UN MAGAZINE CHIC,CHOC ET CHARME

Un magazine jamais vendu en kiosque,uniquement lu sur le net pour et par les écrivains et tous les artistes aimant l'art du bien vivre et qui veulent lire en musique.
Chic,choc et charme



dimanche 16 novembre 2014

TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LE PERE par Franck Courtès





Comment éviter les clichés quand on évoque le parcours d'un fils subissant l'absence du père?? il faut le demander à Franck Courtès ou plutôt lire son roman,le premier et c'est réussi.

Toute ressemblance avec le père narre l'histoire de trois membres d’une famille qui essaient après la mort accidentelle du père, de tenir le coup et de survivre chacun à sa manière.

Ce roman rassemble les pièces d'un puzzle habité par Mathis, Mireille et Vinciane, avec les liens, les manques, l'absence, les non-dits/secrets comme pour mieux se préserver dans une démarche mémorielle et fantomatique l'égard de ce père qui a la légué tous ses mimétismes.
Les héros du livre s'égaient sur des chemins de vie radicalement différents....la mère choisit d'être dans le souvenir,stoïque, en enfilant le voile de veuve d 'un homme plus amant des autres que mari d'icelle.Mireille la fille aînée résout le problème du passé en l'évacuant par le voyage au bout du monde;Mathis le fils accepte dirais-je l'héritage tant il est dans sa ressemblance au père.....les "veuves " de son père n'ayant pas manqué de le lui rappeler.

C'est dans ce climat que nous entrainer l'auteur,à travers la verve des dialogues plein de subtilité et de sensibilité....et surtout grâce aux "images" (réflexe de photographe) qui arrivent à charrier des émotions quitte à nous foutre la trouille avec l'omniprésence du fantôme du père.

Se pose alors la question avec un tel héritage est ce un lest de plomb ou une énergie nouvelle  pour rebondir???? comment trouver sa place avec le passé qui a imprimé ses traces dans les gestes et le mode de vie?On en revient ici à la thématique freudienne,si j'ose dire...Faut il tuer le père pour exister......le rôle de l'auteur est de nous envoyer à sa réflexion intime pour que la conviction du même nom se fasse chez chaque lecteur...

L'universalité de l'histoire touchera beaucoup d'entre nous.Entre Eros et Thanatos ,entre deuil et rage de vivre,pas de choix mais une combinaison sentimentale de développe,lutter contre les non dits ,le roman a fait passer le message.Le héros Mathis dans sa conquête des femmes découvre leur autonomie grandissante,la sœur volontaire capable de zapper le passé en s'étourdissant dans  le travail  le plus loin possible du domaine des souvenirs,confirme cette place grandissante des femmes.Dans le grand "théâtre" de Franck Courtès le décor du livre ressemble à celui de sa vie avec  la ville turbulente avec ses rite urbains somme toute  matérialiste et aussi la campagne plus spirituelle et mystérieuse,la mort en toile de fond et l'histoire qui file ,qui grise les tempes et vous fait passer de la jeunesse à l'âge adulte.L'histoire d'un gamin de seize ans qui bascule en mode homme sans avoir vraiment appris à l'être et surtout sans personne à modéliser...on en ressort bouleversé
Au même âge que mon fils, je m'étais hissé au sommet d'une meule un soir, au bord du plateau. Devant moi, la terre brune, les bois sombres, le vent dans mon dos dessinaient les contours du bonheur, les points cardinaux d'une boussole imaginaire. J'étais un cristal de garçon.(Franck Courtès)
 Je vous laisse avec les personnages que j'ai eu du mal à quitter

Ils sont trois, une mère et deux enfants, Mathis et Vinciane, à tenter de survivre après la disparition de Jacques. Si Mireille s'est figée dans son destin de veuve d'un héros magnifié, Vinciane, elle, traverse les océans pour oublier. Quant à Mathis, il enchaîne les conquêtes et s'abîme dans la séduction. Tous se débattent mais le fantôme de Jacques rôde, un fantôme qui épouserait les fantasmes et les culpabilités de chacun.
Vient un jour pourtant où il faudra solder les comptes (quatrième de couverture)

Henri Delorme ©Le MagChic Novembre 2014

ISBN : 2709646552
Éditeur : J.-C. Lattès (2014)
439 pages
Prix:18,50€

jeudi 13 novembre 2014

ABECEDAIRE DE LA FOIRE DU LIVRE

A baisser d’air à Brive !!

A comme Aubenas


Florence Aubenas (née le 6 février 1961 à Bruxelles) est une journaliste française.
Elle a effectué la plus grande partie de sa carrière au sein du quotidien Libération comme grand reporter jusqu'à son départ en 2006 pour l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Lors d'un reportage en Irak, en 2005, elle a été retenue en otage pendant plusieurs mois.

Grand reporter au Monde, véritable journaliste d’immersion Florence Aubenas a sillonné la France de l’infra-ordinaire. Celle des millions de Français qui peinent à joindre les deux bouts mais triment, rigolent, râlent, votent par conviction ou par dépit, partent en camping sauvage retrouver un peu de paix. La journaliste en a rapporté des chroniques où, d’une phrase, d’un détail, elle dévoile tout un monde qui peine à se faire entendre, celui du réel, tel quel. Ces reportages finissent par dessiner en pointillé un territoire. Ce sont ces chroniques qui mises bout à bout ont donné un livre, un vrai succès auprès du public, sous le simple titre En France.
A lire pour aller au-delà du périphérique !



B comme Besnehard


Bien évidemment il est plus connu comme agent artistique que comme écrivain et c’est ce qui rend son ouvrage pertinent Dominique Besnehard a été l’un des plus médiatiques directeurs de casting des années 80. Il a également été l’un des agents les plus influents d’Artmedia, la plus prestigieuse agence artistique d’Europe. Il a créé en 2006 sa propre société de production : Mon voisin Production.
C’est au casino d'Houlgate, en Normandie, dans les années 60, que tout a commencé. C’est là que Dominique Besnehard a découvert le cinéma et les actrices. C’est là qu’il est tombé fou d’amour, et pour toujours, pour Sylvie Vartan dont il est devenu plus tard l’ami et l’agent. C’est lui qui a découvert quelques belles inconnues nommées Juliette Binoche ou Béatrice Dalle, et défendu les intérêts de nombreuses stars : Jeanne Moreau, Isabelle Adjani, Charlotte Gainsbourg, Sophie Marceau, Nathalie Baye ou Christophe Lambert.
C’est lui encore, par son improbable « incursion en politique », qui fut le soutien inconditionnel de Ségolène Royal. Une affaire douloureuse dont il parle avec une grande franchise et beaucoup d’émotion.
Personnage haut en couleurs, homme de cœur, de passion et de fidélité, il a accepté de se confier sans langue de bois, sans rien cacher de ses interrogations les plus intimes, avec enthousiasme, sincérité et lucidité. À la fois dans les coulisses et sur le devant de la scène, voici le récit du parcours atypique d’un boulimique qui vit, depuis toujours, avec ces êtres étranges et fascinants qui hantent le monde du spectacle, et notre imaginaire.

Cela donne un livre copieux (475 pages) et parfaitement digeste. Car Dominique Besnéhard n’a pas la langue de bois. Il parle avec franchise et sincérité sans vouloir régler de comptes, à l’exception de Ségolène Royal qui occupe l’un des derniers chapitres.

C comme Courtès


Franck Courtès est photographe indépendant. Il partage son temps entre Paris et la campagne. Il est l’auteur d’Autorisation de pratiquer la course à pied, paru chez Lattès en 2013.
Frais émoulu de l’émission de François Busnel ..La Grande Librairie…Franck déploie son large sourire dans les allées de Brive…..Il a raison ..son roman édité chez Lattès sera à coup sûr un franc succès…."Roman sur les non-dits, Toute ressemblance avec le père est une histoire de reconstruction, mais aussi un beau texte contemplatif où chacun essaye de garder le cap. Pas de mièvrerie ni de mots inutiles, et parfois, un moment d'évasion naturaliste, pour ces orphelins qui apprendront à faire leur deuil", Christine Ferniot de Télarama
Au même âge que mon fils, je m'étais hissé au sommet d'une meule un soir, au bord du plateau. Devant moi, la terre brune, les bois sombres, le vent dans mon dos dessinaient les contours du bonheur, les points cardinaux d'une boussole imaginaire. J'étais un cristal de garçon.
Franck Courtès
Ils sont trois, une mère et deux enfants, Mathis et Vinciane, à tenter de survivre après la disparition de Jacques. Si Mireille s'est figée dans son destin de veuve d'un héros magnifié, Vinciane, elle, traverse les océans pour oublier. Quant à Mathis, il enchaîne les conquêtes et s'abîme dans la séduction. Tous se débattent mais le fantôme de Jacques rôde, un fantôme qui épouserait les fantasmes et les culpabilités de chacun.
Vient un jour pourtant où il faudra solder les comptes.


D comme Delacourt



Grégoire Delacourt est un publicitaire et écrivain français né en 1960 à Valenciennes.
On ne présente plus Grégoire Delacourt autre fleuron de la maison Lattes…après l’Ecrivain de la famille,La liste de mes envies portée à l’écran,et la première chose qu’on regard,le dernier roman a de quoi surprendre et si on ne voyait que le bonheur on dirait que c’est à travers ses petites lunettes rondes
Grégoire Delacourt réussit un joli contrepied littéraire pour la sortie de son quatrième roman où se mêle tendresse et noirceur……une tragédie familiale qui s’articule autour d’un diptyque nous déplace de la France au Mexique, de la violence tendre au pardon

Première partie …La violence tendre

En mode off un narrateur qui déchiffre sa vie ratée alimentée par deux mamelles…veulerie et frilosité…
Antoine est l’homme idéal pour une compagnie d’assurance, consciencieusement il débusque les arnaques, expertise sans réelle compassion, il indemnise…il chiffre la vie des autres. Sa vie c’est de chiffres et des êtres …
Ces derniers comptant pour peu….. Biberonné par une morne enfance il descend d’un géniteur peu affectueux dont le sens de la formule s’arrête à la chimie, et qui finit terrassé par une terrible maladie ….le cancer du colon. Le décès brutal et accidentel d’une de ses sœurs jumelles précipite le départ de sa mère qui fuit le domicile conjugal, en proie à de grands doutes sur l’amour.
Cet amour il crut bien le rencontrer en même temps que Nathalie qui va peut être comblé cet abime affectif qui s’est creusé depuis son enfance.De cette grand e espérance naquirent Léon et Joséphine.
Et là c’est la dégringolade……après avoir épargné toute sa vie sur l’album des emmerdes, des non dits, des non dits, de la lacheté,après avoir collé les « timbres » qui compostent sa VDM, l’album est plein……..le licenciement siffle la fin….et …c’est l’iiréparable,l’impensable…..Le trou noir comme un gouffre qui l’aspire vers le sordide………
De là démarre une introspection qu’Antoine verbalise par la forme épistolaire, la lettre à Léon sous le sceau de la confidence mâtinée de confession…Un déluge au cours duquel l’ancien expert des assurances évalue le sinistre de son existence..au cours duquel il explique pour que pour aimer il faut avoir appris de sa mère, se rendant compte que les schémas se reproduisent, le mal aimé modélise son enfance et reproduit ce qu’il a vécu..terrible aveu..

Une enfance sans l'amour des parents, ou de votre entourage. Le plus dur à supporter..accepter qu'ils vous ont volé une partie de votre enfance. Pour pouvoir aimer l faut avoir été aimé il Antoine arrivera t’il à se séparer de ces vieilles pensées pour faire peau neuve. ?

Ainsi s’achève ce premier volet que j’ai baptisé la violence ……..pour déboucher sur le deuxième volet

Deuxième partie ..le pardon

Faire peau neuve ?? l’exil vers le Mexique…Antoine va oser se reconstruire ailleurs et la voix off de sa fille, Joséphine narre son calvaire pour délivrer au lecteur la dimension émotionnelle du drame familial….Dans son style adolescent, la plume pubère de Joséphine vagabonde à travers les souvenirs émaillé de pensées sentimentales. Une longue route se trace devant elle balisée par le fol espoir d’y croiser celle de son père.

La vie est par définition un accident mais lorsqu’un sinistre intervient ?? Combien la chiffrer..Plus que le pretium doloris c’est la valeur même de l’existence, Grégoire Delacourt nous laisse face à nos interrogations dans un ouvrage fort, intense, dur parfois mais interpellant Une fiction qui nous rapproche de nos réalités dans une tornade familiale que nous ne pouvons pas oublier... Ce livre est une bombe à fragmentation qui explose tous les sentiments, à lire et je prédis à ce livre plus qu’un succès de librairie…la reconnaissance du milieu par un prix..la densité émotionnelle de l’ouvrage le vaut bien

« Une vie, et j’étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros.
Une vie ; le col enfin à dix centimètres, le souffle court, la naissance, le sang, les larmes, la joie, la douleur, le premier bain, les premières dents, les premiers pas ; les mots nouveaux, la chute de vélo, l’appareil dentaire, la peur du tétanos, les blagues, les cousins, les vacances, les potes, les filles, les trahisons, le bien qu’on fait, l’envie de changer le monde.
Entre trente et quarante mille euros si vous vous faites écraser.
Vingt, vingt-cinq mille si vous êtes un enfant.
Un peu plus de cent mille si vous êtes dans un avion qui vous écrabouille avec deux cent vingt-sept autres vies.
Combien valurent les nôtres ? »
À force d’estimer, d’indemniser la vie des autres, un assureur va s’intéresser à la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité. Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s’affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l’adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses.(4ème de couverture)


Bonne route pour ce chemin de la violence au pardon…
Au risque de me répéter je dirais (à nouveau) la qualité d’un livre tient surtout aux questions qu’il pose ….pas aux réponses qu’il aurait la prétention de vous donner


F Comme Foenkinos


Agé de 40 ans il étudia les lettres à la Sorbonne, tout en se formant au jazz, ce qui l'amène au métier de professeur de guitare. Son premier roman est publié en 2002 chez Gallimard. Ses romans sont traduits à l'étranger, dans trente-cinq langues.

Selon Le Figaro, il fait partie des cinq plus gros vendeurs de romans en 2011.
David accède au rang des auteurs primés,juste récompense par la Renaudot d’un ouvrage hors pair Charlotte…
Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant: "C'est toute ma vie." Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.
Foenkinos n'est pas Dostoïveski et ne prétend pas l'être. Il effleure les abîmes de l'âme plus qu'il ne les explore, avec la mélancolie et la délicatesse de trait qu'on lui connaît.


J Comme Janicot


Stéphanie Janicot, née à Rennes le 28 août 1967, est un écrivain français. Elle passe son bac aux États-unis en 1984. Après des études de droit, Sciences Po et le CFJ, elle devient journaliste à Bayard Presse en 1992. Elle dirige les pages littéraires du magazine Muze depuis sa création en 2004
Stéphanie possède à la fois la grâce dans sa silhouette et dans son écriture…son dernier ouvrage est de la veine de ceux que tous ses lecteurs ont adorés,à savoir les deux premiers tomes de la mémoire du monde
Le dernier volet de La mémoire du monde (le tome 3)est celui de la montée des femmes et de leur pouvoir, qui s'affermit au cours des siècles. Sophia l'Immortelle, qui vit depuis la XVIIe dynastie égyptienne, croit voir au début du XIIe siècle en Aliénor d'Aquitaine la première reine d'une longue lignée dont elle assurera l'éducation, puis, en Elisabeth Ire d'Angleterre, celle à qui elle pourra transmettre son savoir millénaire.
Déçue, elle s'embarque pour le Nouveau Monde. Mais ce n'est qu'au XVIIe siècle, grâce à Descartes, qu'elle rencontre Louise, celle qui l'accompagnera désormais, son double et son négatif, immortelle elle aussi, mais issue des brumes de Bohême. De Vienne à New York en passant par Paris, Louise et Sophie se fuient, se retrouvent, ont parfois les mêmes amis (Mme de Staël, George Sand, Freud), traversent le XXe siècle en s'engageant l'une dans le combat féministe, l'autre dans celui de l'art, et abordent le XXIe siècle de façon dramatique, du moins pour Sophie redevenue mortelle et alitée dans cet hôpital parisien où elle a livré à la jeune étudiante Julia l'histoire de sa vie et du monde tel qu'elle l'a connu.
L'accumulation des savoirs et des expériences, des examens de conscience auxquels Sophie se livre pour trouver un sens à sa vie, ses doutes et ses exaltations, la rendent de plus en plus humaine et contemporaine. Car ses interrogations, sa déception de voir le monde retomber cycliquement dans l'horreur sans tirer le moindre enseignement des erreurs passées, sont les nôtres. L'espoir qu'elle met dans la notion d'égalité qui s'est forgée depuis la Renaissance, la certitude que les femmes vont enfin y accéder, puis le XXIe siècle qui les voit conquérir tous les domaines, font de ce dernier tome celui des femmes par excellence.
J’ai adoré ce livre et la rencontre avec Séphanie fut un rayon de soleil


M comme Martin Lugand



Agnès Martin-Lugand (née à Saint-Malo) est une romancière française. Psychologue de formation, elle s'est tournée vers l'écriture et a publié un premier roman, Les gens heureux lisent et boivent du café, en auto-édition sur la plate-forme Kindle d'Amazon.com le 25 décembre 20121. Vite repérée par des blogueurs littéraires proches du milieu de l'auto-édition2, elle a été abordée par Florian Lafani, responsable du développement numérique des Éditions Michel Lafon, avec une proposition d'entrer dans l'édition traditionnelle3. Le roman une fois entré au catalogue de Michel Lafon, l'éditeur a assuré des traductions dans plusieurs langues européennes, notamment en espagnol, italien, néerlandais, polonais et turc.
Rescapée des griffes d’Aymeric Caron chez Ruquier et sortie de la jungle de l’autoédition sur internet elle est la surprise du milieu éditorial.
Deux romans chroniqués sur le MagChic
http://lemagchic.blogspot.fr/2013/06/les-gens-heureux-lisent-et-boivent-du.html
http://henrialbertdelorme.tumblr.com/post/91142729058/entre-mes-mains-le-bonheur-se-faufile-dagnes-martin


Pour savoir ce qu’on veut faire dans la vie, il faut prendre des risques. C’est ce que rappelle Agnès Martin-Lugand auteur du best-seller « Les gens heureux lisent et boivent du café », vendu à plus de 100.000 exemplaires en France, traduit dans vingt pays et bientôt adapté au cinéma.
Dans son nouveau roman, l’auteure, qui est aussi psychologue, raconte l’histoire d’une femme, Iris, qui découvre ses talents de styliste. Une recherche du bonheur qui passe par la remise en cause de ses choix, de son couple et de sa vie.
"Il faut aller jusqu'au bout de sa quête d'identité. C'est certainement très risqué, mais finalement, en prenant le risque de se perdre, on peut aussi se trouver." (Agnès Martin-Lugand)



N comme Nothomb


Une vingtaine de romans d'Amélie Nothomb sont publiés aux Éditions Albin Michel :
Qui ne connait pas Amalie Nothomb véritable attraction de la foire du Livre ..une valeur sûre pour ses fans et ses éditeurs..Ne boudons pas son succès
Son dernier roman Pétronille
Pétronille
" Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. "
Amélie Nothomb



S comme Santamaria


Jacques Santamaria est réalisateur, scénariste (Série “Au siècle de Maupassant”), et auteur (La reine et le Cardinal, Michel Lafon 2008, Un cœur oublié, Laurent Massot éditions 2002, L'Elysée, avec Patrice Duhamel, Plon, 2012)
Les Flingueurs (NDLR Bien dans l’air du temps)

Le monde politique est cruel. Il l'a toujours été, parfois plus encore qu'aujourd'hui. Mais le développement des médias et la déferlante des réseaux sociaux ont, depuis des années, un effet dévastateur : pour être entendus dans le brouhaha de l'information permanente, les responsables politiques doivent, à tout moment, se distinguer, trouver la phrase qui fait mouche, le mot qui tue, l'expression qui sera reprise et amplifiée. Et à ce jeu, c'est le plus cruel qui l'emporte.
Dans Les Flingueurs, on retrouvera, sous la forme d'un dictionnaire, les personnalités, les discours, les décisions, les duels les plus cruels. De Clemenceau à de Gaulle, de Talleyrand à Mitterrand, de Napoléon à Sarkozy. A partir de portraits, de mises en perspective et de mots clé (Mensonge, Haine, Bashing, Littérature politique, Droit d'inventaire, Face à face…), on verra aussi comment la férocité envahit le débat politique. On revivra les duels, contemporains ou plus anciens, marqués par la violence verbale et psychologique : de Gaulle/Roosevelt, de Gaulle/Churchill, Chirac/Giscard, Fillon/Sarkozy…On évoquera les " affaires " les plus cruelles, de l'affaire Markovic à l'affaire Clearstream…
Une anthologie des cruautés politiques, c'est l'occasion de mesurer combien l'idéologie, la dialectique, les grands débats de société ont aujourd'hui laissé le plus souvent la place à l'invective, à la formule toute faite et soigneusement préparée, au jeu des petites phrases. Les Flingueurs, c'est, au choix, la comédie ou la tragédie du pouvoir…

mercredi 26 mars 2014

TOUT SAVOIR SUR..LEURS ANNEES SCIENCES PO de Guy Jacquemelle


Quand j’ai reçu ce livre et l’ai eu entre les mains pouvais je imaginer un seul instant que sa sortie allait se télescoper avec les élections? Sciences Po le chiffon rouge à agiter face aux anti technocrates…Guy Jacquemelle commet cet ouvrage à point nommé… Sciences Po, Comment y entrer, comment en sortir ? Bonne question !!! les réseaux sociaux les ont désignés comme boucs émissaires avec cette confusion avec l’ENA..l’un,il faut en convenir est l’antichambre de l’autre mais il faut bien définir ce qu’est cette institution qui n’est pas forcément une usine à hommes (ou femme)politiques.

Michel Rocard, Lionel Jospin, Hubert Védrine, Olivier Duhamel, Laurent Joffrin, Michèle Fitoussi, Jean Christophe Rufin, MarieLaure Sauty de Chalon, Ariane Chemin, David Pujadas, Anne Roumanoff, Raphaëlle Bacqué, Chantal Jouanno, Rama Yade, Loona Corrente et Vincent Galibert évoquent leurs années . A travers un bref retour sur leurs cursus et leurs carrières variés,l’auteur a recueilli leur témoignage sur leur vécu et sur la manière dont ils ont appréhendé cette institution.

Pourquoi ont-ils fait Sciences Po ? Comment s’y sont-ils préparés ? Que pouvaient-ils répondre aux questions : le Sénat, mythe ou réalité ? Comment sait-on si on est de droite ou de gauche ? Le premier ministre est-il un fusible ou un paratonnerre ? Qui a été la première femme transférée au Panthéon ? Quels sont leurs bons et mauvais souvenirs de la rue Saint-Guillaume ? Quels professeurs les ont marqués ? Quel regard portent-ils aujourd’hui sur cette période et cette école ? tous les témoins cités plus haut racontent leurs années rue Saint-Guillaume.

Il y avait bien d’autres façons d’aborder ce livre sur Sciences Po. L’angle choisi ici permet à ces personnalités d’évoquer avec distance ou passion, ironie ou nostalgie, leurs «années Sciences Po». Une même aventure les réunit, qui vient des années studieuses, douloureuses pour certains, dilettantes pour d’autres, passées dans cet antre germanopratin. Et si vous aussi, vous souhaitez préparer l’examen d’entrée, ils vous donnent de précieux conseils. Science Po n’était pas si connu que ça nous dit Henri Kaufman….le choix s’est longtemps limité à deux filières (si on s’en tient au propos du directeur de Collection: la filière des maths qui conduisait aux concours de l’X, de Normale Sup, de Centrale, des Mines, des Ponts et Chaussées, des Télécom, de Sup Aéro, de Sup Elec et quelques autres ; et la filière du commerce qui conduisait aux concours d’HEC, de Sup de Co, de l’ESSEC et de quelques autres. Sciences Po était à part, une école qui n’était pas clairement spécialisée et qui - au mieux - enseignait la culture générale et l’art du débat pour les futurs fonctionnaires de l’Etat.
.Le rythme infernal de la filière maths créait une sorte de solidarité dans l’effort même si l’on savait qu’au bout du compte votre voisin de table pouvait se révéler être un concurrent redoutable qui pouvait « intégrer » à votre place ; les places étaient très disputées. Une fois entré à l’Ecole (Centrale Paris dans mon cas), on se mettait en roue libre au moins la première année. Les différences d’origine sociale ne se voyaient pas trop, la mixité sociale n’était pas visible, et disparaissait derrière la mixité géographique car les élèves venaient des 4 coins de France. Pour éviter que les élèves paresseux fassent faire les dessins de plans par le bureau d’études de leur père qui dirigeait un bureau d’études (une chance sur 3 ?), l’administration collait, pour les épreuves de dessin industriel ou d’architecture, les feuilles de papier Canson sur une épaisse planche de bois, intransportable dans le métro tant elle était grande…
Sciences Po a commencé à avoir pour moi une image moins floue quelques années plus tard quand j’ai commencé à travailler Boulevard Saint Germain, à une portée de lance-pierre de la rue Saint Guillaume. Je me souviens que je passais devant l’école et la bibliothèque pour aller de temps en temps manger un foie de veau (rosé, évidemment) au restaurant La petite Chaise fréquenté par les élèves et professeurs de Sciences Po. La rue était toujours encombrée d’étudiants nonchalants qui passaient leur temps à discuter. L’image de Sciences Po s’est encore plus précisée le jour où Grégoire, mon fils ainé, y est entré en deuxième année …
Cette atmosphère potache, bien élevée, avec des étudiants chics et cravatés, coupant les raisonnements en quatre - deux parties et deux sous-parties - est excellemment rendue par le livre de Guy Jacquemelle ; Guy a su recueillir les confidences d’une vingtaine d’anciens élèves dont Michel Rocard, Lionel Jospin, Laurent Joffrin, Hubert Védrine? David Pujadas, etc. Ils nous font vraiment, entrer dans l’intimité des élèves et des professeurs, comme si nous étions cachés sous l’estrade de l’amphi Boutmy ou assis en spectateur équipé d’une caméra sur les coussins de la Péniche dans le hall d’entrée. Ce qui va vous frapper dans ce livre qui se lit d’un trait presque comme un roman, c’est la diversité des carrières de ceux qui en « sont sortis », une diversité qui n’est pas exempte de réussite, d’intelligence et d’humour.

Ce que j’ai retenu de ce livre c’est la diversité qui se fond dans le moule d’une élite décriée parfois à tort mais qui donne une approche de sciences humaines exceptionnelles.
Beaucoup des intervenants du livre on souligné le bon souvenir qu’il ont gardé de la rue St Guillaume par rapport ) l’ENA.
Se limiter à la technostructure serait un bien mauvais procès fait à une formation qui a ses défauts et ses qualités…on apprend dans ce livre l’étonnante richesse et surtout un effort de diversification des cursus comme l’Ecole de droit en y ajoutant un zeste d’ouverture par le sulfureux Descoing. Richard Descoing a lancé un sacré pavé dans la mare en ouvrant Science Po sans concours aux gamins des bahuts de banlieue…d’ailleurs le livre fait état du témoignage très intéressant de l’un de ceux-ci Vincent Galibert à propos du renouvellement des élites.

On y découvre le parcours d’une surdouée et aussi celui d’Anne Roumanoff ainsi que celui de Chantal Jouanno qui a une niaque infernale.
Ce livre donnera t’il aux parents de lycéens une ligne d’horizon ?? donnera t’il aux lycéens l’envie d’y rentrer…une chose est certaine c’est un hymne aux vertus du travail,qui peut constituer le brévaire du postulant Faire un plaidoyer pro domo de cette formation trop souvent associée à l’image de l’ENA en ces temps agités d’élection relève d’un défi que je relève volontiers. Rendons grâce à l’auteur d’avoir su nous faire une galerie de portrait dans un bouquin qui se lit comme on boit du petit lait
Collection dirigée par Henri Kaufman
Editions Kawa
ISBN 978-2-918866-93-0
Livre disponible dans toutes les librairies
Prix 21,90 €204 pages
Henri Delorme©Le Mag Chic Mars 2014

mercredi 5 mars 2014

LA BLANCHEUR QU'ON CROYAIT ETERNELLE de Virginie CARTON


Soudain dès l’ouverture du livre de Virginie, s’échappèrent les embruns de Deauville, il flotta dans l’air la mélodie d’une homme ,un femme, thème central du roman.

Il faut habiter dans ses rêves et avoir pour résidence secondaire le monde imaginaire du livre…..hanté par les fantômes de Romy Schneider et de Joe Dassin.
Je soupçonne l’auteur d’être nostalgique de cette époque et puis sa biographie dément cette impression …elle est trop jeune …ou alors elle a été bercée par toutes ces mélodies ; c’est tellement évident que l’on pourrait croire qu’il s’agit d’une hagiographie de ses idoles…pas du tout…..il fallait être sacrément gonflé pour convoquer Lelouch et son film mythique.

Prendre la Ford Mustang, filer sur Deauville, étreindre l’homme, la femme qu’on aime….dans cette blancheur qu’on croyait éternelle….qui n’a jamais rêvé ???
Mathilde aimerait bien devenir chocolatière mais elle est trop diplômée pour ça. Elle ne sort pas beaucoup et n’aime pas se déguiser. C’est même plutôt le genre coincé. Ce qu’elle préfère, c’est regarder le concours de Miss France à la télé en mangeant des palets bretons trempés dans du lait. Quand elle avait sept ans, Mathilde a été traumatisée par la mort de Romy Schneider. À trente-quatre ans, elle pense encore à Julien, et Éléonore, sa meilleure amie, est décidée à lui trouver un bon parti.
Lucien est pédiatre, il aime les films avec Jean-Louis Trintignant, et Deauville. Il n’aime pas tellement danser. Ça remonte à son enfance, à l’époque des premières boums ratées. Chaque année, au Nouvel An, il envoie une carte de vœux à ses parents. À trente-cinq ans, il est célibataire. Il aimerait bien que ça change. Mais il n’est pas très à l’aise avec les SMS, alors ce n’est pas gagné.

Mathilde et Lucien habitent le même immeuble mais ne le savent pas.

Un jour, le nouveau voisin les invite à sa soirée déguisée. La Blancheur qu’on croyait éternelle est l’histoire de deux solitudes, deux sentimentaux perdus dans un monde plus vraiment sentimental.

Leur trajectoire chaotique dans ce monde irrigué par les réseaux sociaux ettfvybb les amitiés de façade, est touchante…surtout un beau flash black (clin d’œil à Lelouch)sur mes amours de jeunesse,mes souvenirs de jeunesse si bien revisités par une auteur à la plume alerte !!!

Ce livre est à lire en mettant la BO du film de Lelouch..chabada bada …… http://www.dailymotion.com/video/xuh8u0_un-homme-et-une-femme-musique-francis-lai-film-claude-lelouch-1966_creation

Henri Delorme©Le MagChic Mars 2014

Editions Stock Collection :La Bleue
Parution : 19/03/2014
224 pages
Format :
135 x 215 mm
EAN : 9782234076204
Prix: 18.00 €

mardi 18 février 2014

LANCEMENT DU ROMAN DE DELPHINE DE MALHERBE A LA HUNE

" A L HEURE OÙ LES HOMMES VIVENT " est lancé.
Les anges gardiens étaient à l'heure le jour de la signature à la Hune Lundi dernier pour sonner le départ...
avec avec Delphine de Malherbe: Jacques Higelin, Gérard Darmon, Patrick Chesnais, Judith Magre...

et maintenant, c'est à vous, lecteurs, d'écrire son histoire...

mardi 4 février 2014

HOMMAGE A PREVERT..UN PETIT CAFE ..EN MODE POESIE



Une émission matinale sur le poids des mots et leur usage, au moment où l’on prend un petit café et son petit déjeuner, une petite histoire m’a ramené à un poète du XX ème siècle. Méfions nous de la condescendance avec laquelle nous regardons nos contemporains…en effet, en Normandie dans un petit bourg, à l’heure du petit déjeuner, en un lieu où l’on emploie le mot petit comme signe d’affection………..ill était une fois une boulangère qui servait régulièrement son pain et voyait régulièrement chaque mercredi ,celui qu’elle appelait son petit monsieur.
Le béret vissé sur la tête et la clope au bec il commandait régulièrement d’une semaine sur l’autre, deux parts de tartes aux pommes.
Les jours s’écoulaient doucement dans le village et un mercredi matin le petit monsieur n’est pas venu à la boulangerie.
Le soir venu, aux informations du soir, la boulangère écarquilla les yeux en apprenant que le plus grand poète du siècle venait de décéder à l’âge de 77 ans dans une petite bourgade de Normandie.
Notre petite boulangère apprit que c’était Jacques Prévert, mais elle avait des petites circonstances atténuantes…..à Omonville la Petite (sic) il était si discret
En ce jour de novembre, je m’appuie sur le florilège de sa pensée pour en avoir une petite pour lui et j’aime bien quelques unes d’entre elles.
La vie est une cerise
La mort est un noyau
L'amour un cerisier.
Henri-Albert Delorme pour le Magchic

lundi 3 février 2014

A L'HEURE OU LES HOMMES VIVENT de Delphine de Malherbe



Franck Steiner, homme perdu, incarne le mâle bien de son époque évoluant au milieu de femmes manifestement mieux outillées que lui.
A l'heure ou les hommes vivent, à la minute ou ils veulent réussir, aimer, respirer, Franck Steiner voit sa maison prendre feu et ce drame individuel va transformer sa vie.

Ses certitudes et ses valeurs les plus profondes volent en éclats. Les jours qui suivent l'embarquent dans un tourbillon de rencontres et d'expériences qui mettent en cause son passé et son identité. Un thriller psychologique passionnant qui ravive nos propres questionnements et nos désirs.
Les hommes sont-ils des êtres mus par leurs besoins, par leurs idéaux ou par leur quête du plaisir ? Qu'est-ce qu'une vie réussie à l'heure ou le monde change ?
Pour narrer cette expérience douloureuse du héros et son doute sur l’idée qu’il a de sa propre réussite, Delphine de Malherbe s’est glissée avec subtilité dans la peur de celui -ci pour mieux percer le blindage des incohérences masculines et de son égoïsme.

Pris en tenaille entre une fille trop réaliste et mature pour être heureuse et une femme trop parfaite pour être satisfaite, Franck est bien le seul à se chercher.

La présence du sexe dans ce livre démontre le moteur et la quête ambitieuse du pouvoir…celui de posséder, de dominer et finalement de se rassurer.
Dans une actualité « questionnante » Delphine de Malherbe a fait de ce livre un ouvrage pertinent dans sa démonstration et abouti dans son style, sur les relations hommes/femmes et sur le rôle de la réussite sociale.
Mais il va bien au-delà du pourquoi ou du comment, ces deux questions souvent antinomiques posées par les hommes et les femmes.
Il développe aussi la théorie du héros à travers la personnalité du père de Franck…..qu’est ce qu’un héros..tel le dieu Janus aurait il deux faces ?? le côté épique ou l’autre salaud ???
Ce roman dégage aussi une piste de réflexion sur notre attitude face aux évènements..comment réagirions nous ???
Le courage n’est pas le fait d’ignorer la peur mais celui d’en connaître les limites pour mieux la maitriser
Face à une fille qui lui livre sa vérité, Franck se cherche pour ne pas perdre sa femme et surtout pour se lancer dans la quête de l’accomplissement..dans sa recherche d’épanouissement et de plaisir…y parviendra t’il ??
Un joli portrait de l’apparence de la réussite pour ne pas dire sa fausseté.
La qualité d’un livre tient surtout aux questions qu’il pose ….pas aux réponses qu’il aurait la prétention d’avoir ..ce roman se trouve à la confluence des deux courants…il permet à chacun d’entre nous de se poser la bonne question avec une chance (infime, certes) d’avoir un début de réponse..
Je prédis à ce roman un succès éditorial évident par la qualité de son écriture et celle de son contenu….une clé de plus pour résoudre nos interrogations sur la nature de nos propres ambitions et la gestion de nos existences…

A lire absolument et à partager sans modération.

Henri Delorme©Le MagChic Février 2014

• DATE DE PARUTION : 23/01/14
• EDITEUR : Plon
• ISBN : 978-2-259-22091-0
• EAN : 9782259220910
• PRIX :17€
• NB. DE PAGES : 187 pages



dimanche 26 janvier 2014

MON NOM EST DIEU de Pia Petersen



Mon nom est Dieu….voilà un titre qui interpelle…

. Quel est le nom de Dieu ? Les Juifs disent que son véritable nom est tombé en désuétude. Les chrétiens l’appellent Jésus ; les musulmans, Allah [...]. Alors, quel est-il ?
Pia Petersen nous livre une puissante réflexion sur sa présence pour ne pas dire son existence.
De nos jours désinvolture à l’égard de ce dernier n’est pas rare et on serait tenté de dire comme certains personnages du livre..je suis athée ..Dieu merci. Et si les doutes des athées devenaient des croyances ? Qu’en pense Dieu ??
Jeune journaliste à Los Angeles, Morgane devrait a priori se méfier de ce SDF dépressif et bougon, peut-être dangereux, qui se place obstinément sur son chemin... Surtout quand il lui annonce qu'il est Dieu et qu'il l'a choisie pour écrire sa biographie ! Contre toute raison, Morgane, résolument incroyante, va se laisser captiver par ce personnage improbable.

Dieu est parmi nous,va descendre sur terre ,dans la mégalopole de Los Angeles. Déprimé, écoeuré, largué,amer il ne comprend pas pourquoi les hommes se sont détournés de lui ni pourquoi ils lui attribuent d'autres noms,à l'exception de Jansen, fondateur d'une Église aux allures de secte, qui a décidé d'en faire son icône. Page après page il va nous apparaitre sous un jour insolite.

À cette fable, Pia Petersen parvient à donner une étonnante réalité. Comme Morgane, le lecteur finit par se demander s'il n'a pas réellement affaire à Dieu. Et se laisse prendre au miroir d'une fiction qui en dit assez long sur notre modernité si incertaine d'elle-même...

Bousculant tous les clichés et s'affranchissant de tous les dogmes religieux, cet autoportrait de Dieu nous offre une vision décalée de la société humaine, propice à toutes les interrogations, plongeant dans la création, physique et spirituelle, d'un monde en perte de repères.
L'importance de l'écriture qui transforme les mythes en réalité prend toute sa place dans ce roman où le questionnement l'emporte sur les affirmations.
Dieu imposture ou divinité ??? question métaphysique dans cet environnement romanesque qui dresse un portrait implacable de l’humanité.
Les hommes n’auraient ils rien compris,reprends Dieu (dans le roman) ils comprennent tout de travers..chacun saisit le monde d’après soi –même.

Un roman philosophique à lire..un roman initiatique dans lequel le personnage principal,Dieu nous interroge subtilement sur nos existences

Henri Delorme©Le MagChic Janvier 2014.Editions Plon
Sortie 23 Janvier 2014
ISBN 9782259220385
300 pages
18 €

vendredi 24 janvier 2014

66 PAGES d'ERIC NEIRYNCK


Que font les belges quand il ne sont pas la cible de notre ironie (parfois mal placée) ??...ils écrivent et plutôt bien….comme Eric Neirynck avec une bien jolie autodérision ..

"Amour, peur, psychiatrie, suicide, quelques mots, un ensemble de lettres pour résumer cette novella.
Oui novella, terme utilisé dans le monde anglophone pour désigner un texte plus long
qu'une nouvelle et plus court qu'un roman
Ce texte a été écrit d'une traite, dans un élan incontrôlable d'intelligence, de lucidité et de recherche. Une période de mal-être très profond a servi d'alibi pour coucher sur papier les phrases qui composent cette histoire. Autofiction, fiction, qui sait et d'ailleurs on s'en fout. C'est simplement une histoire comme il y en a des millions. Ce livre n'est pas un travail, ni une œuvre. C'est juste un moment, des moments de vie. "Fin de citation.

Puisque c’est l’auteur qui le dit on ne peut que lui donner acte de son propos….bien modeste !!je dirais que cet opuscule est un joli bréviaire sur les tribulations d’un homme en proie à ses doutes et son envie de les verbaliser.

« Je tenais encore debout parce que je n'avais pas assez de couilles pour me foutre en l'air. C'est con de vouloir mourir quand on a peur de la mort. Comme il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis, sous la pression générale j’ai fini par accepter de prendre rendez-vous avec un spécialiste. Sur le chemin qui me menait au cabinet de ce médecin de l'esprit — parce qu'il parait que prendre des notes assis dans un canapé c'est de la médecine — j'avais plusieurs appréhensions. Je me doutais que ça ne se passerait pas comme une visite à Disneyland, quoique mes névroses rejoignaient parfois, même souvent, le monde imaginaire des personnages créés par le « grand » Walt. »

En bon témoin de son existence il en relate avec délice et humour les péripéties qui jalonnent le cours de nos existences….vivez grand moment d’intimité couché sur le clavier à défaut de l’être sur le divan d’un psy bien singulière.
Autant de questions et de réponses qui s’entrecroisent dans ce di aire, véritable agenda de rendez vous avec l’auteur qui analyse son existence avec une bien cruelle lucidité.

Dans ce livre d’une désarmante franchise, je suis parti avec l’auteur au premier rendez vous..
" Soyons francs, ce rendez-vous n'appelait aucune comparaison avec une promenade de santé en forêt — je ne vois pas pourquoi je choisis cette image pour expliquer mon non-mal-être, vécu pendant cette heure face à face avec une femme m'ayant à peine adressé la parole. "


Raconter cette histoire touchante serait trahir ma mission, celle de vous donner envie de le lire…66 pages….à peine plus de 33 lignes pour parler de 66 pages ça ira parfaitement…j’ai adoré.
66 pages de lecture c’est le rythme quotidien d’un critique ou d’un blogger…ce livre a fait ma journée, je suis convaincu qu’il éclairera la votre.

Cher auteur il en va des livres comme des films …les courts métrages sont parfois plus chargés d’émotions que les longs métrages…je dirai que le votre est un beau court livrage !!

Henri Delorme©Le MagChic Janvier 2013
Nombre de pages :66
Prix :6€
Editeur : Zeugme Editions
EAN13 (Livre papier) : 9791022720571




PETITS MEUTRES A MONTREAL d'Edith COUTURE -SAINT ANDRE


Il est de ces livres qui vous emportent dans une farandole de mots et qui vous enveloppe d’un parfum de fantaisie,le roman d’Edith COUTURE SAINT ANDRE,exilée climatique canadienne à Paris,en fait partie. A Montréal une femme,une sexa parmi bien d’autres qui ne veut pas abandonner le côté sexy..Mathilde se débat dans sa quête de jeunesse éternelle. Il y a des rencontres ….et ........
« Il y a trois types de journées : celles où il ne se passe rien, au point où onse demande pourquoi on s’est donné la peine de sortir du lit ; celles qui sontencombrées de complications, dont le seul but est de vous empoisonnerl’existence, et puis, il y a celles où un seul événement peut faire basculer votrevie.Aujourd’hui est une journée du troisième type : spectaculaire, inattendue,aux répercussions déterminantes pour moi, pour mes amis, pour mes ennemis.Surtout pour mes ennemis.Lucifer, le saviez-vous ? est une flamboyante rouquine, belle comme une madone botticellienne et gaulée comme une danseuse du Crazy Horse.Aujourd’hui, juchée sur des stilettos vertigineux et moulée dans les cuirs noirs d’un ensemble pantalon-bustier, cette madone sulfureuse me promet la jeunesse éternelle.Que feriez-vous à ma place ? » Ce récit, drôle, enlevé et pétillant, est l’histoire de Mathilde, une Québécoise baby-boomer de 60 ans à qui la science et la médecine ont promis, comme à tous les baby-boomers, une santé indéfectible et la jeunesse éternelle, voire : l’immortalité.

De toute évidence, la promesse n’a été que partiellement tenue. Mathilde décide de s’adresser à quelqu’un qui a la réputation de tenir ses promesses : Lucifer. Alias Lucy Fériale. Lulu pour les intimes. Lucy est d’accord pour un pacte. Bien naturellement.

Mais, en tant que femme d’affaires avisée, patronne d’une Business Unit, elle pose une condition : récupérer des âmes. Normal, c’est dans son job description.

Au début, Mathilde a des sursauts de conscience.

Ça la chiffonne cette histoire de morts. Elle rechigne. Mais lorsqu’elle voit le résultat : passer de 60 à 45 ans en moins d’une semaine, avec son énergie toute requinquée, sa vitalité qui casse la baraque et une peau de pêche, elle en redemande, établit une liste, donne des noms à Lucifer.Drôlissime par sa pétillance ce livre n'est pas le récit du vécu ,l'auteur est bien trop jeune pour incarner la sexagénaire...dans ce thriller,Edith nous impose au passage une réflexion assez fournie sur le recours à la chirurgie réparatrice...

"Je comprends mieux pourquoi les chirurgiens portent des masques.Je viens de recevoir la facture de mon opération"
En levant les masques de ses personnages elle réalise une belle opération avec une précision clinique et critique sur les relations hommes/femmes.....

Seuls les bons auteurs ont le talent de nous réserver des fins surpernantes que je me garderai bien de vous raconter..

Henri Delorme© Le MagChic Janvier 2014
Nombre de pages:313
Prix:19€
Date de parution : mai 2013
Éditeur : EDITIONS DES ROSIERS
Sujet : litterature quebecoise
ISBN : 9791090108141

mercredi 15 janvier 2014

L'ETE DES LUCIOLES de Gilles PARIS (EDITIONS EHO)


Certains livres sont comme les flacons de parfums….une fois refermés ils gardent leur senteur….
On garde leur odeur et leurs sensations.
C’est le cas de l’Eté des Lucioles de Gilles Paris... se promener avec les yeux d’un enfant et regarder le monde des adultes, comme le ballet lumineux des lucioles ???

C’est possible. « J'ai deux mamans et un papa qui ne veut pas grandir. »
Ainsi commence l'histoire de Victor Beauregard, en vacances à la résidence du Grand-Hôtel du Cap-Martin .Le regard de Victor Beauregard âgé de 9 ans est plus qu’affuté et du haut de son jeune âge, il déroule pour notre grand bonheur ses certitudes.
Il faut dire qu’il a de quoi faire avec un père immature qui ne veut pas grandir et surtout pas ouvrir son courrier, des parents qui ne vivent plus ensemble et deux mamans Claire et Pilar qui se délectent de films mélos et surtout qui s’aiment en mangeant du pop corn .
La sainte horreur des adultes à l’égard de la descente des poubelles a du bon….il rencontre Gaspard… Dans sa petite tête blonde les questions tourbillonnent à l’instar de ces lucioles, ces insectes au ventre brillant…il n’en est pas pour autant éclairé…..pourquoi François, son père refuse t’il de grandir et pourquoi sa sœur Alicia est –elle entichée de dadais inintéressants. Dans la senteur embaumée du littoral méditerranéen, le chemin des douaniers est le théâtre de sa rencontre avec des jumeaux, Tom et Nathan qui se renvoient leur pensée, faits et gestes en écho. Qui n’a jamais osé braver l’interdit et rêver de visiter ces maisons fermées et mystérieuses comme des friandises??

L’été sera placé sous le signe de l’étrange avec une invasion de lucioles, des pluies sèches et des orages aussi soudains que violents. En guidant les garçons jusqu’aux passages secrets menant aux villas qui bordent le rivage, papillons, baronne et jumeaux feront bien plus que de leur ouvrir la porte des jardins enchantés. et assouvir cette curiosité enfantine

De Bourg en Bresse à Roquebrune cette promenade réchauffe le cœur en hiver…et ne peut pas mieux tomber en cette période grise avec les cieux bas…le bleu de la Côte d’Azur, le bruit de la mer….nous ramènent à l’enfant qui sommeille en nous…. Gilles Paris a su nous décrire avec une infinie tendresse dont il a le secret les tribulations d’un petit bonhomme bien attachant dans un livre initiatique si touchant et sensible .Allez à la rencontre de Victor et de son entourage, l’ado nonchalante …et ses deux mamans ,l’une libraire et l’autre peintre dans une belle leçon de vie et d’amour en retrouvant désormais les autres avec une âme d’enfant

Henri Delorme ©Le MagChic


Auteur
Gilles Paris
Editeur
Héloïse d'Ormesson
Date de parution
23/01/2014
ISBN
2350872432
EAN
978-2350872438