013

DES AMOURS DERISOIRES de Virginie Carton



Des amours dérisoires ..un titre en mode oxymore…les amours sont ils dérisoires ???

La couverture du livre sous la forme d’un cœur-ballon laisse évaporer l’insouciante légéreté des lettres. Pourquoi les choses de l’amour devraient elles être graves ??

Une romancière célèbre m’avait dit…il manque parfois, au milieu litteraire qui a tendance s’asphyxier, un peu d’oxygène……Virginie Carton avec son premier roman nous emmène dans son monde éthéré et nous offre une bouffée d'air frais…. Une écriture pleine de tendresse et d’humour pour et par une génération où l’engagement résulte plus d’une opportunité que d’une vertu Il en va des romans comme des vins ..certains sont plus légers que d’autres mais on doit se méfier d’eux….l’ivresse peut être au rendez vous.

Dans le roman notre héros.. Vincent ,ne veut pas s’engager mais doit, tout de même, prendre des décisions. Les personnages hésitent, s’aiment et se désaiment. Bref, ils nous ressemblent. Dans ce roman, Virginie Carton s’interroge sur la question de l’engagement et du désir de liberté. Journaliste,spécialiste de la chanson française, l’auteure fait aussi des clins d’œil à ses chanteurs chouchous.

"Vincent était gentil et Vincent était délicat. Il avait aussi un défaut redoutable : il manquait de courage." Il va aimer Marine qu’il a rencontrée dans un zoo. Mais il se lasse, puis tombe amoureux de Juliette, la copine de son meilleur ami,entre désir de durer en couple et amour de la liberté ! Les liens se tissent et se détissent !!! sur fond musical
Derrière les mots qui dansent et virevoltent dans une ronde estivale se cachent des allusions à des films,ou des musiques….comme Coup de foudre à Notting Hill….

On a tous en nous quelque chose de Hugh Grant et ses maladresses et de Julia Roberts avec ses indécisions délicieuses
Entre Friends et Coup de foudre à Notting Hill.
Il a fallu que je rencontre physiquement l’auteure pour me rendre compte qu’avec malice elle capte le bonheur pour le restituer..elle est le bonheur de vivre..on revient aux vieilles problématiques du sérieux… Etre sérieux ..ne pas prendre tout au sérieux.. ce raccourci mental qui résume en quelques mots la substance d'une vie entière….Des amours dérisoires

Ne jamais rien prendre au sérieux pour ne pas se faire engluer dans les pesanteurs de l'âme humaine, rire de tout, surtout de soi-même et de ce qui nous blesse le plus, distancier la douleur, relativiser les sentiments, s'échapper de tout d'une pirouette ou d'un trait d'esprit, trouver la voie du juste du milieu, de l'abandon, du lâcher-prise.


Une « friendise » qu’on aime déguster comme une gourmandise sans risquer la prise de tête…..à lire dans le métro ou sur la plage ,à la maison en mettant une bonne mélodie de Jo Dassin….Si t’appelais mélancolie…..pour redevenir jeune ou le rester.

J’ai adoré et n’ai pas pu lâcher ce livre que ma moitié m’a arraché des mains à peine fermé. J’aime les livres qui me ressemblent !!! A bientôt sur les pages et sur la plage !!!!??

Henri Delorme©Le MagChic Mars 2013.

ISBN : 2246800307
Éditeur : Grasset (2012) 180 pages

Prix 14,5 €

lundi 18 mars 2013

LA PREMIERE CHOSE QU'ON REGARDE de Grégoire Delacourt



Est-ce qu’on peut faire l’amour à un livre pour sublimer son quotidien??? C’est brutal comme question !!!!!

En tout cas c’est une relation charnelle que j’ai entamé avec ce bouquin à la fois physique et intellectuel.
Une lecture de Grégoire Delacourt vous entraîne dans le labyrinthe des âmes et de leur propre vérité…à peine a-t-on le temps de digérer son excellent roman La liste de mes envies que le nouveau La première chose qu’on regarde…. vous transporte dans la lumière pâle er brulante du Nord avec ses vrais gens..

Un zeste d’amour, un brin de férocité et un doigté sur le clavier de nos sentiments font de ce livre une symphonie qui vous pète à la gueule comme ces bons vieux films qui nous ont dépucelés dans nos salles de quartier.

Un tourbillon de mots et de folie pour décrire dans une fable tendre et caustique la relation étrange de ce jeune garagiste du Nord Arthur Dreyfuss et son rapport aux femmes.

N’avez vous jamais rêvé quand on sonne à la porte que ce soit votre idole..l’homme de notre de vie..la femme de nos rêves et bien c’est arrivé à Arthur…

Le 15 septembre 2010, Arthur Dreyfuss, en marcel et caleçon Schtroumpfs, regarde un épisode des Soprano quand on frappe à sa porte. Face à lui : Scarlett Johansson. Il a vingt ans, il est garagiste. Elle en a vingt-six, et elle a quelque chose de cassé.
Que faites vous ici Scarlett ?? je veux disparaître quelques jours……
Il allait aider ,protéger,cacher cette actrice.

Scarlett Johansson herself !!!oui on ne pouvait pas imputer la vision hallucinante de Scarlett à l’excès de Kronembourg..un gamin du Nord…Arthur a toujours aimé les gros seins ..il s’était même demandé s’il avait été une fille comment il aurait géré la taille de ceux-ci.
Une fille splendide sur le pas de sa porte tout droit échappée des magazines usés et archis feuilletés par ses mains pleines de cambouis……lui le garagiste qui démontait des culbuteurs et qui n’avait culbuté que la femme du notaire….
Et l’on part dans ce chassé croisé entre la star,Arthur et une certaine Jeanine Foucamprez qui va brouiller les cartes.

Et puis dites moi Arthur est ce bien la vraie Scarlett……il faudra aller à la page 71 du livre mon cher Henri….si vous voulez avoir la réponse ..
Vous qui aimez les gens célèbres voilà de quoi vous pencher sur la duperie de l’apparence et de cette beauté qu’on exhalte tous les jours véritable poison merveilleux ..

On assiste à la naissance d’un amour avec une sensibilité féminine exceptionnelle chez un homme qui ne renie pas sa « mâlité » dans sa confusion du désir.

J’ai été amoureux de Romy Schneider,tout petit ..à croire que ce livre était fait pour mon cœur de midinet (ça se dit ??)….je me suis tant plu à imaginer qu’elle ait attendu mon âge adulte pour sonner à ma porte.

Dans ce tourbillon surnage l’icône de Scarlett Johansson(elle existe en vrai.. !!)comme dans les rêves les plus dingues de ce cher Arthur bien chanceux.

L’amour on ne le raconte pas on le fait,c’est qu’on dit !!!…et bien l’auteur a réussi ce tour de force de créer cet émoi et ce trouble qui envahira plus d’une femme….et d’un homme.

Après avoir fait La liste de ses envies,Grégoire suscite la notre…et la première chose qu’on regarde ……..c’est le physique,l’apparence,la beauté…pourtant…… « 0n doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots, mais son corps, sa vitesse, sa force, sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent ; on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l'autre. p.154 »
Sortir de ce livre......sentir la couverture de celui ci le poser..le regarder et se dire on a fini....comme si on venait de faire l'amour...cette béatitude post coïtum que seule l'écriture transfère à la lecture dans la fusion charnelle des pages..........il y avait plus d'images dans ce livre que peut en contenir une BD!!!!

L’auteur a sonné à votre porte…ouvrez son livre !!!!

Parution Mercredi 20 mars 2013
Henri Delorme©Le MagChic Mars 2013

Editions : JC Lattès
Collection : Littérature française
Date de Parution :20/03/2013
Code EAN/ISBN : 9782709642866
Hachette : 4554051
Prix public : 17.00 €
Format : 130 mm x 205 mm
250 pages

L'auteur
Né en 1960 à Valenciennes, Grégoire Delacourt est publicitaire. Après le succès de L’Écrivain de la famille, son premier roman (20 000 exemplaires vendus en édition première, prix Marcel Pagnol, prix Rive Gauche), La Liste de mes envies, paru en février 2012, lui a valu une renommée internationale.
Site Web de l'auteur : http://www.gregoiredelacourt.com/

















mardi 5 mars 2013

L'ENFANT DE CALABRE par Catherine Locandro



Pour moi il y a deux types de romans ceux dont on parle beaucoup dès leur sortie et que l’on a aimé et ceux dont on parle en regrettant de ne pas les avoir lu plus tôt…..celui de Catherine Locandro, L’enfant de Calabre appartient à la seconde.
C’est un mal pour un bien, le livre sera appeler à durer dans l’esprit des retardataires…..Luchino Visconti évoquait cette famille qui forgeait le destin comme le métal auquel duquel il est impossible de s’échapper.

Les souvenirs de famille remontent à la surface comme la vase à la surface d’un étang limpide, si claire si transparente…il suffit de jeter un petit caillou…..et c’est ainsi qu’à la mort de sa mère, une photo de son père (décédé lui aussi) une photo saute aux yeux de Frédérique
Stupeur, la femme qui est avec son père est une parfaite inconnue, la photo en dit long sur la nature des liens.
Intriguée, elle veut faire parler cette photo et retourne à Nice, la ville de son enfance……un univers féminin entoure la narratrice, Alice son premier amour, Johanna détective privé et cette fameuse Barbara qui fut la maitresse de son père…….dans les dédales de la vieille de Gênes elle part à la rencontre des fantômes du passé. Catherine Locandro nous promène dans le labyrinthe du passé de légionnaire qui scelle le lourd secret de Vittorio.

Ce roman est un chassé croisé de deux histoires…le passé et le présent 1954 l’amitié entre Matteo et Vittorio dans la cuvette de Diên Biên Phu ,sur fond de mitraille et de diplomatie obscure, avec les héros de la légion étrangère, durant la guerre d’Indochine, et 2011 cette quête identitaire où comme le saumon remonte la rivière Frédérique part à la rencontre du passé :ses monologues intérieurs adressés à sa grand-mère paternelle, une Calabraise morte à 39 ans et bannie pour avoir aimé un homme plus jeune qu’elle.
Tout en tricotant ces deux récits ..le maillage se ressert et contribue à la révélation d’une vérité hallucinante et surprenante en fin de livre.
Catherine Locandro expose et explose les tabous de notre société moderne corsetée par la tradition avec juste cette sensibilité qui en font un roman d’amour mais d’amour avec un grand A

Je suis sorti de ce livre un peu fracassé et bouleversé comme si les bombes qui pleuvaient à Diên Biên Phu m’avaient assourdi…..comme si la fin d’une guerre était le début d’une vie… mais débarrassé de mes fantômes et fantasmes entre douleur et injustice, entre soulagement et empathie……en mode EMOTION

Editeur : Ed. Héloïse d'Ormesson, Paris, France
Prix : 17.00 €
Date de sortie : 17/01/2013
ISBN : 9782350872124


Quatrième de couverture :le résumé
Lorsqu'elle pousse la porte de l'agence de détectives privés Azur Enquêtes, Frédérique a en main une photographie, celle de son père Vittorio, ancien combattant d'Indochine, en compagnie d'une inconnue. A Nice, ville de son enfance, elle espère retrouver la trace de cette femme blonde au teint pâle et au sourire timide. Mais à trente-neuf ans, ce qu'elle souhaite bien plus encore, c'est découvrir enfin qui était ce légionnaire taiseux. Quitte à reconstruire son roman familial. Dans un labyrinthe de souvenirs - de Diên Bien Phu à Cittanova -, de voyages en rencontres, Frédérique convoque ses aïeuls et entrecroise trois générations marquées par la douleur et l'injustice. Entre revenants et fantômes, parviendra-t-elle à démêler sa propre histoire, enchevêtrée telles les rues de Gênes, jusqu'à son issue inattendue ?

Un texte incisif et poignant, comme un coup de couteau dans le rideau qui masque les secrets et conjure le sort.

Née à Nice en 1973, Catherine Locandro vit à Bruxelles. Scénariste, elle publie son premier roman, Clara la nuit, qui remporte le prix René Fallet, en 2005. L'Enfant de Calabre est son cinquième roman.


Henri Delorme©Le MagChic
Passage de Catherine Locandro à l'émission de Busnel La grande librairie 21 février
http://www.france5.fr/la-grande-librairie/?page=emission&id_article=7024#.UTW0xXvvXBw.blogger