UN MAGAZINE CHIC,CHOC ET CHARME

Un magazine jamais vendu en kiosque,uniquement lu sur le net pour et par les écrivains et tous les artistes aimant l'art du bien vivre et qui veulent lire en musique.
Chic,choc et charme



jeudi 5 février 2015

DIS MOI OUI de Brigitte KERNEL




DIS MOI OUI de Brigitte Kernel
23 janvier 2015, 18:44

Peut on reconstruire un couple après s'être trompé(e)??...dirions nous plutôt après avoir trompé.
Brigitte Kernel dans la lignée de Fais moi oublier et À cause d'un baiser nous plonge au cœur d'un couple de femmes .
Elle aurait pu le titrer Mensonge et trahison...mais elle a préféré ce titre bouleversant Dis moi oui ..comme une supplique déchirante à la compagne bafouée ..c'est le meilleur choix .

En amour, une seconde chance est-elle possible ?
Après avoir trompé sa compagne, une femme s'interroge. Entre Paris, Montréal et Las Vegas, elle va tout mettre en œuvre pour trouver la réponse..
Il faut dire que tout à commencé par un interdit. L'une de ces choses que l'on ne veut jamais raconter, parce que l'on a honte.
Honte d'avoir trompé, fait souffrir à ce point la personne aimée. Honte de s'être égarée, d'avoir été naïve, perdue au point de penser en finir. On peut mourir d'être toujours en vie. C'est ce qui est arrivé à la narratrice

En cheminant sur un parcours drôle ,poétique et pathétique à la fois on prend la mesure de la trahison ,du mensonge et on réalise combien les relations familiales sont fratricides . Émaillés d'explosions de rire ces liens se tissent pour une reconstruction et un retour à à vraie vie.
La narratrice tour à tour confrontée à la mythomanie d'une créature toxique et à une mère cultivatrice du cannabis en baignoire ,ainsi qu'à l'extravagance de deux sosies d'Elvis va tenter d'exploser tous nos préjugés .
De lecture de ce roman écrit avant la promulgation de la loi sur le mariage pour tous,je retiendrai qu'il y a des comportements moches dans les amours féminines ..mais n'est ce pas justement ce que Brigitte Kernel voulait démontrer ???l'universalité de l'amour avec ses bienfaits et ses méfaits vécu par quiconque que ce soit ..indépendamment de son orientation sexuelle .
Un vibrant plaidoyer pro domo pour sortir de l'affrontement homo/ hétéro..et surtout une brillante démonstration que les pervers narcissiques ne sont pas toujours des hommes ..

Au final personne n'aurait l'apanage voire le monopole de ces travers,ce qui rend ses personnages à la fois atypiques certes mais somme toute banals

J'ai ressenti sous la plume de l'auteure une grande sensibilité qui la beaucoup touché.

Tout en pudeur et sensualité la narratrice hésitant entre Marie et Lea inocule en nous nos propres interrogations....comme dans un miroir de l'âme...l

Dans sa reconquête de l'autre elle nous renvoie à nos envies de rédemption...Dis moi oui....un roman d'amour...élégant et tendre

Édité chez Flammarion

Prix 19 € pour 326 pages

Sorti il y 15 jours disponible chez tous vos libraires

Code ISBN 978 -2-0813-0506-9



Henri Delorme©Le MagChic Janvier2015



mardi 6 janvier 2015

PARDONNABLE IMPARDONNABLE de Valérie Tong Cuong



Avec son dixième roman très structuré et des plus aboutis Valérie Tong Cuong atteint le sommet de son art.
Elle nous convoque pour assister à ce ballet étrange d'individus pris dans un grand piège...un jour il faut régler ses dettes..dette de mensonges, de non dit ,dette de haine ...comment??avec le pardon !!!

Le titre évocateur Pardonnable..impardonnable traite de ce choix cornélien..

Jamais je ne pardonnerai ça...combien de fois l'avons nous prononcée cette sentence !??



Comment pardonner l’impardonnable ? " Le pardon est là précisément pour pardonner ce que nulle excuse ne saurait excuser, disait le philosophe Vladimir Jankélévitch. Il est fait pour les cas désespérés ou incurables. "



Pardonner ne signifie pas oublier. Au contraire, il faut se souvenir de l’offense pour pardonner. Mais, à l’inverse de la vengeance qui refuse l’oubli pour inscrire éternellement une dette de haine, le pardon nous délivre d’elle, nous libère d’un passé dont on n’arrive pas à se débarrasser. D’où l’utilité du pardon pour chacun tout au long de la vie.

Ce pardon consenti de façon unilatérale est il parfait ?...faut il le dispenser...??Que de questions??!!!'

Tout allait pourtant bien dans cette famille où les secrets étaient étouffés sous l'édredon des non dits et des mensonges..Tout bascule un jour......

C'était un après-midi d’été, alors qu’il se promène à vélo sur une route de campagne, Milo, douze ans, chute et se blesse grièvement.

Ses parents Céleste et Lino et sa grand-mère Jeanne se précipitent à son chevet. Très vite, chacun va chercher les raisons de l’accident. Ou plutôt le coupable. Qui était avec lui ce jour-là ? Pourquoi Milo n’était-il pas à sa table, en train de faire ses devoirs, comme prévu ?

Tandis que l’angoisse monte autour de l’état de Milo resurgissent peu à peu les rapports de force, les mensonges et les petits arrangements qui sous-tendent cette famille. L’amour que chacun porte à l’enfant ne suffira pas à endiguer la déflagration. Mais lorsque la haine aura tout emporté sur son passage, quel autre choix auront-ils pour survivre que de s’engager sur le chemin du pardon ?



L'auteure nous promène dans les méandres des interrogations et des doutes par des passages chapitrés, véritables transits des sentiments colère, haine, vengeance, aboutissant à l’amertume pour arriver au pardon.

Avec habileté l’écriture tire partie de cet accident de vie comme si ce dernier était nécessaire pour redonner l'existence à un puzzles

Articulé autour d'un lien ténu unissent deux êtres sur une promesse s'ils se sont faites l'un à l'autre...ce roman nous fait aimer Milo qui tomba du vélo pour remettre toute une famille en selle

Avec subtilité Valérie Tong Cuong livre un nouveau roman choral, tout en nuances sentimentales , comme un roman sur l'amour !!'

Un livre qui doit nous rendre indulgents envers nous mêmes ...pour mieux l'être envers les autres ...à l'instar de ces ouvrages qui questionnent sans avoir la prétention de répondre à tout..



Albert Camus cité en ouverture de l'opus , nous offre la plus belle conclusion "Comment être pardonné jamais, si on ment, puisque l'autre ne sait pas qu'il y a quelque chose à pardonner. Il faut donc dire la vérité au moins une fois avant de mourir - ou accepter de mourir sans être jamais pardonné. Quelle mort plus solitaire pourtant que celle de celui qui disparaît, refermé sur ses mensonges et ses crimes "

On sort de ce roman humaniste avec une profonde empathie pour ces personnages qui nous livrent et délivrent leur vérité totalement en dehors du diptyque..le Bien ou le Mal ..le Bon ou les Méchants

Un grand roman s'écrit avec du talent et une belle histoire,bravo à l'alchimiste Valérie



Henri Delorme©LeMagChic Janvier 2015.



Editions : JC Lattès

Collection : Romans contemporains

Date de Parution : 01/2015

Code EAN/ISBN : 9782709646086

Hachette : 4570156

Prix public : 19.00 €

Format : 130 mm x 205 mm

300 pages

dimanche 16 novembre 2014

TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LE PERE par Franck Courtès





Comment éviter les clichés quand on évoque le parcours d'un fils subissant l'absence du père?? il faut le demander à Franck Courtès ou plutôt lire son roman,le premier et c'est réussi.

Toute ressemblance avec le père narre l'histoire de trois membres d’une famille qui essaient après la mort accidentelle du père, de tenir le coup et de survivre chacun à sa manière.

Ce roman rassemble les pièces d'un puzzle habité par Mathis, Mireille et Vinciane, avec les liens, les manques, l'absence, les non-dits/secrets comme pour mieux se préserver dans une démarche mémorielle et fantomatique l'égard de ce père qui a la légué tous ses mimétismes.
Les héros du livre s'égaient sur des chemins de vie radicalement différents....la mère choisit d'être dans le souvenir,stoïque, en enfilant le voile de veuve d 'un homme plus amant des autres que mari d'icelle.Mireille la fille aînée résout le problème du passé en l'évacuant par le voyage au bout du monde;Mathis le fils accepte dirais-je l'héritage tant il est dans sa ressemblance au père.....les "veuves " de son père n'ayant pas manqué de le lui rappeler.

C'est dans ce climat que nous entrainer l'auteur,à travers la verve des dialogues plein de subtilité et de sensibilité....et surtout grâce aux "images" (réflexe de photographe) qui arrivent à charrier des émotions quitte à nous foutre la trouille avec l'omniprésence du fantôme du père.

Se pose alors la question avec un tel héritage est ce un lest de plomb ou une énergie nouvelle  pour rebondir???? comment trouver sa place avec le passé qui a imprimé ses traces dans les gestes et le mode de vie?On en revient ici à la thématique freudienne,si j'ose dire...Faut il tuer le père pour exister......le rôle de l'auteur est de nous envoyer à sa réflexion intime pour que la conviction du même nom se fasse chez chaque lecteur...

L'universalité de l'histoire touchera beaucoup d'entre nous.Entre Eros et Thanatos ,entre deuil et rage de vivre,pas de choix mais une combinaison sentimentale de développe,lutter contre les non dits ,le roman a fait passer le message.Le héros Mathis dans sa conquête des femmes découvre leur autonomie grandissante,la sœur volontaire capable de zapper le passé en s'étourdissant dans  le travail  le plus loin possible du domaine des souvenirs,confirme cette place grandissante des femmes.Dans le grand "théâtre" de Franck Courtès le décor du livre ressemble à celui de sa vie avec  la ville turbulente avec ses rite urbains somme toute  matérialiste et aussi la campagne plus spirituelle et mystérieuse,la mort en toile de fond et l'histoire qui file ,qui grise les tempes et vous fait passer de la jeunesse à l'âge adulte.L'histoire d'un gamin de seize ans qui bascule en mode homme sans avoir vraiment appris à l'être et surtout sans personne à modéliser...on en ressort bouleversé
Au même âge que mon fils, je m'étais hissé au sommet d'une meule un soir, au bord du plateau. Devant moi, la terre brune, les bois sombres, le vent dans mon dos dessinaient les contours du bonheur, les points cardinaux d'une boussole imaginaire. J'étais un cristal de garçon.(Franck Courtès)
 Je vous laisse avec les personnages que j'ai eu du mal à quitter

Ils sont trois, une mère et deux enfants, Mathis et Vinciane, à tenter de survivre après la disparition de Jacques. Si Mireille s'est figée dans son destin de veuve d'un héros magnifié, Vinciane, elle, traverse les océans pour oublier. Quant à Mathis, il enchaîne les conquêtes et s'abîme dans la séduction. Tous se débattent mais le fantôme de Jacques rôde, un fantôme qui épouserait les fantasmes et les culpabilités de chacun.
Vient un jour pourtant où il faudra solder les comptes (quatrième de couverture)

Henri Delorme ©Le MagChic Novembre 2014

ISBN : 2709646552
Éditeur : J.-C. Lattès (2014)
439 pages
Prix:18,50€

jeudi 13 novembre 2014

ABECEDAIRE DE LA FOIRE DU LIVRE

A baisser d’air à Brive !!

A comme Aubenas


Florence Aubenas (née le 6 février 1961 à Bruxelles) est une journaliste française.
Elle a effectué la plus grande partie de sa carrière au sein du quotidien Libération comme grand reporter jusqu'à son départ en 2006 pour l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Lors d'un reportage en Irak, en 2005, elle a été retenue en otage pendant plusieurs mois.

Grand reporter au Monde, véritable journaliste d’immersion Florence Aubenas a sillonné la France de l’infra-ordinaire. Celle des millions de Français qui peinent à joindre les deux bouts mais triment, rigolent, râlent, votent par conviction ou par dépit, partent en camping sauvage retrouver un peu de paix. La journaliste en a rapporté des chroniques où, d’une phrase, d’un détail, elle dévoile tout un monde qui peine à se faire entendre, celui du réel, tel quel. Ces reportages finissent par dessiner en pointillé un territoire. Ce sont ces chroniques qui mises bout à bout ont donné un livre, un vrai succès auprès du public, sous le simple titre En France.
A lire pour aller au-delà du périphérique !



B comme Besnehard


Bien évidemment il est plus connu comme agent artistique que comme écrivain et c’est ce qui rend son ouvrage pertinent Dominique Besnehard a été l’un des plus médiatiques directeurs de casting des années 80. Il a également été l’un des agents les plus influents d’Artmedia, la plus prestigieuse agence artistique d’Europe. Il a créé en 2006 sa propre société de production : Mon voisin Production.
C’est au casino d'Houlgate, en Normandie, dans les années 60, que tout a commencé. C’est là que Dominique Besnehard a découvert le cinéma et les actrices. C’est là qu’il est tombé fou d’amour, et pour toujours, pour Sylvie Vartan dont il est devenu plus tard l’ami et l’agent. C’est lui qui a découvert quelques belles inconnues nommées Juliette Binoche ou Béatrice Dalle, et défendu les intérêts de nombreuses stars : Jeanne Moreau, Isabelle Adjani, Charlotte Gainsbourg, Sophie Marceau, Nathalie Baye ou Christophe Lambert.
C’est lui encore, par son improbable « incursion en politique », qui fut le soutien inconditionnel de Ségolène Royal. Une affaire douloureuse dont il parle avec une grande franchise et beaucoup d’émotion.
Personnage haut en couleurs, homme de cœur, de passion et de fidélité, il a accepté de se confier sans langue de bois, sans rien cacher de ses interrogations les plus intimes, avec enthousiasme, sincérité et lucidité. À la fois dans les coulisses et sur le devant de la scène, voici le récit du parcours atypique d’un boulimique qui vit, depuis toujours, avec ces êtres étranges et fascinants qui hantent le monde du spectacle, et notre imaginaire.

Cela donne un livre copieux (475 pages) et parfaitement digeste. Car Dominique Besnéhard n’a pas la langue de bois. Il parle avec franchise et sincérité sans vouloir régler de comptes, à l’exception de Ségolène Royal qui occupe l’un des derniers chapitres.

C comme Courtès


Franck Courtès est photographe indépendant. Il partage son temps entre Paris et la campagne. Il est l’auteur d’Autorisation de pratiquer la course à pied, paru chez Lattès en 2013.
Frais émoulu de l’émission de François Busnel ..La Grande Librairie…Franck déploie son large sourire dans les allées de Brive…..Il a raison ..son roman édité chez Lattès sera à coup sûr un franc succès…."Roman sur les non-dits, Toute ressemblance avec le père est une histoire de reconstruction, mais aussi un beau texte contemplatif où chacun essaye de garder le cap. Pas de mièvrerie ni de mots inutiles, et parfois, un moment d'évasion naturaliste, pour ces orphelins qui apprendront à faire leur deuil", Christine Ferniot de Télarama
Au même âge que mon fils, je m'étais hissé au sommet d'une meule un soir, au bord du plateau. Devant moi, la terre brune, les bois sombres, le vent dans mon dos dessinaient les contours du bonheur, les points cardinaux d'une boussole imaginaire. J'étais un cristal de garçon.
Franck Courtès
Ils sont trois, une mère et deux enfants, Mathis et Vinciane, à tenter de survivre après la disparition de Jacques. Si Mireille s'est figée dans son destin de veuve d'un héros magnifié, Vinciane, elle, traverse les océans pour oublier. Quant à Mathis, il enchaîne les conquêtes et s'abîme dans la séduction. Tous se débattent mais le fantôme de Jacques rôde, un fantôme qui épouserait les fantasmes et les culpabilités de chacun.
Vient un jour pourtant où il faudra solder les comptes.


D comme Delacourt



Grégoire Delacourt est un publicitaire et écrivain français né en 1960 à Valenciennes.
On ne présente plus Grégoire Delacourt autre fleuron de la maison Lattes…après l’Ecrivain de la famille,La liste de mes envies portée à l’écran,et la première chose qu’on regard,le dernier roman a de quoi surprendre et si on ne voyait que le bonheur on dirait que c’est à travers ses petites lunettes rondes
Grégoire Delacourt réussit un joli contrepied littéraire pour la sortie de son quatrième roman où se mêle tendresse et noirceur……une tragédie familiale qui s’articule autour d’un diptyque nous déplace de la France au Mexique, de la violence tendre au pardon

Première partie …La violence tendre

En mode off un narrateur qui déchiffre sa vie ratée alimentée par deux mamelles…veulerie et frilosité…
Antoine est l’homme idéal pour une compagnie d’assurance, consciencieusement il débusque les arnaques, expertise sans réelle compassion, il indemnise…il chiffre la vie des autres. Sa vie c’est de chiffres et des êtres …
Ces derniers comptant pour peu….. Biberonné par une morne enfance il descend d’un géniteur peu affectueux dont le sens de la formule s’arrête à la chimie, et qui finit terrassé par une terrible maladie ….le cancer du colon. Le décès brutal et accidentel d’une de ses sœurs jumelles précipite le départ de sa mère qui fuit le domicile conjugal, en proie à de grands doutes sur l’amour.
Cet amour il crut bien le rencontrer en même temps que Nathalie qui va peut être comblé cet abime affectif qui s’est creusé depuis son enfance.De cette grand e espérance naquirent Léon et Joséphine.
Et là c’est la dégringolade……après avoir épargné toute sa vie sur l’album des emmerdes, des non dits, des non dits, de la lacheté,après avoir collé les « timbres » qui compostent sa VDM, l’album est plein……..le licenciement siffle la fin….et …c’est l’iiréparable,l’impensable…..Le trou noir comme un gouffre qui l’aspire vers le sordide………
De là démarre une introspection qu’Antoine verbalise par la forme épistolaire, la lettre à Léon sous le sceau de la confidence mâtinée de confession…Un déluge au cours duquel l’ancien expert des assurances évalue le sinistre de son existence..au cours duquel il explique pour que pour aimer il faut avoir appris de sa mère, se rendant compte que les schémas se reproduisent, le mal aimé modélise son enfance et reproduit ce qu’il a vécu..terrible aveu..

Une enfance sans l'amour des parents, ou de votre entourage. Le plus dur à supporter..accepter qu'ils vous ont volé une partie de votre enfance. Pour pouvoir aimer l faut avoir été aimé il Antoine arrivera t’il à se séparer de ces vieilles pensées pour faire peau neuve. ?

Ainsi s’achève ce premier volet que j’ai baptisé la violence ……..pour déboucher sur le deuxième volet

Deuxième partie ..le pardon

Faire peau neuve ?? l’exil vers le Mexique…Antoine va oser se reconstruire ailleurs et la voix off de sa fille, Joséphine narre son calvaire pour délivrer au lecteur la dimension émotionnelle du drame familial….Dans son style adolescent, la plume pubère de Joséphine vagabonde à travers les souvenirs émaillé de pensées sentimentales. Une longue route se trace devant elle balisée par le fol espoir d’y croiser celle de son père.

La vie est par définition un accident mais lorsqu’un sinistre intervient ?? Combien la chiffrer..Plus que le pretium doloris c’est la valeur même de l’existence, Grégoire Delacourt nous laisse face à nos interrogations dans un ouvrage fort, intense, dur parfois mais interpellant Une fiction qui nous rapproche de nos réalités dans une tornade familiale que nous ne pouvons pas oublier... Ce livre est une bombe à fragmentation qui explose tous les sentiments, à lire et je prédis à ce livre plus qu’un succès de librairie…la reconnaissance du milieu par un prix..la densité émotionnelle de l’ouvrage le vaut bien

« Une vie, et j’étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros.
Une vie ; le col enfin à dix centimètres, le souffle court, la naissance, le sang, les larmes, la joie, la douleur, le premier bain, les premières dents, les premiers pas ; les mots nouveaux, la chute de vélo, l’appareil dentaire, la peur du tétanos, les blagues, les cousins, les vacances, les potes, les filles, les trahisons, le bien qu’on fait, l’envie de changer le monde.
Entre trente et quarante mille euros si vous vous faites écraser.
Vingt, vingt-cinq mille si vous êtes un enfant.
Un peu plus de cent mille si vous êtes dans un avion qui vous écrabouille avec deux cent vingt-sept autres vies.
Combien valurent les nôtres ? »
À force d’estimer, d’indemniser la vie des autres, un assureur va s’intéresser à la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité. Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s’affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l’adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses.(4ème de couverture)


Bonne route pour ce chemin de la violence au pardon…
Au risque de me répéter je dirais (à nouveau) la qualité d’un livre tient surtout aux questions qu’il pose ….pas aux réponses qu’il aurait la prétention de vous donner


F Comme Foenkinos


Agé de 40 ans il étudia les lettres à la Sorbonne, tout en se formant au jazz, ce qui l'amène au métier de professeur de guitare. Son premier roman est publié en 2002 chez Gallimard. Ses romans sont traduits à l'étranger, dans trente-cinq langues.

Selon Le Figaro, il fait partie des cinq plus gros vendeurs de romans en 2011.
David accède au rang des auteurs primés,juste récompense par la Renaudot d’un ouvrage hors pair Charlotte…
Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant: "C'est toute ma vie." Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.
Foenkinos n'est pas Dostoïveski et ne prétend pas l'être. Il effleure les abîmes de l'âme plus qu'il ne les explore, avec la mélancolie et la délicatesse de trait qu'on lui connaît.


J Comme Janicot


Stéphanie Janicot, née à Rennes le 28 août 1967, est un écrivain français. Elle passe son bac aux États-unis en 1984. Après des études de droit, Sciences Po et le CFJ, elle devient journaliste à Bayard Presse en 1992. Elle dirige les pages littéraires du magazine Muze depuis sa création en 2004
Stéphanie possède à la fois la grâce dans sa silhouette et dans son écriture…son dernier ouvrage est de la veine de ceux que tous ses lecteurs ont adorés,à savoir les deux premiers tomes de la mémoire du monde
Le dernier volet de La mémoire du monde (le tome 3)est celui de la montée des femmes et de leur pouvoir, qui s'affermit au cours des siècles. Sophia l'Immortelle, qui vit depuis la XVIIe dynastie égyptienne, croit voir au début du XIIe siècle en Aliénor d'Aquitaine la première reine d'une longue lignée dont elle assurera l'éducation, puis, en Elisabeth Ire d'Angleterre, celle à qui elle pourra transmettre son savoir millénaire.
Déçue, elle s'embarque pour le Nouveau Monde. Mais ce n'est qu'au XVIIe siècle, grâce à Descartes, qu'elle rencontre Louise, celle qui l'accompagnera désormais, son double et son négatif, immortelle elle aussi, mais issue des brumes de Bohême. De Vienne à New York en passant par Paris, Louise et Sophie se fuient, se retrouvent, ont parfois les mêmes amis (Mme de Staël, George Sand, Freud), traversent le XXe siècle en s'engageant l'une dans le combat féministe, l'autre dans celui de l'art, et abordent le XXIe siècle de façon dramatique, du moins pour Sophie redevenue mortelle et alitée dans cet hôpital parisien où elle a livré à la jeune étudiante Julia l'histoire de sa vie et du monde tel qu'elle l'a connu.
L'accumulation des savoirs et des expériences, des examens de conscience auxquels Sophie se livre pour trouver un sens à sa vie, ses doutes et ses exaltations, la rendent de plus en plus humaine et contemporaine. Car ses interrogations, sa déception de voir le monde retomber cycliquement dans l'horreur sans tirer le moindre enseignement des erreurs passées, sont les nôtres. L'espoir qu'elle met dans la notion d'égalité qui s'est forgée depuis la Renaissance, la certitude que les femmes vont enfin y accéder, puis le XXIe siècle qui les voit conquérir tous les domaines, font de ce dernier tome celui des femmes par excellence.
J’ai adoré ce livre et la rencontre avec Séphanie fut un rayon de soleil


M comme Martin Lugand



Agnès Martin-Lugand (née à Saint-Malo) est une romancière française. Psychologue de formation, elle s'est tournée vers l'écriture et a publié un premier roman, Les gens heureux lisent et boivent du café, en auto-édition sur la plate-forme Kindle d'Amazon.com le 25 décembre 20121. Vite repérée par des blogueurs littéraires proches du milieu de l'auto-édition2, elle a été abordée par Florian Lafani, responsable du développement numérique des Éditions Michel Lafon, avec une proposition d'entrer dans l'édition traditionnelle3. Le roman une fois entré au catalogue de Michel Lafon, l'éditeur a assuré des traductions dans plusieurs langues européennes, notamment en espagnol, italien, néerlandais, polonais et turc.
Rescapée des griffes d’Aymeric Caron chez Ruquier et sortie de la jungle de l’autoédition sur internet elle est la surprise du milieu éditorial.
Deux romans chroniqués sur le MagChic
http://lemagchic.blogspot.fr/2013/06/les-gens-heureux-lisent-et-boivent-du.html
http://henrialbertdelorme.tumblr.com/post/91142729058/entre-mes-mains-le-bonheur-se-faufile-dagnes-martin


Pour savoir ce qu’on veut faire dans la vie, il faut prendre des risques. C’est ce que rappelle Agnès Martin-Lugand auteur du best-seller « Les gens heureux lisent et boivent du café », vendu à plus de 100.000 exemplaires en France, traduit dans vingt pays et bientôt adapté au cinéma.
Dans son nouveau roman, l’auteure, qui est aussi psychologue, raconte l’histoire d’une femme, Iris, qui découvre ses talents de styliste. Une recherche du bonheur qui passe par la remise en cause de ses choix, de son couple et de sa vie.
"Il faut aller jusqu'au bout de sa quête d'identité. C'est certainement très risqué, mais finalement, en prenant le risque de se perdre, on peut aussi se trouver." (Agnès Martin-Lugand)



N comme Nothomb


Une vingtaine de romans d'Amélie Nothomb sont publiés aux Éditions Albin Michel :
Qui ne connait pas Amalie Nothomb véritable attraction de la foire du Livre ..une valeur sûre pour ses fans et ses éditeurs..Ne boudons pas son succès
Son dernier roman Pétronille
Pétronille
" Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. "
Amélie Nothomb



S comme Santamaria


Jacques Santamaria est réalisateur, scénariste (Série “Au siècle de Maupassant”), et auteur (La reine et le Cardinal, Michel Lafon 2008, Un cœur oublié, Laurent Massot éditions 2002, L'Elysée, avec Patrice Duhamel, Plon, 2012)
Les Flingueurs (NDLR Bien dans l’air du temps)

Le monde politique est cruel. Il l'a toujours été, parfois plus encore qu'aujourd'hui. Mais le développement des médias et la déferlante des réseaux sociaux ont, depuis des années, un effet dévastateur : pour être entendus dans le brouhaha de l'information permanente, les responsables politiques doivent, à tout moment, se distinguer, trouver la phrase qui fait mouche, le mot qui tue, l'expression qui sera reprise et amplifiée. Et à ce jeu, c'est le plus cruel qui l'emporte.
Dans Les Flingueurs, on retrouvera, sous la forme d'un dictionnaire, les personnalités, les discours, les décisions, les duels les plus cruels. De Clemenceau à de Gaulle, de Talleyrand à Mitterrand, de Napoléon à Sarkozy. A partir de portraits, de mises en perspective et de mots clé (Mensonge, Haine, Bashing, Littérature politique, Droit d'inventaire, Face à face…), on verra aussi comment la férocité envahit le débat politique. On revivra les duels, contemporains ou plus anciens, marqués par la violence verbale et psychologique : de Gaulle/Roosevelt, de Gaulle/Churchill, Chirac/Giscard, Fillon/Sarkozy…On évoquera les " affaires " les plus cruelles, de l'affaire Markovic à l'affaire Clearstream…
Une anthologie des cruautés politiques, c'est l'occasion de mesurer combien l'idéologie, la dialectique, les grands débats de société ont aujourd'hui laissé le plus souvent la place à l'invective, à la formule toute faite et soigneusement préparée, au jeu des petites phrases. Les Flingueurs, c'est, au choix, la comédie ou la tragédie du pouvoir…

mercredi 26 mars 2014

TOUT SAVOIR SUR..LEURS ANNEES SCIENCES PO de Guy Jacquemelle


Quand j’ai reçu ce livre et l’ai eu entre les mains pouvais je imaginer un seul instant que sa sortie allait se télescoper avec les élections? Sciences Po le chiffon rouge à agiter face aux anti technocrates…Guy Jacquemelle commet cet ouvrage à point nommé… Sciences Po, Comment y entrer, comment en sortir ? Bonne question !!! les réseaux sociaux les ont désignés comme boucs émissaires avec cette confusion avec l’ENA..l’un,il faut en convenir est l’antichambre de l’autre mais il faut bien définir ce qu’est cette institution qui n’est pas forcément une usine à hommes (ou femme)politiques.

Michel Rocard, Lionel Jospin, Hubert Védrine, Olivier Duhamel, Laurent Joffrin, Michèle Fitoussi, Jean Christophe Rufin, MarieLaure Sauty de Chalon, Ariane Chemin, David Pujadas, Anne Roumanoff, Raphaëlle Bacqué, Chantal Jouanno, Rama Yade, Loona Corrente et Vincent Galibert évoquent leurs années . A travers un bref retour sur leurs cursus et leurs carrières variés,l’auteur a recueilli leur témoignage sur leur vécu et sur la manière dont ils ont appréhendé cette institution.

Pourquoi ont-ils fait Sciences Po ? Comment s’y sont-ils préparés ? Que pouvaient-ils répondre aux questions : le Sénat, mythe ou réalité ? Comment sait-on si on est de droite ou de gauche ? Le premier ministre est-il un fusible ou un paratonnerre ? Qui a été la première femme transférée au Panthéon ? Quels sont leurs bons et mauvais souvenirs de la rue Saint-Guillaume ? Quels professeurs les ont marqués ? Quel regard portent-ils aujourd’hui sur cette période et cette école ? tous les témoins cités plus haut racontent leurs années rue Saint-Guillaume.

Il y avait bien d’autres façons d’aborder ce livre sur Sciences Po. L’angle choisi ici permet à ces personnalités d’évoquer avec distance ou passion, ironie ou nostalgie, leurs «années Sciences Po». Une même aventure les réunit, qui vient des années studieuses, douloureuses pour certains, dilettantes pour d’autres, passées dans cet antre germanopratin. Et si vous aussi, vous souhaitez préparer l’examen d’entrée, ils vous donnent de précieux conseils. Science Po n’était pas si connu que ça nous dit Henri Kaufman….le choix s’est longtemps limité à deux filières (si on s’en tient au propos du directeur de Collection: la filière des maths qui conduisait aux concours de l’X, de Normale Sup, de Centrale, des Mines, des Ponts et Chaussées, des Télécom, de Sup Aéro, de Sup Elec et quelques autres ; et la filière du commerce qui conduisait aux concours d’HEC, de Sup de Co, de l’ESSEC et de quelques autres. Sciences Po était à part, une école qui n’était pas clairement spécialisée et qui - au mieux - enseignait la culture générale et l’art du débat pour les futurs fonctionnaires de l’Etat.
.Le rythme infernal de la filière maths créait une sorte de solidarité dans l’effort même si l’on savait qu’au bout du compte votre voisin de table pouvait se révéler être un concurrent redoutable qui pouvait « intégrer » à votre place ; les places étaient très disputées. Une fois entré à l’Ecole (Centrale Paris dans mon cas), on se mettait en roue libre au moins la première année. Les différences d’origine sociale ne se voyaient pas trop, la mixité sociale n’était pas visible, et disparaissait derrière la mixité géographique car les élèves venaient des 4 coins de France. Pour éviter que les élèves paresseux fassent faire les dessins de plans par le bureau d’études de leur père qui dirigeait un bureau d’études (une chance sur 3 ?), l’administration collait, pour les épreuves de dessin industriel ou d’architecture, les feuilles de papier Canson sur une épaisse planche de bois, intransportable dans le métro tant elle était grande…
Sciences Po a commencé à avoir pour moi une image moins floue quelques années plus tard quand j’ai commencé à travailler Boulevard Saint Germain, à une portée de lance-pierre de la rue Saint Guillaume. Je me souviens que je passais devant l’école et la bibliothèque pour aller de temps en temps manger un foie de veau (rosé, évidemment) au restaurant La petite Chaise fréquenté par les élèves et professeurs de Sciences Po. La rue était toujours encombrée d’étudiants nonchalants qui passaient leur temps à discuter. L’image de Sciences Po s’est encore plus précisée le jour où Grégoire, mon fils ainé, y est entré en deuxième année …
Cette atmosphère potache, bien élevée, avec des étudiants chics et cravatés, coupant les raisonnements en quatre - deux parties et deux sous-parties - est excellemment rendue par le livre de Guy Jacquemelle ; Guy a su recueillir les confidences d’une vingtaine d’anciens élèves dont Michel Rocard, Lionel Jospin, Laurent Joffrin, Hubert Védrine? David Pujadas, etc. Ils nous font vraiment, entrer dans l’intimité des élèves et des professeurs, comme si nous étions cachés sous l’estrade de l’amphi Boutmy ou assis en spectateur équipé d’une caméra sur les coussins de la Péniche dans le hall d’entrée. Ce qui va vous frapper dans ce livre qui se lit d’un trait presque comme un roman, c’est la diversité des carrières de ceux qui en « sont sortis », une diversité qui n’est pas exempte de réussite, d’intelligence et d’humour.

Ce que j’ai retenu de ce livre c’est la diversité qui se fond dans le moule d’une élite décriée parfois à tort mais qui donne une approche de sciences humaines exceptionnelles.
Beaucoup des intervenants du livre on souligné le bon souvenir qu’il ont gardé de la rue St Guillaume par rapport ) l’ENA.
Se limiter à la technostructure serait un bien mauvais procès fait à une formation qui a ses défauts et ses qualités…on apprend dans ce livre l’étonnante richesse et surtout un effort de diversification des cursus comme l’Ecole de droit en y ajoutant un zeste d’ouverture par le sulfureux Descoing. Richard Descoing a lancé un sacré pavé dans la mare en ouvrant Science Po sans concours aux gamins des bahuts de banlieue…d’ailleurs le livre fait état du témoignage très intéressant de l’un de ceux-ci Vincent Galibert à propos du renouvellement des élites.

On y découvre le parcours d’une surdouée et aussi celui d’Anne Roumanoff ainsi que celui de Chantal Jouanno qui a une niaque infernale.
Ce livre donnera t’il aux parents de lycéens une ligne d’horizon ?? donnera t’il aux lycéens l’envie d’y rentrer…une chose est certaine c’est un hymne aux vertus du travail,qui peut constituer le brévaire du postulant Faire un plaidoyer pro domo de cette formation trop souvent associée à l’image de l’ENA en ces temps agités d’élection relève d’un défi que je relève volontiers. Rendons grâce à l’auteur d’avoir su nous faire une galerie de portrait dans un bouquin qui se lit comme on boit du petit lait
Collection dirigée par Henri Kaufman
Editions Kawa
ISBN 978-2-918866-93-0
Livre disponible dans toutes les librairies
Prix 21,90 €204 pages
Henri Delorme©Le Mag Chic Mars 2014

mercredi 5 mars 2014

LA BLANCHEUR QU'ON CROYAIT ETERNELLE de Virginie CARTON


Soudain dès l’ouverture du livre de Virginie, s’échappèrent les embruns de Deauville, il flotta dans l’air la mélodie d’une homme ,un femme, thème central du roman.

Il faut habiter dans ses rêves et avoir pour résidence secondaire le monde imaginaire du livre…..hanté par les fantômes de Romy Schneider et de Joe Dassin.
Je soupçonne l’auteur d’être nostalgique de cette époque et puis sa biographie dément cette impression …elle est trop jeune …ou alors elle a été bercée par toutes ces mélodies ; c’est tellement évident que l’on pourrait croire qu’il s’agit d’une hagiographie de ses idoles…pas du tout…..il fallait être sacrément gonflé pour convoquer Lelouch et son film mythique.

Prendre la Ford Mustang, filer sur Deauville, étreindre l’homme, la femme qu’on aime….dans cette blancheur qu’on croyait éternelle….qui n’a jamais rêvé ???
Mathilde aimerait bien devenir chocolatière mais elle est trop diplômée pour ça. Elle ne sort pas beaucoup et n’aime pas se déguiser. C’est même plutôt le genre coincé. Ce qu’elle préfère, c’est regarder le concours de Miss France à la télé en mangeant des palets bretons trempés dans du lait. Quand elle avait sept ans, Mathilde a été traumatisée par la mort de Romy Schneider. À trente-quatre ans, elle pense encore à Julien, et Éléonore, sa meilleure amie, est décidée à lui trouver un bon parti.
Lucien est pédiatre, il aime les films avec Jean-Louis Trintignant, et Deauville. Il n’aime pas tellement danser. Ça remonte à son enfance, à l’époque des premières boums ratées. Chaque année, au Nouvel An, il envoie une carte de vœux à ses parents. À trente-cinq ans, il est célibataire. Il aimerait bien que ça change. Mais il n’est pas très à l’aise avec les SMS, alors ce n’est pas gagné.

Mathilde et Lucien habitent le même immeuble mais ne le savent pas.

Un jour, le nouveau voisin les invite à sa soirée déguisée. La Blancheur qu’on croyait éternelle est l’histoire de deux solitudes, deux sentimentaux perdus dans un monde plus vraiment sentimental.

Leur trajectoire chaotique dans ce monde irrigué par les réseaux sociaux ettfvybb les amitiés de façade, est touchante…surtout un beau flash black (clin d’œil à Lelouch)sur mes amours de jeunesse,mes souvenirs de jeunesse si bien revisités par une auteur à la plume alerte !!!

Ce livre est à lire en mettant la BO du film de Lelouch..chabada bada …… http://www.dailymotion.com/video/xuh8u0_un-homme-et-une-femme-musique-francis-lai-film-claude-lelouch-1966_creation

Henri Delorme©Le MagChic Mars 2014

Editions Stock Collection :La Bleue
Parution : 19/03/2014
224 pages
Format :
135 x 215 mm
EAN : 9782234076204
Prix: 18.00 €

mardi 18 février 2014

LANCEMENT DU ROMAN DE DELPHINE DE MALHERBE A LA HUNE

" A L HEURE OÙ LES HOMMES VIVENT " est lancé.
Les anges gardiens étaient à l'heure le jour de la signature à la Hune Lundi dernier pour sonner le départ...
avec avec Delphine de Malherbe: Jacques Higelin, Gérard Darmon, Patrick Chesnais, Judith Magre...

et maintenant, c'est à vous, lecteurs, d'écrire son histoire...