UN MAGAZINE CHIC,CHOC ET CHARME

Un magazine jamais vendu en kiosque,uniquement lu sur le net pour et par les écrivains et tous les artistes aimant l'art du bien vivre et qui veulent lire en musique.
Chic,choc et charme



mercredi 18 décembre 2013

LE NOEL DE NADJA BENDER ..une nouvelle de Décembre par Henri Delorme



Nadja Bender regardait défiler les vitrines de Noël de la 5 ème avenue à travers les glaces tintées de la limousine….elle ferma les yeux un instant, saoulée par les lumières,comme pour se téléporter dans son Danemark natal..
Top model célébrissime,elle sortait des studios de CNN d’où elle venait de narrer son histoire,ses mains joliment manucurées se crispaient sur son sac de luxe…..l’émotion l’envahit……
Une histoire romancée sur un fait réel...Des conte de fée ça existe et même sur Facebook.
Tout a commencé dans le Nord de l’Europe
Copenhague se remettait de la nuit triste qui suivit l’élimination en coupe d’Europe de football…Lille l’avait emporté….Niels avait bu des bières avec Jorgen.
Du haut de son mètre quatre vingt dix, il marchait dans la nuit nordique, embarrassé par ce grand corps dégingandé. Il était au chômage, depuis 7 mois, activité somme toute banale en Europe, à l’âge de 26 ans. Licencié des chantiers navals et trainant son ennui dans les rues froides et poisseuses de la ville, il errait comme une âme en peine. « Les usines fermaient les unes après les autres, et quand l'armée a décidé de déplacer sa flotte et ses arsenaux, 10 000 emplois avaient disparu »

Il s’apprêtait à prendre la ligne de métro qui le conduisait à Gammel Strand vers son immeuble sans charme ni classe, spacieux et propre….en fait comme lui. Sa silhouette longiligne se refléta dans la porte vitrée de l’immeuble et une fois de plus il regarda la boîte à lettres avec les noms qu’il connaissait par cœur.

Le couple Markus, les Petersen, et la belle Nadja ….la belle Nadja,cette voisine du dessus qui peuplait tous ses rêves. Chaque jour il guettait le claquement des stillettos sur la pierre soignée de la cage d’escalier. Elle était grande ,belle et élancée et elle, elle avait la classe, des livres sous le bras et une moue soupirante en disait long sur son statut d’étudiante au cursus interminable. La crise n’avait pas eu raison de l'abonnement internet de Niels qui pouvait ouvrir sa lucarne et soulager son infortune et sa solitude sur Facebook…..combien de fois était il allé sur le profil de Nadja..100,200 fois ?? il ne comptait plus mais chaque fois supplémentaire était un calvaire pour lui..

Tellement il avait peur de la claque qu’il n’osait pas le clic libérateur de la demande d’amitié, seule l’icône gauche du coin de l’écran lui adressait un sourire.

Enhardi par l’alcool, ce soir, Niels entreprit d’aller sur la page d’Andreas Pedersen, un camarade d’école qui lui avait eu la bonne idée de créer une agence de mannequins…il aimait aller sur cette page et chater avec lui, raconter des salades et partager des vannes.

Mais ce soir Niels n’avait pas envie de se rincer l’œil de ces superbes créatures, et de se rouler dans la déconnante....Nadja envahissait toutes ses pensées. Il envoya la photo de profil de Nadja en pièce jointe sur la MP d’Andréas..cette nana tu la bookes tu m’entends c’est une perle..je ne peux pas te donner ses mensurations, mais elle crève ma cage d’escalier mon cœur et mes yeux !!

Deux mois plus tard, Niels rentrait à Gammel Strand, avait toujours bu ses bières, son club de foot préféré perdait tous ses matches et lui ses pédales….il se jeta sur son Facebook et là il eut une surprise monumentale, l’icône demande d’ami s’alluma avec le chiffre 1….(.des mois sans que personne ne le réclame…..non ???? il y a une erreur et là il vit la photo de Nadja….son cœur battit la chamade à tout rompre.

Son index pour accepter était prêt mais il se sentait paralysé comme tétanisé …comment as t’elle pu savoir que je suis sur Facebook..idiot que je suis… comme moi avec la boite à lettres !!! Un autre point rouge sur la partie messagerie, il cliqua la fenêtre s’ouvrit: » Bonsoir Niels je suis Nadja et tient à vous remercier pour la chance inouïe que vous m’avez offerte, Andréas Pedersen m’a fait signer mon contrat ce matin, je m’envole dès lundi pour New York pour faire la couverture et le défilé de Stella Mac McCartney. Je viens de rater mes partiels à la fac (pour mes études de nanotechnologies) et là…..vous…… Merci, merci vous êtes ma providence »


Niels sentit monter en lui une onde de bonheur, tout à coup il eut envie de vivre, de renverser les montagnes……..trop bon…

De Rodarte à Stella Mac Cartney en passant par Altuzarra, la sculpturale danoise de 21 ans est la nouvelle venue de l’agence Nathalie. Au magazine Jalouse qui lui demandait dans les studios de CNN comment elle était devenue mannequin, elle répondit . :»Mon voisin du dessous a parlé de moi à un bookeur et ce dernier m’a contactée sur Facebook. Ainsi s’achève l’histoire à peine romancée de ce jeune mannequin que j’ai eu plaisir à imaginer et écrire à partir de cette interview. Toute ressemblance (à l’exception de Nadja) avec des personnes existant ou ayant existé est évidemment fortuite

Henri Delorme © Le Mag Chic/Facebook Décembre 2013.



dimanche 8 décembre 2013

IL EST TEMPS DE REGARDER LES REVES EN FACE.Aphorismes de Olivier Defouilloux



A coup sur l’auteur de l’opuscule a lu Giraudoux ,lequel prétendait que le droit est la plus puissante des écoles de l'imagination. Jamais poète n'a interprété la nature aussi librement qu'un juriste la réalité… la voilà!!! mon introduction !!!!et oui Olivier Defouilloux a navigué entre droit et poésie au point de nous livrer ses pensées quotidiennes.

Oui il est temps en ces temps agités de « déréaliser le réel pour se réaliser dans ses rêves » dixit l’auteur…puisons dans ce bréviaire la source de notre imaginaire … »nos rêves ont besoin de croire en nous ».
Difficile de parler d’un ouvrage d’aphorismes sans évoquer l’auteur,le genre nous l’impose..qui est il ?

Olivier a un vrai métier quand il pose la plume : il assure. Digne représentant d’une grande compagnie d’assurance, il aurait pu lentement prendre l’embonpoint qui sied à toute bourgeoise et libérale profession.

Mais il a décidé de se mettre en danger, de se dévoiler publiquement à travers des petites perles câlines ou assassines, jamais anodines.? Dénuder un tel ouvrage serait comme enlever la feuille de vigne du dieu grec……gardons cette part de mystère et de charme indicible pour dire au futur lecteur…courrez l’acheter pour l’amener chez vos amis…c’est de l’optimisme en livre comme il existe ces vins légers qui exaltent les conversations animées.

A lire d’une traite ??...non ..plutôt à picorer comme dans une boite de chocolats..chaque prélèvement étant d’un délice différent. Ainsi ..dixit l’auteur on apprendra que l’intelligence c’est d’oublier ses pensées ;le savoir vivre c’est réapprendre à s’oublier.
Belle formules pour rebondir sur les divers sujets, les hommes d’esprit sont trop rares pour qu’on les néglige !!!...le moi, la lune, les femmes, l’amour autant de gourmandises à fêter en cette période

J’ai aimé ce livre …vous allez l’aimer, l’acheter, c’est bien !!l’offrir c’est bien mais le lire c’est mieux….J’ai gardé quelques pages inexplorées …le talent c’est d’y croire (mon) talent c’est d’y croire ….page 78 du livre ...et bien moi je dirais que le talent c’est aussi de reconnaitre que les autres en ont et je vous redis qu’il est temps de regarder les rêves en face

Henri Delorme©Le MagChic .Décembre 2013

Editions Unlimit.Ed
120 Pages d’aphorismes
Prix 15€
Code ISBN 9 782953 388534

dimanche 1 décembre 2013

HAÏGA&HAÏSHA de Graziella Dupuy et Lise Robert



Malraux(auteur de cette phrase à l’insu de son plein gré) disait le XXI ème siècle sera spirituel ou ne sera pas…..Graziella et Lise réussissent de belles anamorphoses qui participent à cette syncrétique .... l’art de marier la poésie et la peinture..
Le titre de leur ouvrage mérite des explications qui proviennent d’elles mêmes, elles ne m’en voudront pas de les citer Né au Japon, le « haïku » est la forme poétique la plus concise au monde. 5, 7 et 5 syllabes (une seule ligne en japonais : 17 mores *) suffisent à sous-tendre la diversité des sensations éprouvées face à la réalité.

La pratique du « haïga » commence à apparaître à l’époque Edo (milieu du XVIIIème siècle) – cette forme artistique qui réunit encre, peinture et calligraphie est caractéristique de la culture japonaise.

Le « haïga » (image & haïku) poursuit jusque dans nos contrées son petit bonhomme de chemin…

La photographie va permettre de voler un peu de l’âme de Dame Nature. Finalement va naître un nouveau genre, le « haïsha » (photo & haïku)…

Le dessein principal du haïga et du haïsha est de saisir… l’insaisissable – soit une vision instantanée de la perception des “trois fois rien de la vie”, soit un moment éphémère au cœur d’une perception émotionnelle ancrée et/ou ressentie dans la réalité évoquée en un seul souffle…


Pour ma part je ne l’ai pas lu comme un roman mais comme une douce perfusion de bonheur que je me suis faite chaque jour,tenté de vous en délivrer la quintescence chaque jour…mais je ne voulais pas courir le risque de dévoiler un aussi joli parfum de spiritualité. Ce livre délivre ses effluves en français et en anglais… extrait de la page 70 ..dans ma tête remettre en ordre le désordre….in my head reorder the disoder..

Comme un moment de vie poétique découpé en tranches….comme un cadeau qui reflètera à la fois le raffinement de celui qui donne et de celui qui reçoit…un partage ..une offrande à quatre mains
Graziella Dupuy (Auvergne, France) &Lise Robert (Saint-Denis-sur-Richelieu, Québec)se sont unies dans un agréable partage pour nous offrir qui ses « haïgas » (Graziella), qui ses « haïshas » (Lise).

Un livre frais comme un bonbon pyrénéen !

*NDLR : More : Unité phonologique de durée ou de poids d’une syllabe dans certaines langues, typiquement une voyelle courte ayant une more et une voyelle longue deux mores.

The book édition
29 euros TTC ISBN978-2-9546043-0-5

Henri Delorme ©Le MagChic Novembre 2013

vendredi 22 novembre 2013

COUP DE COEUR POUR LES EDITIONS DIABLE VAUVERT



Le site

LE TENNIS EST UN SPORT ROMANTIQUE par Arnaud FRIEDMANN



Le tennis est un sport romantique ?? et pourquoi pas !!!!

En choisissant ce livre j’ai élu ma terre ….celle des souvenirs…cette odeur de terre battue de Roland Garros….et Arnaud Friedman m’a littéralement baladé sur le cours de son histoire ;comme la balle de tennis, slicée ,liftée, amortie, sortie, passingshotée, ratée, volleyée. Tout d’abord je tiens à remercier l’auteur pour cette rétrospective qui m’a rajeuni de trente ans La naissance d’une passion ne tient à rien et ça commence un certain 10 juin 1984..qui réveille en moi le souvenir d’une finale à laquelle j’ai assisté …
Mais j’ignorais qu’à Besançon, une petite lucarne brillait dans un banal appartement . Hélène et son fils Julien, cinq ans, tuaient leur dimanche en regardant la finale de Roland-Garros, opposant John McEnroe et Yvan Lendl. Mais c’est qu’Hélène en a des choses à raconter à son fils ….une histoire de femme….il y a ..longtemps.

Fille au pair en 1978 aux Etats-Unis, elle a rencontré le tennisman le temps d’une photo, à la sortie d’un tournoi. Depuis, le champion habite Hélène et en bon fan ..elle s’est fabriqué un véritable herbier journalistique où pas une photo du champion et pas un article n’échappe à sa passion
. McEnroe, c’était l’époque où on pouvait tout espérer…Hélène pas bien du tout dans sa tête n’a rien trouvé de mieux pour faire taire son gamin fan de Lendl que de lui annoncer que son père est Mc Enroe et surtout qu’il faut taire cette revélation.
Pour le gamin, celle ci est un choc. Le petit va vivre dans l’ombre de cette paternité fantasmée et se construire un référent. Trop jeune pour contrecarrer cet énormité, le gamin va faire face à une mère gavée de cachets et dans l’incapacité d’assumer, à un point que Julien ne supportant plus sa mère se refugie dans la compagnie de ses amis du tennis club.Comme tout les mythomanes Hélène, la mère va se convaincre jusqu’à en être persuadée de la réalité d’une liaison avec ce champion de tennis des années 80 Julien et Hélène ,ce sont finalement l’aveugle et le paralytique qui vont se soutenir grâce à ce fantasme de paternité…tout le monde y trouve son compte..le fils dispose d’un modèle à suivre et la mère d’un moyen de ne pas sombrer
En s’accrochant à son passé mythique, Hélène par la plume d’Arnaud a réussi à me faire douter…et si c’était une véritable histoire d’amour et si c’était vrai…. On suit ce fil conducteur,le tennis (qu’il n’est pas nécessaire d’avoir pratiqué pour découvrir cette pépite ) pour mieux traverser les années 80 avec un gamin dont le talent ne dépasse pas les clôtures du Tennis Club de Besançon ….et avec les fantômes de Miterrand, des Ceaucescu, de la belle Sabrina à forte poitrine ..les eighties ..une tranche d’histoire…une histoire de famille monoparentale dans laquelle l’absence du père est remplacée par un référent imaginaire et pas n’importe lequel… Emu par ce petit garçon.. "Pourtant, il aimerait, avant qu'elle ne parte se recoucher, lui adresse un mot d'amour filial, oser le geste de se lever et de la prendre dans ses bras » La plume d’Arnaud claque comme une volée, le lecteur n’a pas d’autre ressource que de rester au fond du court pour vivre ces échanges homériques et se laisser transporter par ce voyage dans ses souvenirs, mes souvenirs, nos ou vos souvenirs. Ce livre m’a rendu heureux ..j’ai eu un plaisir fou à le lire..je ne pouvais pas laisser passer cette occasion de le dire. Il n’est pas dans mes usages d’interpeller l’auteur dans une chronique …mais cher Arnaud vous recevrez bientôt les photos de la finale Mc Enroe Lendl…Parce que j’y étais !!!!!et que j’ai vu Hélène dans les tribunes !!..

Henri Delorme©LeMagChic Novembre 2013
Auteur(s) : Arnaud Friedmann
Titre : Le tennis est un sport romantique
Editions : JC Lattès
Collection : Littérature française
Date de Parution : 09/2013
Code EAN/ISBN : 9782709644662
Hachette : 4555850
Prix public : 17.00 €

lundi 11 novembre 2013

FOIRE DU LIVRE DE BRIVE 2013 ..POINTS DE VUES

PIERRE LEMAITRE Prix Goncourt 2013




YANN MOIX Prix Renaudot 2013




LEONARA MIANO Prix Fémina 2013




SERGE JONCOUR



SERGE MOATI




HELENE GREMILLON



MORCHOISNE



RENCONTRE AVEC LAURE ADLER POUR IMMORTELLES





ISABELLE SIMLER



BERNARD WERBER


VALERIE GANS AVEC SES LECTRICES




FOIRE DU LIVRE DE BRIVE 2013..POINTS DE VUES


MICHEL Drucker



NORMAN Grinzberg



BEATRICE WILMOS



RENCONTRE AVEC LINE RENAUD AU THEATRE ET EN COULISSES





DOUGLAS KENNEDY



JEAN LOUIS DEBRE RENCONTRE HENRI DELORME (Le MagChic)



LOLA SEMONIN



ARNAUD FRIEDMANN



VALERIE TONG CUONG RENCONTRE HENRI DELORME (Le MagChic)






dimanche 10 novembre 2013

FOIRE DU LIVRE DE BRIVE 2013 POINTS DE VUE...LES MOTS LES PHOTOS


Brive c'est le bout du monde mais les organisateurs ont réussi leur coup faire venir du monde et assurer le plus grand mélange du milieu du livre!!Je m'explique et fais comme dans l'armée un retour d'expérience.....on peut s'interroger sur la différence entre une foire et un salon...peut être le confort pour le second et l'empoigne pour le premier..

D'abord merci aux organisateurs de cette manifestation..Je serais tenté de classer les participants en plusieurs catégories.
La première,on va leur donner la pôle position...les pipeules qui sont là pour être photographiés comme des bêtes de foire (sic)..et qui me laissent penser que c'est bien du livre dont ils veulent qu'on parle et non de la litterature
Le seconde ,celles des prix litteraires qui se reconnaissent au bandeau rouge de leur livre et à qui on ne saurait faire gref d'exhiber leur décoration....les inscriptions à la foire se faisant des mois à l'avance.La troisième ,les régionalistes(fiers de cotoyer la précédente ) et qui font ma foi une prose de terroir à l'image de la cuisine du coin..délicieuse et surtout conviviale comme dans les anciennes maisons.La quatrième, des équipes de maison d'édtion où l'on sent une confraternité,une ambiance et une douce envie de communiquer leur envie d'être ici.

La cinquième qui semble faire du stylo le travail forcé et l'on sent que leur arracher un mot de sympathie donne un coeffcient à l'écrit supérieur à l'oral.La sixième,celle de la BD et de la jeunesse qui m' a bluffé par son talent!!La septième, celle des absents qui devaient être là (doux pléonasme) .....des ministres à qui on a fait comprendre que venir parler de leur livre n'est pas opportun alors qu'ils ont du mal à expliquer leur politique ....Une absente que j'aime beaucoup ,pour ne pas le citer Karine Tull qui déçue de ne pas avoir son prix n'est pas venue cueillir l'affection du public....des piles de livres sans l'écrivain derrière(c'est dommage)....et des personnes qui demandent quand elle vient.
On ne juge pas les gens à la manière dont ils tombent mais à la manière dont ils se relèvent....et qui aime bien chatie bien...vous avez été aimée par contumace Karine!!!on vous aime!!

Et puis il y a le public...les pas badgés qui font la queue sous la pluie,les badgés qui se font arrêter par le public non badgé pour donner des renseignements.Et les photos ......deux catégories....celles des gens qui demandent à être pris en photo (j'en ai fait partie avec mon amie Valérie) et celles des célébrités qui vous proposent de légitimer leur notoriété en vous proposant (ça m'est arrivé!! :) aussi)

Les conférences à la fin desquelles des personnes font une queue interminable derrière un phraseur qui en sait plus que le conférencier!!Bref c'est la foire!!!ça porte bien son nom..c'est le livre ,il y a des livres et j'ai vu des gens heureux écrivains et lecteurs dans une communion parfaite..

J'ai signé deux autographes ....pour valider les chèques ..car j'ai trouvé le moyen d'acheter des livres et de découvrir des gens merveilleux d'enthousiasme!!!
Henri Delorme..Le MagChic Novembre 2013


LES AUTEURS
La 32 ème foire du livre présidée par le bienveillant , talentueux et non moins passionné Alain Mabanckou,a tiré le rideau..il ne reste plus que les impressions,les souvenirs et les livres.




VALERIE TON CUONG

L'ATELIER DES MIRACLES


EMILIE DE TURCKHEIM


Biographie

Née en 1980, Émilie de Turckheim publie à vingt-quatre ans Les Amants terrestres. Son expérience de visiteur à la prison de Fresnes lui a déjà inspiré en 2008 Les Pendus. Elle reçoit un an plus tard le prix de la Vocation pour Chute libre. Eho a publié Le Joli Mois de mai en 2010 et Héloïse est chauve en 2012, récompensé par le Prix Bel Ami.

Ouvrage :

Une sainte




GREGOIRE DELACOURT
La première chose qu'on regarde c'est la bête de salon!!!un spectacle à lui tout seul..bon à l'oral comme à l'écrit



Grégoire Delacourt





La première chose qu'on regarde c'est la bête de salon!!!un spectacle à lui tout seul..bon à l'oral comme à l'écrit

EMILIE FRECHE

Ouvrage:Deux étrangers



PIA PETERSEN



Ouvrage :Un écrivain ,un vrai

VERONIQUE OVALDE


Ouvrage :La grâce des brigands

DENIS TILLINAC



CLEMENCE THEVENOT


PATRICE PELISSIER



AMELIE NOTHOMB








jeudi 7 novembre 2013

LE PRIX DE FLORE REVIENT A MONICA SABOLO POUR TOUT CELA N'A RIEN A VOIR AVEC MOI




édit photo:Marianne

Félicitations à Monica Sabolo...pour ce prix amplement mérité....le MagChic vous invite à lire sa chronique du 14 septembre 2013

mercredi 6 novembre 2013

QUAI D'ORSAY DE BERTRAND TAVERNIER



Alexandre Taillard de Worms est grand, magnifique, un homme plein de panache qui plait aux femmes et est accessoirement ministre des Affaires Étrangères du pays des Lumières : la France. C’est Thierry Lhermitte enfin à contre emploi de son jeu habituel , dans la plénitude de sa maturité.
Doit on penser à Dominique de Villepin dont je serais curieux de voir la réaction en sortie de projection ???..Tout est fait..l’homme,l’esprit,le scénario qui soutend au discours de l’ONU… la crinière argentée posée sur son corps d’athlète légèrement halé est partout, de la tribune des Nations Unies à New-York jusque dans la poudrière de l’Oubanga.

Là, il y apostrophe les puissants et invoque les plus grands esprits afin de ramener la paix, calmer les nerveux de la gâchette et justifier son aura de futur prix Nobel de la paix cosmique. Alexandre Taillard de Vorms est un esprit puissant, guerroyant avec l’appui de la Sainte Trinité des concepts diplomatiques : légitimité, lucidité et efficacité.Tchac,tchac,tchac,du rythme à grand coups de stabilos sur les livres et les pensées d’Héraclite qui émaillent ses discours .

Il y pourfend les néoconservateurs américains, les russes corrompus et les chinois cupides. Le monde a beau ne pas mériter la grandeur d’âme de la France, son art se sent à l’étroit enfermé dans l’hexagone. Le jeune Arthur Vlaminck, jeune diplômé de l’ENA, est embauché en tant que chargé du “langage” au ministère des Affaires Étrangères. En clair, il doit écrire les discours du ministre !

C’est Raphaël Personnaz ,en délicatesse et en finesse …notre Hugh Grant français avec son air constamment étonné de ce qui lui arrive. Mais encore faut-il apprendre à composer avec la susceptibilité et l’entourage du prince, se faire une place entre le directeur de cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares..
Il croise un conseiller redoutable mais bienveillant incarné par l’excellent Niels Arestrup, qui ressemble au gros chat qui dort (gros chat qui existe dans le film ..véritable transmission domaniale de l’Etat.

Alors qu’il entrevoit le destin du monde, il est menacé par l’inertie des technocrates et tout ce joli monde s’agite dans une satire grinçante des ors de ce ministère. Ce ministère qui n’a de prestige que le nom au sein duquel les crédits en trompe l’œil réduisent les collaborateurs à vivre dans des soupentes et à manger des sandwich club .Un régal avec les personnages « secondaires « tout en nuances avec l’immense plaisir de revoir mon amie Julie Gayet, séduisante en diable, collaboratrice redoutable, terriblement féminine .

Un long chemin pour arriver à ce bijou de discours de l’ONU au cours duquel la France s’est honorée en disant non aux Etats Unis d’Amérique…belle oeuvre de fiction qui ne nous dira jamais si le vrai discours dut enfanté dans une telle souffrance ……ne boudons pas notre plaisir.
Je citerai Héraclite que Bertrand Tavernier a convoqué avec des passages de ses Fragments....une phrase qui n'est pas dans le film......
« Avoir l'esprit clair : la plus haute vertu. Et l'art de vivre : dire vrai et faire d'après nature, en connaisseur. » C'est la vertu de ce film de nous éclairer sur les pensées les plus complexes du monde de maintenant...
Henri Delorme©Le MagChic Novembre 2013

FOIRE DU LIVRE DE BRIVE..LE MAGCHIC FAIT SA RETRO



Brive 2009 avec Delphine de Vigan


Brive 2009 avec Jean Teulé


Brive 2009 avec Laure Adler


Brive 2010 avec Tatiana de Rosnay



Brive 2011 avec deux presidents (Crédit photo :RTL)


Brive 2012 avec Christophe Malavoy


Brive 2012 avec Isabelle Alonso


Brive 2012 avec Annie Duperey


Brive 2012 avec Corinne Royer


Brive 2012 avec Stéphanie Fugain


Brive 2012 avec Harlan Coben


Brive 2012 avec Henri Delorme ,rédacteur du blog et Félicité Herzog