UN MAGAZINE CHIC,CHOC ET CHARME

Un magazine jamais vendu en kiosque,uniquement lu sur le net pour et par les écrivains et tous les artistes aimant l'art du bien vivre et qui veulent lire en musique.
Chic,choc et charme



jeudi 13 décembre 2012

jeudi 6 décembre 2012

TROIS MONDES vus par Le MagChic




Une séance de cinéma....qui m'a laissé admiratif du travail de Catherine Corsini....comme disait ma voisine de salle ..on sent le vécu.

Trois mondes se télescopent comme cet accident stupide pour ne pas dire tragique.....un accident de voiture va rebattre les cartes et chambouler trois vies..trois destins dirions nous.

Al est un jeune homme d’origine modeste à qui tout réussit : il se marie dans huit jours avec la fille de son patron et doit prendre la tête de l'entreprise de son futur beau-père. Une nuit, après une soirée arrosée à fêter dignement tous ces projets d’avenir, il renverse un inconnu. Poussé par ses deux amis d’enfance, il abandonne le blessé et s’enfuit.

De son balcon, Juliette a tout vu. Hantée par l’accident, elle va aider Véra, la femme du blessé, à retrouver l’homme qu’elle a vu fuir.

Ce film à tensions attire l'attention et en fait un thriller dont on ne connait pas l'issue dont je me garderais bien ici d'en dévoiler le secret

.Multithèmes..il décline l'amour,l'ambition,la culpabilté,l'indulgence,le pardon,la violence et la lâcheté....nous sommes convoqués pour juger .....mais la réalisatrice a réussi la performance de ne pas trancher et imposer son point de vue dans cette pénible affaire où la police occupe une toute...toute petite place....Une vraie histoire sociale avec ses injustices éponymes.Des banlieusards,des bobos et des Moldaves sans papiers tournent dans un ballet mené magistralement par Raphaël Personnaz et une Clotilde Hesme super femme dans le film.La vie ....oui la vie mais à quel prix??? le prix de votre billet pour entrer dans cet univers filmé sans filtre...brut de décoffrage....je dirai de manière animale à l'instinct.....il mérite votre regard

.Henri-Albert Delorme Le MagChic
Un film de Catherine Corsini avec Clotilde Hesme, Raphaël Personnaz
(France)
Genre : Drame - Duree : 1H41 mn
Distributeur : Pyramide
Sortie en salles le 05 Décembre 2012
Année de production : 2011
Présenté en Sélection Officielle, Un Certain Regard au Festival de Cannes le 24 Mai 2012

jeudi 29 novembre 2012

ROYAL AFFAIR;;;L'AFFICHE ROYALE




Un film de l'histoire de nos voisins danois lève un pan de voile de la nôtre.

Danemark 1770. La passion secrète que voue la reine Caroline Mathilde au médecin du roi, l’influent Struensee, va changer à jamais le destin de la nation toute entière.

Royal Affair relate une page capitale de l’histoire danoise, oubliée des manuels français. La relation amoureuse et intellectuelle entre Caroline Mathilde et Struensee, fortement influencée par les philosophes des Lumières, Rousseau et Voltaire en tête, conduira au renversement de l’ordre social établi, et annoncera les révolutions qui embraseront l’Europe vingt ans plus tard.

Une intreprétation magistrale du héros du film la Chasse et un roi immature,infantile et caractériel vont mener la danse et essayer de tenir têtes aux conservatismes les plus réactionnaires que l'on ait pu voir ......en prime le catalogue de tout ce qui a fait lever le peuple français dans sa révolution.

Ce film est un récit captivant d'idéalistes braves qui risquent le tout pour le tout dans leur quête de liberté pour le peuple, mais surtout c'est l'histoire d' un amour interdit et passionné qui a changé toute une nation.Un très beau film!!! sur vos écrans.

Le point de vue de Cinema Utopia entièrement partagé:

"C'est un film somptueux, sensuel et crépusculaire. Une histoire tout ce qu'il y a de vraie qui nous conte le Danemark tel qu'on l'ignore, pendant le bref instant où, touché par « les Lumières », il devint un exemple pour l'Europe entière. Au point que le grand Voltaire lui même prit la peine de dégainer sa plus belle plume pour célébrer l'intelligence de son roi, « la lumière du Nord »… Comment l'amour permit cette évolution incroyable, comment aussi il signa la perte des précurseurs qui avaient contribué à faire de ce petit pays une référence pour tous ceux qui rêvaient d'une société meilleure : Nikolaj Arcel réussit brillamment un film sans temps morts, parvenant, du plus intime au plus collectif, à décrire une société furieusement inégalitaire, trop douce pour les uns, trop dure pour la plupart ; un film porté par des comédiens magnifiques qui nous font croire au trouble de leur esprit comme aux élans de leurs corps et de leurs cœurs avides de liberté"

Henri Delorme.Le MagChic Novembre 2012

lundi 19 novembre 2012

LE RIRE ELU




Anthologie de l'humour juif dans la littérature mondiale
de Judith Stora-Sandor

Cette anthologie a été construite comme une invitation au rire. A travers un parcours aussi didactique que déjanté, elle regroupe des textes très différents qui témoignent de l'étendue de l'humour juif. Les plus grands auteurs ont contribué à leur manière à enrichir un rire singulier qui ne cesse de fouiller l'histoire et notre monde contemporain. C'est ainsi que Philip Roth côtoie Albert Cohen, que l'on retrouve Isaac Bashevis Singer aux côtés de Romain Gary et que Franz Kafka, Heinrich Heine, ou encore Amos Oz investissent les pages de cet ouvrage de référence.
Le mariage, le shtetl, Auschwitz, tout y passe pour appréhender avec érudition un univers que la littérature mondiale explore depuis des siècles. L'élection du rire ne peut se composer d'une simple compilation d'histoires et c'est pourquoi, afin de lui rendre tout son éclat, cet ouvrage présente la diversité de ses teintes et de ses champs culturels, il nous propose de nous engouffrer dans la verve juive et tous ses excès pour explorer un humour riche et savoureux qui se nourrit de la tradition afin d'atteindre sa démesure.
Judith Stora-Sandor accompagne le lecteur de son savoir et décline avec clarté les caractéristiques de chaque pan de l'humour juif, ses figures mythiques, les enjeux intellectuels et historiques d'un rire qui fascine tant. Habile mélange de sourire et de savoir, Le rire élu constitue ainsi la première anthologie qui propose une vision de l'humour juif à travers la littérature mondiale et qui l'accompagne d'un appareil de commentaires aussi précis.
Rien n'est oublié, ni ses héros, ni ses secrets de fabrication, ni même la problématique de son héritage en Israël. Que l'on soit novice ou spécialiste, la lecture de ce recueil, aussi intelligent qu'impertinent, se révèle passionnante et jouissive

Collection Du monde entier, Gallimard
Parution : Novembre 2012

samedi 17 novembre 2012

COLETTE DE JOUVENEL EN CORREZE par FRANCOIS SOUSTRE

"Être la fille de deux fortes personnalités n'est pas une chose facile à vivre" écrit Colette. Pourtant, elle n'hésitera pas à donner son nom d'auteur à son unique fille. Colette de Jouvenel devra donc composer avec la réputation de sa mère et celle de son père, Henri de Jouvenel, sénateur, ambassadeur et fondateur de nombreuses revues. Bel-Gazou, comme l'appelait sa mère, trouve pourtant sa propre voie.

D'abord cancre à l'école, puis épouse malheureuse, elle s'épanouira dans son château de Curemonte, en Corrèze. Elle s'engage peu à peu dans la Résistance. On croise alors Emmanuel Berl, Mireille, Roland Malraux et Louis Aragon. Mais aussi des héros anonymes de la Seconde Guerre mondiale, comme les instituteurs du village ou encore Berthe Vayssié tant appréciée de Colette mère. Cette biographie lève le voile sur une époque et une terre - la Résistance en Corrèze -, les rapports d'une mère à sa fille et l'histoire d'une grande famille - celle des Jouvenel.



C’est en lisant et relisant l’œuvre de Colette que l’auteur a découvert sa fille,Colette de Jouvenel,née du mariage de l’écrivaine avec Henry de Jouvenel.

Très attaché à la famille de Jouvenel ,il réussit à rassembler un certain nombre de documents inédits ; correspondance de la mère à sa fille, articles, journaux et photos et à brosser un portrait tout en vivacité et en profondeur.

Comme avec un miroir sans tain ,au cours des différentes phases du livre (au rythme des rencontres de François avec Colette de Jouvenel), on scrute la vie passionnante et extraordinaire de Colette.
Autant de rencontres émouvantes qui nous conduisent sur les chemins de Curemonte en Corrèze,à la rencontre des fantômes de Malraux et des hommes de la Résistance.

On découvre ainsi que Colette de Jouvenel est devenu un personnage référent de la résistance,alors qu’elle aurait pu comme tant d’autres se vautrer dans le confort des gens bien nés
Bel Gazou comme se plaisait Colette à appeler sa fille est une grande dame.
Sa nièce Anne en confiant les clés de l’armoire aux souvenirs ne pouvait pas nous faire plus beau cadeau,et l’on entend encore sous le murmure du vent du Limousin crisser la plume enthousiaste de François.
Merci de nous avoir donné envie de relire Colette et fait découvrir un côté moins parisien de sa personnalité.

François Soustre fait partie des belles rencontres de foire du livre.Brive patrie de Michelet, ne pouvait avoir meilleur hérault pour chanter la Corrèze et honorer son passé.
On regrette de quitter ce livre ...à l'évidence!
Henri-Albert Delorme©Le MagChic
Editions Descartes &Cie
ISBN 9 782844 462411
117 pages 17€

François Soustre est né en Corrèze.De son attachement à sa terre et à l'histoire naissent des livres passionnants comme Colette.Lettres à Tonton aux Editions Mille et une nuits en 2003 ou Marguerite Moreno publié au Editions Séguier en 2009




mercredi 14 novembre 2012

LA CHASSE


Un film bouleversant vu cet après midi.....un prix d'interpétation masculine au Festival de Cannes.
Après un divorce difficile, Lucas, quarante ans, a trouvé une nouvelle petite amie, un nouveau travail et il s'applique à reconstruire sa relation avec Marcus, son fils adolescent.
Mais quelque chose tourne mal. Presque rien. Une remarque en passant. Un mensonge fortuit.
Et alors que la neige commence à tomber et que les lumières de Noël s'illuminent, le mensonge se répand comme un virus invisible.
La stupeur et la méfiance se propagent et la petite communauté plonge dans l'hystérie collective, obligeant Lucas à se battre pour sauver sa vie et sa dignité.
La rue meurt et les bruits circulent.....belle ode à la présomption d'innocence..la mécanique infernale s'est mise en route sur la parole sanctuarisée de l'enfant....comment imaginer qu'un enfant puisse mentir sur les agissements d'un individu....???
Comment récupérer sa vie quand on est accusé à tort de pédophilie.....?

Une scène culte ...en cette messe de minuit j'ai vu dans le regard de cet acteur...le visage messianique du Christ vivant sa passion......chaviré par cet acteur sublime et beau comme un dieu Mads Mikkelsen.

C'est mon film ..celui de la semaine ..;sorti sur le trottoir du cinéma....je cherchais mon chemin hanté par ces paysages danois de chasse
Henri-Albert Delorme ©Le MagChic Novembre 2012

31 ème FOIRE DU LIVRE DE BRIVE







L'article de notre journal régional est suffisamment éloquent pour faire un bilan plus que positif de cette foire du livre qui mériterait le nom de Festival...un succès fou!!
Petit tour dans les allées de la foire du livre de Brive. Beaucoup de monde ce samedi, notamment pour l'auteur de polar américain Harlan Coben.
Il y a une certaine logique à ce que la police municipale se mobilise pour un auteur de polars. C'est le cas ce samedi après-midi pour la venue de Harlan Coben (à qui l'on doit notamment Ne le dis à personne).

L'Américain est venu dédicacer ses livres à la foire du livre de Brive. Et la foule de ses fans n'a pas manqué le rendez-vous. Une jeune femme de sa maison d'édition confiait d'ailleurs n'avoir jamais vu une telle ferveur populaire. Pour éviter les bousculades, plusieurs agents municipaux entouraient le stand de l'écrivain.

Valérie Trierweiler à l'inauguration

La foire avait commencé très fort vendredi avec une autre cohue, cette fois pour....Valérie Trierweiler.

La première dame était venue découper le ruban d'inauguration, avec le président de l'édition 2012 Erik Orsenna mais aussi dédicacer son livre François Hollande président écrit avec Stéphane Ruet.

Une heure plus tard, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti prononçait un discours d'ouverture et arpentait à son tour la foire briviste.
De nombreux auteurs comme Félicité Herzog ou Colombe Scneck ont vécu les assauts du public en quête de dédicace
Un accessit au régional de l'étape François Soustre qui nous a fait découvrir Colette par sa fille Colette de Jouvenel..un ouvrage à mettre dans sa liste de lecture

vendredi 9 novembre 2012

31 ème FOIRE DU LIVRE DE BRIVE



Le "train du cholestérol" va devenir plus célèbre que l'Orient Express...en gare de Brive on devrait mettre Red Carpet pour accueillir les 400 auteurs de livres.
Mieux que les prix littéraires cet évènement permet au public en quête de dédicaces de percer la couverture de leur écrivain(e) favori(e).
Sous la présidence d'Erik Orsenna (auteur de la formule du train ..destination bonne chère)de nombreux auteurs communiqueront leur passion.
Parmi eux Harlan Coben le maître du Polar,Joël Dicker,Olivier Adam......les citer tous est impossible
MagChic fera le reportage de cet évènement du Week End....que ce soit au Théâtre ou sous la Halle Georges Brassens....rôderont les silhouettes de Gelluck,Jean François Khan qui irradie de son humour les allées
Le site http://www.foiredulivre.net/
Henri-Albert Delorme Le MagChic Novembre 2012

mardi 6 novembre 2012

COUP DE COEUR DE MAGCHIC POUR STEPHANIE VIGNAUX


L'insolence d'Ylang Huile sur toile 73x60cm



Qui pouvait mieux que Stéphanie exalter la symphonie de corps et de la nudité....??
Une femme d'esprit dans son Béarn natal expose au plaisir de ses visiteurs ces lignes épurées et dénuées de vulgarité.....nous laissant à nos perceptions à la fois sensuelles et sensorielles comme dans un florilège d'émotion.
Un hymne à la beauté qui n'échappera pas au regard amoureux de sa peinture
"Nulle façon de me raconter ou de vous livrer mon ressenti, je ne cherche pas à travers ma peinture à me révéler. Non. Je ne peins pour exprimer mes émotions... mais pour faire naître les vôtres."Stéphanie Vignaux résume si bien nos ressentis..que rajouter de plus..sinon admirer!!

Exposition en cours CAC à Séméac (65)
Son site http://www.stephanie-vignaux.com/

samedi 3 novembre 2012

L'AMERIQUE SOUS L'AFFAIRE HARRY QUEBERT



Un livre de 600 pages(668 exactement) avalé d’une traite, avec plus de 30 000 exemplaires vendus en une semaine, et un prix littéraire (Académie Française) et deux rampes de lancements avancées sur les prix Interallié et Goncourt………que dire en quelques mots…pour ne pas klaxonner dans l’embouteillage des critiques.

Alors j’ai attendu …..et j’ai pu remarquer que la recette d’un bon livre c’est d’abord une bonne et belle histoire, même si le style en prend parfois un coup.

Un stock car d’images montre la crise de la page blanche, panne érective de l’écrivain qui découvre que son maître, son vieux professeur, dans l’antichambre du prix Pulitzer est embarqué dans un crime qui remonte à presque 40 ans. Une sordide histoire avec une gamine pubère qui gravite dans la sphère de la pédophilie.

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.

Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un romanà succès ?

Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

L’imagination de Joël Dicker est diabolique, dans un décor américain, en mode Hopper, il va mener son enquête et le roman sera un roman dans un roman (pardonnez moi la répétition).

C’est en effet un roman à la sauce américaine qui m’a séduit traduisant les fantasmes oniriques que nous avons à l’égard des States…..oui on y trouvera les bons vieux anglicismes et les expressions yankees….ce roman détonne parce qu’il étonne.
La force de l’idée a-t-elle pris le pas sur l’écriture du livre qui a pris deux années à ce jeune auteur européen, helvète.

Pour l’anecdote il faut savoir qu’il s’est fait refuser quatre romans avant de publier celui-ci…les livres et les idées et leurs pages sont comme les spermatozoïdes, on en émet des milliers, il en survit un et nous assistons à l’accouchement de cette œuvre.
En cette période américaine, un constat les américains ne sont pas les seuls à fabriquer des grandes et belles histoires….les Goncourt seront-ils sensibles à ça ?? i don’t know !!!!

La vérité sur l’affaire Harry Quebert
Editions de Fallois/L’Age d’homme
669p.22€
Henri Delorme©Le MagChic

mercredi 17 octobre 2012

EXPO AXELLE DE RUSSE....CHINE LE RETOUR DES CONCUBINES

Exposition Axelle de Russé
Chine : le retour des concubines

MagChic en la personne de votre serviteur a pu découvrir un morceau de Chine inconnu.
Longtemps dans ce pays, le statut d’un homme s’est mesuré au nombre de ses femmes : épouses et concubines.


En 1949, les communistes ont condamné la pratique, signe pour eux de décadence bourgeosie.

Autrefois en Chine, épouses et concubines vivaient sous le même toit, aux yeux et au su de tous. La pratique était encadrée juridiquement. En 1949, elle est interdite par Mao Zedong qui y voit un reliquat de « féodalisme».

Elle ne ressurgit dans sa version moderne qu'à partir des années 90 avec l'ouverture économique, dans les valises de Taïwanais et de Hongkongais en voyage d'affaires en Chine continentale.
Aujourd'hui, la concubine est devenue un signe extérieur de richesse, exhibée lors des soirées d'affaires. L'échange est simple : des cadeaux contre des relations sexuelles exclusives et sur la durée. C'est ce qui différencie une concubine d'une maîtresse, qui n'attend pas de « rémunération ».


En chinois elles ont appelée emai, ce qui signifie « deuxième femme
Axelle a voulu raconter dans la Chine du troisième millénaire, l’histoire intime et tabous de ces jeunes filles, prisonnières dans leurs cages dorée.

On estime à 100 000 le nombre de ces femmes entretenues, éternel fantasme masculin ces jeunes filles d’à peine 20 ans vivent recluses dans des appartements au loyer de 1500€ par mois, bardées de sacs de luxe, dans l’attente de l’amant riche homme d’affaires.

A Shanghai un quartier entier de tours ultra modernes est peuplé de ces femmes extirpées aux bars mal famés et qui vivent ici leur émancipation sociale.
La vie des concubines est courte et le temps est leur ennemi implacable qu’elles scrutent en permanence dans les miroirs des coiffeurs.

Proche de la courtisane de Maupassant ou de Nana de Zola, Nanhua est suivie par Axelle dans son mortel ennui.

Des photos bouleversantes, incongrues parfois comme celle de Nanhua qui fait du putting dans sa cuisine en robe de chambre….dans cet appartement qu’elle devra quitter en cas de rupture

Une exposition qui est ouverte et qui va durer jusqu’ ‘au 28 novembre dans le magnifique Hôtel Fontfreyde Rue des Gras à Clermont Ferrand du mardi au samedi de 14h à 19h
Henri Delorme©Le MagChic Octobre 2012

vendredi 7 septembre 2012

LA REPARATION UN ROMAN DE COLOMBE SCHNECK

La réparation
 D’aucuns vont dire encore !!!!encore un livre sur la Shoah,un livre sur lequel les juifs vont ressasser leur culpabilité .

 Et bien non !!!!Colombe Schneck !!!!vous avez réussi la performance d’éviter la tonalité geignarde du passé. Vous avez courageusement immergé le goy que je suis dans la culture juive qui est très méconnue, la fureur nazie qui a décimé ses ancêtres ghettoïsés à Kovno (l’actuelle ville de Kaunas) n’a pas eu raison de cette étincelle. La narratrice, journaliste de métier que vous êtes a su magnifier les femmes qui ont à vos yeux incarné le pouvoir matriciel dans la famille, votre famille !!

 Un vieux sage disait le saumon remonte toujours la rivière, ainsi vous avez décidé de remonter dans son passé à la rencontre des membres de votre famille écartelés entre les vertus du silence pudique et du devoir de mémoire exacerbé.

 Que s’est il vraiment passé dans le ghetto de Kovno en 1943 ?? et pourquoi cette volonté de vivre à tout prix ??? Une véritable saga et je pense que si dans ses traditions Colombe devait accomplir son devoir, elle l’a réussi au-delà de ses espérances.

 Ce qui m’a frappé dans son style hérité du journalisme c’est bien sûr la rigueur documentaire mais ces mots qui sont serrés les uns contre les autres comme si elle ne voulait pas qu’ils se séparent….à l’image des ces mères avec leurs enfants. On porte tous en nous le boulet du passé, fallait il qu’elle s’en délestât ??? pour ma part j’ai le sentiment d’être rentré dans une famille avec ses lourds secrets et d’en être le dépositaire.

 Il est évident que ce passé qui vous pète en pleine gueule vous dépasse, nous dépasse, mais n’est ce pas le but de l’introspection ? Si vous n’aviez pas été la fille de survivants vous ne seriez pas là or il fallait que ce message passe, la Lituanie est moins glamour que certaines destinations …… comme vous dites si bien : " Je n'avais pas non plus envie d'aller là-bas, en Lituanie, où il ne reste rien et où il fait froid. Je lisais les guides touristiques sur la Lituanie, on y indiquait que les hôtels y sont laids, la nourriture immangeable et qu'une mafia locale y règne. ". …mais ce pays fut le berceau de traditions ,de culture et d’un art de vivre inconnu de la plupart d’entre nous.

 Vos ancêtres ont eu réparation contrairement à ce qui vous avez dit : "Je me suis trompée. Je me disais c'est trop facile, tu portes des sandales dorées, tu te complais dans des histoires d'amour impossible, tu aimes les bains dans la Méditerranée et tu crois qu'une fille comme toi peut écrire sur la Shoah?"

Car c'est bien de cela qu'il s'agit »……il fallait le faire, il fallait témoigner !!!!ce que vous avez appris « réunit dans un acte inouï la vie et la mort, le pire et l'avenir »

 Extraits : « Je me disais, je suis trop paresseuse pour écrire un tel livre. On me rétorquait, la paresse n'est pas un outil de l'inconscient. Je me disais, personne dans ma famille ne m'a jamais rien raconté. Il y avait ces 31 pages de témoignage que ma grand-mère maternelle avait déposées au mémorial de Yad Vashem pour 31 membres de sa famille morts en déportation. Ma grand-mère est née en Lituanie. 95 % des Juifs de Lituanie sont morts pendant la guerre. J'avais toutes les excuses, plus une dernière. Je n'avais pas non plus envie d'aller là-bas, en Lituanie, où il ne reste rien et où il fait froid. Je lisais les guides touristiques sur la Lituanie, on y indiquait que les hôtels y sont laids, la nourriture immangeable et qu'une mafia locale y règne. Mais à un moment, je n'ai plus eu le choix. » 

 On peut et on doit être fier des ses origines à condition de les assumer….c’est fait vous pouvez vous reposer…nous avons entre les mains un excellent livre que j’ai refermé , absolument bouleversé

Henri –Albert Delorme©LeMagChic Août 2012

 Editions Grasset En librairie ISBN 978 2 246 78894 2 Prix 17€ 218 pages
Colombe Schneck - La réparation par Librairie_Mollat

lundi 27 août 2012

CONFESSIONS D'UN PRODUCTUEUR d'Isabelle BRES

Le diable s’habille t'il en prédateur?

 Isabelle Bres connaitrait elle un tueur en série ?? en tout cas le Productueur est si bien décrit qu’on se demande si elle ne l’aurait pas rencontré.

 On va me dire encore !!un truc sur le milieu du show business.
Mais cette peinture donne une idée de la palette de cette jeune observatrice du microcosme.
 Romain Laborde est le plus grand producteur d'Europe. Beau, intelligent, drôle, séducteur. Une femme bien sous tous rapports, des enfants, une vie en apparence rangée, mais à laquelle il se sent étranger. Pour tromper son ennui et assouvir sa soif de sensations fortes, il collectionne les maîtresses et les expériences sexuelles les plus inavouables.
Mais le jour où il rencontre Lucie, tout change. Pour la première fois, une femme lui résiste. Cette jeune et brillante journaliste déchaînera malgré elle une folie meurtrière. Car derrière cet homme au sourire angélique à qui tout réussit, se cache un prédateur sans limites. Un enfant est le témoin de tout cela.

 Qui est-il ? Sera-t-il celui qui saura l'arrêter ou l'ultime victime de ce producTUEUR ?

 Isabelle Brès est journaliste pour la radio et la télévision. Elle a collaboré à de nombreuses émissions sur TF1 en tant que journaliste et animatrice (Sans Aucun Doute, La Grande Soirée Anti-Arnaques, Les 7 Péchés Capitaux etConfessions Intimes).

 Également animatrice du Grand Forum RTL, elle est réalisatrice et auteure, en collaboration avec Anaïs Maquine de "L'autorité, mon enfant et moi".
 Ecrire c’est se dévoiler,publier aussi et se mettre sur la couverture en petite tenue est aussi un clin d’œil à ces Confessions..intimes ?? à vous le lire.
 Un peu de vrai et beaucoup de fiction..dit Isabelle…

Publié par Editions du Net ce livre vous donnera un peu de frissons pour la rentrée automnale de quoi mieux accompagner vos soirée !

Pour se procurer cet ouvrage cliquez ici : http://www.leseditionsdunet.com/roman/537-confessions-d-un-productueur-isabelle-bres--9782312004068.html

Henri Delorme Août 2012

jeudi 23 août 2012

UN HEROS de Félicité HERZOG

Autobiographie ou roman ?? débat sémantique à faire trancher par le lecteur !

 Les parois de sa vie sont loin d’être lisses, Félicité Herzog entame,à travers son premier roman, une véritable ascension pour remonter dans le passé du grand Maurice Herzog.le Héros…..celui de l’Annapurna qui en 1950 a vaincu les 8000 m.

 Il en a joué de ses mains mutilées, les a souvent jointes sous son menton comme pour nous dire qu’en les perdant il y a cinquante ans, il a gagné la gloire, les honneurs, le pouvoir Et c’est ce père de coureur de jupons invétéré que Félicité cartonne dans son livre.le mythe dévisse sous la plume de l’écrivaine dépossédée de son père par les femmes à la fois des conquêtes, conquises, soumises, promises dont l’une eut le culot de lui dire : »Quand je pense que tu pourrait être ma fille »

 Avec une mère brillante et de haut lignage, libre de pensée et au féminisme avant gardiste, issue d’une famille noble et alliée aux famille des maîtres de forge, elle a de quoi monter tout le diaporama de l’épopée gaullienne avec le pouvoir qui s’adossait uniquement à la légende des grands hommes.

 En fait tout peut laisser penser que ce cannibale de gloire va monopoliser le livre,et bien non ! Le véritable héros est le fils du Héros,le frère de Félicité avec la mère, Marie-Pierre de Cossé-Brissac, enseignante et philosophe, descendante de la grande dynastie des Schneider du Creusot, ainsi qu’à cette branche très « vieille France » de la famille, imbue d’elle-même, volontiers antisémite.

 Un chainage inouï d’événements donnent à la narration romanesque des allures d’épopée, ce n’est pas une existence qui est décrite mais un destin, celui d’un frère promis à tout le meilleur.
 Si on se fie au témoignage de Félicité dans cette quête de délivrance, pour clôturer le chapitre de la folie du frère, mouvementée par le mécanisme parental, on se demande si l’on n’est pas dans l’approche freudienne … Faut il tuer ses parents pour exister !!!???

 Laissons Félicité nous le dire : « J'ai longtemps vécu avec une énigme qui m'est devenue insupportable. Je tente ici de la résoudre par des mots où sont venus se fondre ma mémoire des lieux, des sensations, des musiques et lectures d'enfance, des recherches récentes.
 Cette énigme, c'est le destin brisé d'un garçon doué de toutes les possibilités. Il était héritier d'une légende : à la fois fils aîné du "héros" de la conquête mythique du sommet de l'Annapurna en 1950 et tributaire des codes d'une grande famille de l'aristocratie française.
Eduqué dans les meilleures écoles et dans le culte de l'exploit sportif, victime d'un rêve d'excellence inatteignable, nomade de luxe voyageant à travers le monde. pour finir en vagabond des étoiles hirsute et fou, recherché puis retrouvé par la police après des mois de fuite. jusqu'à sa chute prévisible.

 Ce garçon était mon frère. A la manière d'une enquête, je tente dans ce roman de reconstituer la séquence des événements en remontant aux sources de ces non-dits qui finissent toujours par produire leur victime sacrificielle.

 Notre fraternité amoureuse et rivale d'"enfants terribles" ; la rencontre de nos parents, deux séducteurs en rupture de ban ; l'univers clos de nos grands-parents, duc et duchesse de Brissac, plus proche de celui de la comtesse de Ségur que de la France des années 1980 qui vit tout à la fois le crépuscule d'un monde d'avant guerre, l'émergence des thèses lepénistes, l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République et la montée en force de la finance internationale.

 En quoi cette ascension de légende dans l'Himalaya a-t-elle pu produire une tragédie individuelle à la génération suivante ?
Qu'est cee qui fabrique la mythologie d'un héros, national ou familial ?
 Est-elle transmissible à ses héritiers ? Comment le lien fraternel, lorsqu'il est exacerbé dans une solitude commune et fusionnelle?
 Devient-il déchirant au point de ne laisser d'autre issue que l'exil - ou le congé de la vie ?
 L'univers dans lequel mon frère et moi avons grandi était certes beau, glorieux et privilégié - dans ses apparences. Il aurait été tentant d'occulter ce drame. Mais se reconstruit-on jamais sur du sable ? »F. H. Je ressors de ce bouquin KO comme un boxeur, sonné par autant de révélations, une lecture vertigineuse. Quel courage !!!!et quelle plume ….spécialiste un temps des hauts de bilan, elle peut faire sa comptabilité personnelle en soldant les comptes avec son passé.

Ce père le Héros .. « Ce talent de feindre ne pouvait appartenir qu'aux grands acteurs, ceux qui savent se présenter sous le jour le plus flatteur, régler d'avance l'angle de leur profil, moduler le timbre de leur voix selon l'émotion, livrer une version des faits toujours favorable, capter de manière habile la conversation.
Quelque chose lui en n'était pas vrai. Je l'écoutais attentivement, absorbée par son charme, ses fluides, et la constatation me vint simplement à l'esprit qu'il mentait. » Une vérité en cache une autre Félicité née en ….1968 nous livre la sienne, nous laissant à nos introspections et nos peurs d’enfance.

Il est dit qu’elle a montré l’ouvrage à son père devenu un vieux monsieur….en guise de critique il lui aurait dit : »C’est bien »
 Peut être que lui aussi était soulagé!!!
 Publié et édité par les Editions Grasset
302 pages
 Prix 18€
 Sortie prévue le 3 septembre 2012
 ISBN 978 2246800633

 Henri-Albert Delorme©Le MagChic

samedi 18 août 2012

LA FILLE A LA VODKA






Alice Duval est une jeune trentenaire à qui tout réussit.Soudainement,elle abandonne tout et part s'installer en Provence pour une raison mystérieuse.A Avignon,dans la capitale du théâtre,elle tombe le masque devant un homme étrange qui l'attire.Mais demeure incapable de se livrer à lui,car elle est victime d'un mal tabou chez les jeunes femmes qui réussissent leur vie:l'alcool.


Pas à pas,telle une équilibriste fragile sur un fil tendu,elle avance avec hésitation entre la sagesse et le gouffre ,entre l'ivresse de vivre et le vertige de l'amour

.Des lolitas qui boivent comme Amy Whinehouse aux femmes battues qui noient leur chagrin dans la bouteille,les clichés ont la vie dure concernant l'alcoolisme au féminin.
Delphine de Malherbe ne craint pas d'aborder ce sujet en face.

De récentes enquêtes révèlent un pourcentage plus élevé chaque année encore de jeunes femmes de pouvoir brillantes,belles et successful mais gravement touchées par cette addiction.Une réalité qui met à jour la nécessité urgente d'affiner la notion de "femme libre" dans le monde moderne.

 

dimanche 12 août 2012

SALUT MARIE par ANTOINE SENANQUE




Porter un nom d'abbaye et écrire sur Marie,faut il parler de miracle de la litterature?

Grasset Editeur a eu la main heureuse de dénicher ce neurologue de profession qui se défoule avec sa plume.

 Je  l'ai découvert en 2004 avec son l'humour décapant et son regard sans complaisance sur la médecine, dans un récit sur la milieu,Blouse, livre délicieux et très drôle.Là on est sur le sujet de la vierge Marie

À 51 ans, Pierre Mourange, ce vétérinaire, ne se remet pas de la mort de sa femme, Blanche, décédée il y a dix ans, cultive sa ennui.Il reporte son affection sur les chiens qu'il soigne. Il plait aux femmes pourtant. Le veuf, sans tare physique repoussante, socialement présentable, qui peut prouver qu'il n'a pas assassiné sa dernière épouse est une proie de rêve.Et volià que le 1er avril 2008,ça ne s'invente pas,il voit la Vierge Marie herself!!! et il se demande quel signal dieu veut bien envoyer à un catholique non pratiquant et non demandeur

.De quoi se poser des questions et solliciter le corps médical avec son cortège de thérapies (du scanner aux cachets,allant jusquà se faire faire une IRM du cerveau

Le frangin Simon,lui est un cardiologue,un sacré déconneur avec un bon fond, expression consacrée pour dire que la forme laisse terriblement à désirer.

Ce brave homme ne lui conseille pas moins que de recourir aux services d'un psy,aidé en ça par sa tendre épouse,Solange une écolo allumée qui appelle son chien (unteckel) O2 Entre Tû Minh, un confrère laconique et bouddhiste, réputé pour son traitement par acupuncture des hamsters agités et ses travaux sur les diptères suicidaires et Félix, un patron de bistrot qui picole comme un trou,Pierre est servi.

 Cette nouvelle de l'apparition se répand comme un feu de brousse et voilà notre héros embarqué,bien malgré lui dans le labyrinthe de la spirutualité,dans une démarche désopilante,humaine et pleine d'espérance.....un moment de lecture géant,avec des personnages ciselés.......moi je dis bravo l'artiste et merci Monsieur Sénanque vous avez retardé les méfaits de mon Alzheimer...le rire est la meilleure thérapie..

Ce bouquin devrait être remboursé par la sécurité sociale!!

  Résumé du livre: 'La Vierge m'est apparue le 1er avril 2008. La date était mail choisie. Je sais qu'humour et spiritualité ne sont pas toujours antagonistes, mais sincèrement, j'aurais préféré le 31 mars.'Quand la Vierge Marie apparaît à Pierre Mourange, vétérinaire incroyant et morose, elle croit sans doute lui faire plaisir.Elle aurait dû lui demander son avis.Cocktail d'humour et d'insolence pour une subtile comédie d'Antoine Sénanque.
Henri-Albert Delorme©Le MagChic Août 2012
 Editions Grasset

lundi 23 juillet 2012

HOMMAGE DE MAGCHIC A ARLETTY, DEJA 20 ANS!!


Arletty et Marcel Carné au  Festival de Venise en 1955


Vingt ans que notre "auvergnate" est décédée..Atmosphèèèère !!!!réplique culte du cinéma français.
MagChic ne pouvait ignorer cet anniversaire qui n'aurait pas été célébré dans ce rappel à la mémoire de Barbara B.Franchitti,metteur en scène et à qui le magazine décerne le titre de sentinelle de la mémoire.

Arletty, de son vrai nom, Léonie Marie Julie Bathiat, est née le 15 mai 1898 à Courbevoie. 

Son père est originaire d’Auvergne, et chef de traction à la compagnie des tramways.Son père né à Ayat sur les terres du général Desaix exerça son métier à Clermont Ferrand avant de rejoindre Paris
 Sa mère état lingère.


Arletty débute sa carrière en tant que « petite femme de revue » au Théâtre des capucines. 
Elle emprunte son nom de scène, « Arlette » à une héroïne de Guy de Maupassant. Plus tard, Tristan Bernard lui fera rajouter le « i » qu’elle changera en « y », à la mode anglaise.

Arletty fait ses débuts sur le grand écran avec l’émergence du cinéma parlant, dans « La Douceur d’aimer », de René Hervil.

Marcel Carmé la fait connaitre dans « Hôtel du Nord » et elle enchaîne sur d’autres films qui la mèneront à son rôle le plus prestigieux dans « Les Enfants du paradis », sorti en 1945.

Arletty est morte à Paris en juillet 1992, sans laisser de descendance ni de mari, fidèle à une promesse qu’elle s’était faite en 1914 lorsque son amoureux est mort.

samedi 21 juillet 2012

CONCOURS DE CIRCONSTANCES



LES CENDRES DES TWIN TOWERS........RENAITRONT....

Cet article est dédié à Tom, pompier et ami, mort dans le World Trade Center...en hommage aux victimes du 11-09.

Surtout ne jamais s'arrêter à la couverture d'un livre!!!!!la noirceur de la couverture s'ouvrira sur la lumière!!!!
« On ne s'assied pas à une table un beau matin pour écrire ce que l'on a vécu la veille : il faut dix ou vingt ans de réflexion pour raconter une histoire pareille. Je ne peux pas dire si j'écrirai un jour sur le 11 Septembre », déclarait Paul Auster en 2002. Amy Waldman l’a fait dix ans après en commettant un ouvrage fin de psychologie et de caractère.

Certes cette primo romancière n’est pas la première à tremper sa plume dans les cendres du WTC, ancienne journaliste du New York, elle a dans ce Concours de circonstances renvoyé tous mes souvenirs en pleine gueule……il y avait un avant, j’y étais, il y a eu un après, j’y étais et alors ?

Un concours d’architecture anonyme est organisé pour rendre hommage aux victimes du 11-Septembre. L’auteur se livre, dans un excellent premier roman, à une radioscopie de l’Amérique.

Chacun est sûr de son bon goût. Les membres du jury ont examiné cinq mille dossiers anonymes pour choisir un mémorial en hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001.
Ils continuent à se diviser, depuis des heures, autour des deux projets restant en lice : le Jardin et le Vide. La veuve Claire Burwell, dont le mari est mort lors de l’effondrement des Twin Towers, représente les victimes. Elle réussit à imposer son choix. Le projet du jardin rectangulaire, cerné d’un mur, remporte le concours pour le mémorial. La feuille contenant le nom de l’architecte élu passe de main en main autour de la table du jury. Un malaise s’installe. Le vainqueur est un musulman du nom de Mohammad Khan. La journaliste Alyssa Spier a vent de la nouvelle. Elle adore les scoops. L’information est publiée à la une du New York Post. Le pays s’embrase (Marie Laure Delorme in Le JDD)

Claire Burwell a gravé dans sa mémoire son mari, Sean, son beau frère Patrick, le pompier salvateur de vie..elle va devoir choisir et elle a choisi…..tout ce que l’Amérique peut véhiculer comme contradiction, paradoxe et comme fatale attraction, dans cette Grosse Pomme, tour de Babel du XXème siècle. Les cicatrices ne sont pas encore pour aujourd’hui, les plaies béantes comme celles du Financial District se refermeront elles avec le projet de Mo ???

Qu’a-t-il de plus que nous ? il a du talent, il est issu d’une famille musulmane, ne pratique pas la religion…..un intégriste laïc ?? Ce mémorial sera l’occasion de tous les rachats et surtout le bûcher de tous les antagonismes entre les élites et les autres, les immigrés en mal d’intégration…..de quoi bousculer les préjugés et faire souffler sur cette terre brûlée par le kérosène un air anti –haine.

." Un concours de circonstances empoigne les contradictions de l’Amérique post-11-Septembre avec maestria. La réalité a d’ailleurs rejoint la fiction. Amy Waldman était en train de terminer son roman quand des plans pour un centre communautaire islamique près du World Trade Center ont provoqué des réactions similaires à celles qu’elle décrit dans son histoire.(Marie Laure Delorme in le JDD) Mohammad Khan ne sera pas au bout de ses peines et sa personnalité sera passée au crible au nom d’exigence de transparence vues dans des affaires pénales récentes.

Peut faire quelque chose de bien avec quelqu’un de mal ???? En tout cas, les esprits chagrins pensent qu’«On trouvera toujours quelque chose de mal sur quelqu’un de bien»

L’apaisement s’installera t’il sur cette cité qui a vu défiler tous les projets post 11 septembre, à l’instar de l’héroïne du roman elle replongera sa tête dans l’eau fraîche pour se ressourcer dans son histoire, la mienne, la leur…et aussi un peu, la vôtre!

New York défigurée a peut être par cet étrange concours de circonstance l’occasion de démontrer que le rêve américain peut survivre à tous les cauchemars. Plus qu’un roman sur les événements post 11 septembre, c’est une ode à la tolérance et la chute du mur des ostracismes.

Editons de l’Olivier Traduit de l’américain par Laetitia Devaux 401 P 23€
Henri –Albert Delorme©LeMagChic

vendredi 29 juin 2012

SORTIE DU MAGAZINE LITTÉRAIRE DE JUIN JUILLET

Une invitation au voyage avec de merveilleux auteurs...embarquement  immédiat pour l'été
Extraits de cinq romans de la rentrée.

dimanche 10 juin 2012

LA LISTE DE MES ENVIES DE GREGOIRE DELACOURT


Mon cher Grégoire nous avons lu et adoré le livre quoi de plus normal que cette critique à 2 mains!!! 
Lui (en fait moi) Passer par Arras quand on est au bord de la piscine sous le chaud soleil du Lubéron…c’est possible…. Il y a quelques années en allant à Lille j’aurais pu croiser  Jocelyne Guerbette.
Ne la cherchez pas sur FB ou Google , pourtant cette mercière à Arras est une femme simple qui se contente de plaisirs simples.J’allais dire une femme normale qui affronte la vieillesse avec des enfants partis du nid.
Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Elle a l’air de bien connaitre les hommes,et elle tient un blog de coutures et broderies mais chez elle, il y a trente ans de bouts de ficelles pour un bateau qui fout le camp.


Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Finalement vous allez croire qu’elle mène une vie étriquée…et bien non..le sort en a décidé autrement,car Jocelyne gagne au loto.Oui !!!  Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.  Elle commence à dresser la liste des ses envies qui comme les fruits défendus ont un goût pervers. Jocelyne sait la perfidie des désirs qui nous affligent.

Elle (Kate)
Qui n’a pas fantasmé sur les envies qui se déroulent sous ses yeux comme un banquet sur une grande nappe blanche. Des étoiles dans les yeux avec une grande lucidité sur les mecs et leur veulerie et notre supériorité plus évidente qu’on ne le croit. Une looseuse ??non une bosseuse,une femme qui agit tout en portant les mecs à bout de bras,faisant souvent office de coach ! Cette Jocelyne je la sentais bien mais elle m’a agacé en n’allant pas chercher l’argent du gain tout de suite Et puis il fallait le trouver ce gros naze de Jocelyn (une chance sur des millions qu'une Jocelyne épouse un Jocelyn!), travaille à Häägen-Dazs, rêve d' un écran plat et de l'intégrale de James Bond avec des rêves de gros beauf Dis moi chéri dis je à lui quelle liste ferais tu de tes enviesEn tout cas il est fort l'auteur et gonflé de se mettre dans la peau d'une femme réussie..je connaissais seulement jusqu'à présent les garçons manqués! 

Lui (moi en fait) j’ai envie de….....

Elle et ben moi je ne commence pas par ça. Et voilà comment on s’est engueulés pour un livre qu’on a adoré…il fait débat et dresse un joli portrait des avanies que l’argent peut apporter...nos besoins sont ils plus forts que nos envies?
Ce que dit l’Express est éloquent : « Le dernier livre de Grégoire Delacourt truste en ce moment les premières places dans les ventes de romans. Peut-être parce que l’histoire donne l’eau à la bouche et fait rêver tout un chacun. Peut être aussi parce qu’avec cet ouvrage, Grégoire Delacourt ose une originalité littéraire : un roman initiatique dont le personnage principal est une quadragénaire. Jocelyne n’a rien d’une candide : elle a déjà vécu des épreuves douloureuses avant que le roman ne commence, elle est loin d’être née de la dernière pluie, et, si elle est rêveuse, elle n’est pas naïve. Certes, elle avoue, à la fin du livre, que cette épreuve a tué en elle « quelque chose de terrible qui s’appelle la bonté ». Mais armée de son bon sens et de son réalisme, elle surmonte calmement cette étape, et rebondit avec panache. »

 Nous (HA et Kate) Nous avons ,Kate et moi, adoré ce livre tout à notre bonheur de ne pas avoir gagné cet argent ,le rêve est toujours là !! Coluche ne disait il pas:" C'est le problème des rêves : c'est que c'est fait pour être rêvé".  Ce livre est à mettre absolument à lire en couple,en duo,en binôme pour partager ces instants de bonheur et délicatesse si bien tracés par Grégoire Delacourt….et il devrait être remis par la Française de jeux à chaque gagnant pour ses vertus initiatiques(je prends le risque de paraphraser l’ExpressEt pour moi,et pour nous deux un livre est réussi quand on a envie de lire les autres livres du même auteur..ce sera fait

Henri-Albert &Kate Delorme©LeMagChic Juin 2012 recommandent ce livre pour l'épanouissement du dialogue dans le couple...il n'est absolument pas interdit aux célibataires!


Editions : JC Lattès
Collection : Littérature française
Date de Parution : 02/2012
Code EAN/ISBN : 9782709638180
Hachette : 4549374
Prix public : 16.00 €
Format : 130 mm x 205 mm
220 pages

lundi 21 mai 2012

SUR LA ROUTE DE KEROUAC

Henri Albert Delorme Sur la Route de Kerouac
Le comble de la vacherie en critique littéraire à propos de Sur la route de Jack Kerouac:Vacherie littéraire "Ce n'est pas de l'écriture, c'est de la dactylographie"Pourquoi cette remarque acide de la part de ce critique?Dans ce que nous pourrions appeler le mythe Kerouac, ce livre fut écrit d'un seul jet, en trois semaines, sur un rouleau de papier de téléscripteur de 36 mètres de long, dans de longues sessions de prose spontanée . Sur la Route est le livre clef de la beat generation. C'est le récit des errances de l'auteur (Jack Kerouac porte le pseudonyme de Sal Paradise) sur les routes américaines. Voyageant en auto-stop, logeant chez qui l'accepte, partageant femmes et alcool avec des amis d'un jour, Kerouac s'abandonne à la loi du hasard, à la recherche d'une fraternité réelle. 'Sur la route' est le compte rendu de cette quête, de ses moments d'euphorie, mais aussi de ses passages à vide et ses échecs.Et pourquoi parler de ce livre???et bien tout simplement parce que mercredi sortira sur les écrans un film tiré de l'opus.Nul ne sait s'il a été tourné en 3 semaines ou 3 mois. Vous irez d'est en ouest,dans ce road movie.On y découvre un contraste entre les mentalités des américain des grandes villes (New-York, Denver, Los Angeles, San Francisco, etc...) et les américains des État désertiques (l'Amérique profonde). Kerouac décrit ses multiples rencontres, somme toute assez hétérogènes, qui le marque plus ou moins ; l'une de ces rencontres, récurrentes, est en quelques sortes le pilier central de l'ouvrage : le fascinant Dean Moriarty (Neal Cassady) et sa sulfureuse compagne Marylou. Parmi d'autres personnages récurrents, je citerai également Carlo Marx et Old Bull Lee (pseudonymes sous lesquels se cachent respectivement le poète Allen Ginsberg et le romancier William S. Burroughs).Le film sera t'il à la hauteur...pourquoi se poser la question,surtout si on n'a pas lu le livre. La dépêche du midi écrit ceci "On doit l'adaptation de ce roman culte au réalisateur brésilien Walter Salles, qui avait déjà porté à l'écran les pérégrinations du jeune Ernesto "Che" Guevara, sur des routes sud-américaines celles-là, dans Carnets de voyage."Jack Kerouac,forme avec l'écrivain William Burroughs et le poète Allen Ginsberg une bande qui constitue le noyau de ce qu'on appellera la Beat generation, un mouvement de jeunes artistes révoltés et avant-gardistes, en rupture avec le matérialisme de la société américaine. "Beat" signifie littéralement "cassé", fatigué" mais fait également référence à la pulsation de la musique jazz. Dans des interviews, Kerouac rattachera aussi ce terme à l'idée de béatitude. Admirateur de Rimaud et des techniques d'écriture automatique des surréalistes, il pratique l'écriture sous l'emprise de substances hallucinogènes.Les nostalgiques de la Beat Generation retouvreront cette errance sur la route et cette quête de l'abslolu et ce retour à la case départ et ce voyage dans le passé de doux rêveurs hallucinés qui font tache dans notre monde de traders.Petit détail ou gros détail plutôt, le support sur lequel a été écrit Sur la route contribue également à sa légende. Il s'agit d'un rouleau de papier de 36,5 m de long, composé de feuilles scotchées entre elles par Kerouac. Il est actuellement exposé au Musée des lettres et manuscrits, à Paris.Déjanté je vous dis!!La dépêche du Midi avait écrit,je cite:" Kerouac préparait Sur la route depuis plusieurs années à travers des notes manuscrites sur des carnets. Quand il rédige le texte à la machine à écrire en avril 1951, il le fait en 20 jours, sous le coup d'une véritable frénésie d'écriture. "J'ai décidé de faire exactement ce que Proust a fait, mais vite", écrit-il. Le résultat est un long bloc sans paragraphe ni chapitre, animé par une furieuse énergie vitale. En 1968, Francis Ford Coppola avait acheté les droits d'adaptation du livre, avant d'en proposer la réalisation à Jean-Luc Godard puis à Gus Van Sant. Ces projets n'ont pas abouti. En 2012, Sal Paradise et Dean Moriarty arrivent enfin sur grand écran, grâce à Walter Salles." Au cinéma en salles le 23 mai,j'avais aimé le livre vous allez aimer le film!!

jeudi 17 mai 2012

INDIAN PALACE

A chacun son exil certains ne fuient pas les taxes mais le quotidien qui lui ote toute espérance de vie meilleures…choisir entre la loose ou le départ. L'Angleterre n’est plus faite pour les seniors, même la retraite se délocalise ! Plusieurs retraités britanniques ,une veuve laissée sans le sou (Judi Dench), une vieille fille obligée de se faireopérer de la hanche loin du National Health Service (Maggie Smith), un couple de retraités saignés à blanc par leur fille et deux célibataires en quête d'aventures crépusculaires quittent Londres pour l'Indeet , coupent toutes leurs attaches et, dans ce qu’ils croient être un palace au meilleur prix. Bien moins luxueux que la publicité ne le laissait entendre, cet hôtel délabré au charme indéfinissable, géré par un gamin (joué par l’acteur de Slumdog le millionnaire) va bouleverser leurs vies de façon inattendue) Ce lieu enchanteur échappera t’il au destin funeste de ces vieux hôtels qui n’en finissent pas de mourir ?? Au crépuscule de leur existence nos héros vont exporter leur préjugés,purger leur passé qui était un passif, et mutualiser leur expérience. Dans cette ode au troisième on y trouve la chaleur et la naïveté des adolescents sur fond d’Inde émergente et turbulente. Il ya toujours de la place en Inde , où la densité de population n’altère pas les relations qui sont plus figées dans leurs traditions que leur comportement de chaque jour. Un film qu’il faut aller voir pour en prendre plein les mirettes et les narines, alors flottera le parfum des nans et des sauces à la menthe su r fond musical de tambourins. Emmené par un Bill Nihy(le rocker de Love Actually) ce film de John Madden est la rencontre de l’Inde de maintenant avec l’Angleterre d’hier comme si la décolonisation des esprits avait subitement sonné. La richesse et le (grand) nombre des personnages pas toujours explorables à fond (mon regret) donnent au scénario du film l’impression de ces gigantesques embouteillages de Jaipur. Un cri d’optimisme lancé sur fond sonore de Rudyard qui peut transformer votre désastre en triomphe….. Henri-Albert Delorme©LeMagChic

dimanche 6 mai 2012

L'ESPRIT AU FEMININ.UN BREVIAIRE DE L'ESPRIT

Ignorant si c’est la fête des femmes, je me vois forcé de reconnaître que c’est leur fête en ce moment….en cette période d’entre d’eux tours, les médias s’évertuent à leur reconnaître leur absence de rôle constitutionnel au point d’imaginer des unes de journaux telles que Palais au féminin et pouvoir au masculin. Un pouvoir masculin qui n’aurait plus de limites si l’on en juge la décision du Conseil Constitutionnel ôterait il aux femmes l’immense supériorité cachée sur nous. La synchronicité des choses fabrique des hasards heureux. Les femmes ont toujours eu de l’esprit à revendre. Pourtant on oublie souvent de les citer. Vous allez avoir l’occasion d’apprécier la pétillance des oubliées dans leurs réparties et aphorisme à travers un voyage de cinq siècles, de gouaille, d’humour et d’impertinence.Le regard des femmes sur la vie, les hommes et la société dans l’ouvrage de Macha Meril et Christian Moncelet nous amène entre capelines et ragots à rire sous cape de nos défauts et des leurs, dans un belle autodérision rassembleuse. Les effrontées truculentes et stylées sévissent dans l’Esprit au féminin, l’ouvrage qui va rénover vos statuts Facebook ou vos Tweets atteints par la platitude du moment politique. Après cette belle manœuvre de diversion ou de divertissement, vous ne serez plus ce gynecologue homme qui serait un garagiste n’ayant jamais eu de voiture (Carrie P.Snow) ou cette femme qui ne sent plus forte parce qu’elle s’arme de sa faiblesse (Marie Du Deffand). Beaucoup disent pour dire « J’ai lu et d’autres pour dire « J’ai pensé »(Augusta Amiel-Lapeyre)..pour ma part j’ai pu réfléchir et rire en lisant cet bel opuscule de 350 pages . Les femmes ne sont drôles disent les hommes, trop proches de la douleur humaine pour avoir de l’humour, les femmes ayant le nez dans le réel en seraient elles dépourvues, le livre démontre tout le contraire . Les femmes font rire,les femmes aiment rire et ne dit on pas que pour gagner le cœur d’une femme il faut la faire rire….le mien est conquis !! Votre bréviaire spirituel est à portée de mains!! Sortie depuis le 3 mai 2012 Editions Cherche Midi Prix 18,50€ Auteurs Macha Méril et Christian Moncelet ISBN 978-2-7491-2422-3 Henri-Albert Delorme©Le Magchic

jeudi 19 avril 2012

AVENUE DES GEANTS VUE PAR LE FIGARO

Photo le Figaro



Marc Dugain s'est inspiré de l'histoire de Edmund Kemper, un tueur en série américain. Un roman percutant et perturbant.

En 1959, l'Américain Robert Bloch publiait Psycho, l'histoire de Norman Bates, un garçon très perturbé après avoir proprement dessoudé et empaillé sa mère abusive. Trente ans plus tard, Bret Easton Ellis créait un séisme de forte intensité en publiant American Psycho, récit des exploits d'un golden boy massacreur misogyne nommé Patrick Bateman. Encore trente plus tard, alors que les serial killers n'intéressent plus que les séries télé américaines, Marc Dugain s'en empare. Ce qui n'est pas illogique au vu de son parcours: de La Chambre des officiers (1998) à Une exécution ordinaire (2007), en passant par La Malédiction d'Edgar (2005), il s'est toujours passionné pour les monstres.

Aujourd'hui, il se met dans la tête du plus grand d'entre eux, Edmund Kemper, 2,10 m pour 130 kg, enfermé à vie pour le meurtre d'au moins huit personnes dont ses grands-parents paternels. Et celui de sa mère, dont les policiers ont retrouvé en avril 1973 la tête posée sur la cheminée de sa maison piquée de fléchettes. Le détail des exactions du géant n'est pas racontable. Des livres et des films ont été tirés des aveux de ce garçon bavard dont le QI serait supérieur à celui d'Einstein

Dans Avenue des géants, très beau titre pour un sujet laid, Ed Kemper est devenu Al Kenner. Il mesure 2,20 m mais, dans les grandes lignes, le roman est fidèle à l'histoire réelle. Un gamin traumatisé par le divorce de ses parents et les mauvais traitements infligés par sa mère déséquilibrée. Un garçon qui a pris l'habitude de décapiter les animaux et a connu son premier orgasme dans une fête foraine en voyant une belle blonde tuée par une fausse guillotine. Après avoir passé cinq ans en hôpital psychiatrique, Al sera décrété «sain d'esprit» et libéré. Il voudra s'engager dans l'armée, comme papa, ex-membre des forces spéciales - mais sa taille sera un motif de rejet. Entre deux virées à moto sur les routes de Californie, ses seuls moments de bonheur, Al jouera les conseillers-profileurs pour le chef de la Crim de Santa Cruz, qui s'appelle Duigan (anagramme de Dugain) et lui confie sa fille…

L'ogre des contes de fées
Décidément, Dugain a le chic pour trouver des sujets chocs. Et les détourner. Ici, plus que l'histoire d'un détraqué, c'est l'autopsie d'une Amérique des années 1960-1970 en pleine révolution qui le fascine. Cette époque bizarre où le meurtre est légal au Vietnam et où ceux qui reviennent de l'enfer sont brisés, suicidaires ou dangereux. Al, lui, se pense du côté de l'ordre. Il vomit les hippies, les chevelus, les filles riches et criardes comme maman. Sa mère le traitait d'éléphant de mer et de tapette. Il l'a entendue dire: «Je suis la première femme à avoir fait une fausse couche menée à son terme.» On a l'habitude de dire que le tueur en série moyen est ­M. Tout-le-Monde, le voisin d'à côté. Ici, c'est l'ogre des contes de fées. Mais le surdoué Dugain évite le Grand-Guignol et on suit son géant avec, en tête, Jim Morrison qui fredonne: «There's a killer on the road»…

«Avenue des géants», de Marc Dugain,Gallimard, 361 p., 21,50 €

LE MAGCHIC ET ATALANTE PRODUCTIONS PRESENTENT DAVID LYNCH

EXPOSITION DAVID LYNCH AU FRAC AUVERGNE from ATALANTE PRODUCTIONS on Vimeo.

mercredi 18 avril 2012

LE FILS DE l'AUTRE

Les bombardements font des dommages collatéraux pour le moins inattendus et laissent derrière eux de véritables bombes à retardement. L’aviateur qui survolait la maternité n’imaginait pas semer le désordre dans l’organisation de celle-ci en provoquant une substitution involontaire de bébés
Alors qu'il s’apprête à intégrer l'armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph joué par Jules Sitruck (le gamin « grandi » de Monsieur Batignole) découvre qu'il n'est pas le fils biologique de ses parents(les examens médicaux montrant des groupes sanguins incompatibles) et qu'il a été échangé à la naissance avec Yacine, l'enfant d'une famille palestinienne de Cisjordanie. La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation qui les oblige à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs et leurs convictions.
Joseph traine sa dégaine d’artiste et voit arriver le service armé sans enthousiasme, lui le « fils » de colonel (Pascal Elbé)
Yacine est bosseur et vient d’avoir son bac, ce qui lui ouvre un boulevard de 8 ans pour achever des études de médecine
Un film bouleversant dans lequel les femmes (Emmanuelle Devos, médecin, et Khalifa Natour) sont capables d’aller au-delà des clivages confessionnels et politiques. Elles portent l’amour et la tolérance à bout de bras, alors que tout devrait les séparer !
Les personnages masculins donnent la dimension de la douleur avec toute la plus belle expression de leur pudeur, ce silence entre les 2 pères à la terrasse d’un café en disait long.
Lorraine Levy a su échapper à la caricature et au pathos en promenant ses personnages de part et d’autre de la frontière, les laissant s’apprivoiser mutuellement.
En tout cas démontre que l’on peut régler sans l’aide de la violence, les problèmes israélo-palestiniens car de chaque côté les vrais gens, ceux qui ne gouvernent pas ont un cœur gros comme ça !
Les familles ont accepté d’élargir leur espace!
J’ai toutefois ressenti toute la détresse du peuple palestinien et la relative aisance et insouciance de Tel Aviv qui masque son envie de vivre sans regarder l’autre, le mur de béton dressé entre les communautés fait si bien les choses. Le regard de Bilal le frère de Yacine ,face à une vitrine résumait tout.
Curieusement le gamin d’origine arabe avait " l'apparence" d’un juif et le gamin s’origine juive avait " l’apparence " d’un arabe, preuve s’il en est qu’il ne faut pas se fier auxdites "apparences ".
Un beau film intelligent que l’on peut regarder comme il a été tourné…avec les yeux du cœur !
Henri-Albert Delorme®LeMagChic

mercredi 4 avril 2012

LES ADIEUX A LA REINE



LES ADIEUX DE LA REINE??

Versailles au cinéma ? Un film de plus sur Marie Antoinette…vite balayer ces à priori fâcheux…un film sur la vie des français dans les premiers jours de la révolution ?? non plus. La vie de la cour et du pouvoir excentré dans ce beau château de Versailles…le film commence par une forte démangeaison qui en dit long sur l’hygiène de l’époque chez les courtisans….ce qui laisse imaginer ce que cela pouvait être pour le peuple.

En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.

C’est en cela que ce film est édifiant et moderne à la fois comme si l’histoire servait ses plats de façon pédagogiques, la description des élites courtisanes est hallucinante de vérité. Gabrielle de Polignac (Virginie Ledoyen) étrange de beauté est très contemporaine et sait utiliser les fantasmes de la reine plongée dans une atmosphère érotique et étonnante, cette reine aux pieds sales campée par Diane Kruger. Le visage enfantin de Sidonie Laborde la jeune lectrice hante le spectateur tout au long du film, cette jeune femme en quête de certitudes qui déambule dans les couloirs lépreux de Versailles est franchement touchante avec les traits de Léa Seydoux. Dans un étrange ballet où se bousculent des courtisans qui attendent des heures dans l’espoir qu’un regard royal daigne s’intéresser à eux, on sent la panique monter comme avant un naufrage. La lueur des bougies éclaire le visage blafard du vieil historien campé magistralement par Michel Robin, donne à ces nuits post révolutionnaire le ton de la déchirure avec le peuple.

On balance entre un roi qui se déplace à Paris sans escorte pour aller à la réunion des Etats Généraux et le chagrin éperdu d’amour de Marie Antoinette qui ne perd pas sa lucidité pour exiger de la fermeté de la part de son débonnaire de mari.

Entre corsets et amidon et lueurs des torches du peuple nocturne en colère on frémit de voir ses aristocrates se cramponner à leur dignité comme aux chaloupes avant de couler ! Ce film est beau, érotique, historique ma non troppo mais on ne va pas s’arracher la perruque et ne boudons pas notre plaisir face au caractère étrangement contemporain de l’histoire de France. Versailles était la capitale et Paris sa banlieue !

dimanche 18 mars 2012

TRENTE HUIT TEMOINS


Inspiré du meurtre de Kitty Genovese *perpétré en 1964 à New York par un tueur en série, Trente huit témoins, le film de Lucas Belvaux m’a explosé en plein tronche avec les éclaboussures de la nature humaine pas jolie, jolie.



Dans la ville du Havre taillée au cordeau avec une architecture triste et rationnelle à la fois, dans une rue déserte éclairée par un halo bleuté et brouillasseux, habitent trente huit personnes « On est si bien chez nous vu la merde qu’il y a dehors » Sauf que la merde dehors elle hurle à la mort comme une bête à l’agonie et que cet animal traqué est une femme qui meurt sur le pas du rez de chaussée. C’est si pratique de ne rien entendre !ça rassure et ça protège, dormez bien braves gens. L’indifférence qui consiste à mettre l’édredon pour étouffer les cris d’une victime d’un crime atroce arrange tout le monde. La reconstitution point d’orgue du film et surtout de cette atmosphère cotonneuse, crève l’abcès purulent du silence des habitants de cette ville lâche, dans laquelle une pauvre étudiante a eu la mauvaise idée de venir se faire poignarder et hurler sous leurs fenêtres. Cramponné à mon siège je me suis posé la question.qu’aurais je fait lors de cette nuit ? Dans une société où pu l’indifférence et ou le karcher nettoie les traces de sang et enlève les bouquets compassionnels lors du passage des éboueurs, on plonge dans les abysses de la noirceur de l’âme humaine. La non assistance à personne en danger est devenu un crime, pas un délit grâce au cinéaste qui a bouleversé la tranquillité et le confort des égoïstes que nous sommes ou que nous pourrions devenir. Fin de l’émergence de l’individualisme ?pas sûr….



La rédemption vient de nos consciences En effet parmi ces nombreux témoins, un seul d’entre eux, Pierre joué par Yvan Attal miné par le poids du lourd secret qui le culpabilise et qui le fait craquer. Dans le huis clos d’un appartement plongé dans la pénombre, il décide de se lâcher, en parlant à sa compagne Louise (Sophie Quinton) dans son sommeil.



Face à l’opprobre va-t-il pouvoir se libérer, en estimant ce que l’on pouvait mettre sur l’échelle des valeurs humaines que ne manque pas de souligner l’excellente et toujours fasciante, Nicole Garcia dans le rôle de la journaliste. Elle sublime le métier des ces fouille merde, les journalistes de la presse quotidienne régionale en quête d’informations. Une ville autiste qui a vécu ce meurtre ne peut pas être celle du Havre, les gens y sont si gentils……mais elle existe partout cette ville, sommeillant en nous comme pour mieux endormir nos consciences. En sortant de la salle, la file de la séance suivante, longue à souhait et attirée par l’attractivité des tarifs de la fête du cinéma de printemps, a vu mon visage sonné. Alors ? Un ami m’interpella ainsi….je lui ai dit de rentrer et indiqué qu’il n’en ressortira pas indemne….une raison de plus pour le suivre. Un très bon film que le ministère de la justice devrait faire visionner pour que dans notre société parfois vérolée par la violence s’allument dans la nuit de notre indifférence , les lumières de notre conscience



*Est-ce ainsi que les femmes meurent ? est un roman écrit par Didier Decoin, édité en mars 2012 aux éditions Grasset. « D'après le rapport des flics, ils étaient trente-huit. Trente-huit témoins, hommes et femmes, à assister pendant plus d'une demi-heure au martyre de Kitty Genovese.



Actuellement sur tous les écrans depuis mercredi Synopsis du filmAlors qu'elle rentre d'un voyage professionnel,Louise découvre que sa rue a été le théâtre d'un crime.Aucun témoin,tout le monde dormait.Paraît-il.Pierre son mari,travaillait.Il était en mer.Paraît-il.

La police enquête,la presse aussi.

Petit à petit, Louise apprend que trente huit personnes ont vu ou entendu quelque chose,et que son mari fait peut-être partie de ceux-là...

Article écrit à chaud à 16h30 Henri-Albert Delorme®LeMagChic